Ils ont entre 10 et 16 ans, ils sont venus d'Autriche, de Suisse, d'Allemagne, pour participer à la grande finale du traditionnel " Concours de discours " que se tenait cette année le 7 juin au lycée français de Francfort.
Venu de Berlin, Dileita Aden a réussi à convaincre - même les adultes - des bienfaits des jeux électroniques (©DP/www.lepetitjournal.com/francfort)
Les jambes molles, la bouche sèche et le c?ur qui bat la chamade: nombreux étaient les élèves qui souffraient du trac, vendredi dernier, le 7 juin, au Lycée Français de Francfort. Venus de toute la zone d'Europe centrale (c'est-à-dire de Dusseldorf, Hambourg, Lausanne, Munich, Vienne et bien sûr Francfort) pour participer à la grande finale du traditionnel "Concours de discours ", les candidats n'avaient pas besoin du soleil brillant pour attraper les mains moites. Devant un jury composé d'enfants et d'adultes et devant un public d'élèves, ils ont défendu leur "cause" avec toutes les techniques oratoires possibles.
Du côté des CM2, c'est Dileita Aden qui a remporté le premier prix pour sa défense acharnée des jeux vidéo. Grâce à son argumentation et son charme, le jeune orateur a su séduire même les traditionnels opposants aux jeux électroniques: les adultes. Les seconde et troisième places sont allées à Jeanne Boutet pour la déclaration d'amour d'une ex-Parisienne à la capitale allemande et à Anne-Mael Kerjean qui a expliqué "comment devenir populaire en dix leçons".
Discrimination capillaire, grands prématurés ou droit de vote dès 16 ans
Au niveau des quatrièmes, le plaidoyer de Nam Le pour un uniforme scolaire a remporté les suffrages. Ex æquo, Louison Selman avec son discours sur le choix d'une section littéraire et Hugo Ramos avec sa très drôle critique de la téléréalité se sont vus attribuer les deux autres prix. Du côté des secondes, c'est l'ironique discours "contre la discrimination capillaire" de Marin Booné qui a été désigné vainqueur par le jury. Sur ses talons: l'impressionnante Marianne Roy demandant s'il fallait à tout prix se battre pour la vie des grands prématurés, et Lens Kersting avec sa rhétorique convaincante pour le droit de vote dès 16 ans.
Mais le moment le plus émouvant de cette finale aura sans doute été l'écoute de l'enregistrement du discours de Daphnée Petit sur la solitude des personnes souffrant d'une maladie grave. Ne pouvant être présente pour des raisons de santé, l'élève de CM2 a convaincu l'auditoire sans gestuelle ou contact visuel aucun, mais avec un texte remarquable et très touchant. Le Lycée de Francfort lui a attribué un "prix spécial" amplement mérité.
Dominique Petre (www.lepetitjournal.com/francfort) mardi 11 juin 2013






