

Elu aux dernières élections législatives de la cinquième circonscription dont l´Espagne fait partie, notre premier député des Français de l´étranger, était en visite à Valence jeudi 17 janvier. L´occasion pour Arnaud Leroy de rencontrer les Français de Valence, qui en ont profité pour lui faire part de leurs préoccupations.
(Photo lepetitjournal.com)
Pour sa première visite, Arnaud Leroy a débuté sa journée au Lycée français où il a échangé avec l´équipe de direction sur l´évolution des effectifs, les projets du lycée ou encore l´avenir du réseau. Présent aux côtés de Mr Almosnino, proviseur, il a pu rencontrer, pour la première fois, Mr Pablo Broseta Dupré, Consul honoraire de Valence, vu comme "un partenaire", avec qui il s´est engagé à travailler ensemble pour le bien de la communauté française. Pour clore sa visite dans l´établissement, Mr Leroy s´est entretenu avec Mme Lopez de la Fuente, présidente sur l´ensemble de la péninsule ibérique, de l´APA, association de parents d´élèves : "Nous avons abordé un sujet extrêmement important, l´accès à l´Université, notamment sous le biais espagnol, qui concerne une grande partie des élèves du lycée français de Valence (80% des effectifs sont espagnols ndlr). Même si ce n´est pas la volonté farouche de la majorité des parents espagnols, qui souhaitent garder leur progéniture sous le coude, au-delà des frais de scolarité, cela peut induire un manque d´attrait pour le lycée et il faut donc être très vigilant. Comme je l´ai dit à Mr Almosnino, je vais être particulièrement vigilant à ce qu´il ait toutes latitudes à fournir tous les renseignements et documents utiles aux familles."
Situation de l´emploi : première inquiétude des Français de Valence
Venu au contact des Français de Valence, le député en a reçu 15 d´entre eux en entretien individuel, entre 16h et 19h, à l´Institut français. "Ici, la majorité des Français sont installés de façon permanente. Les entretiens étaient dominés par la situation de l´emploi, et quels services attendre de l´Etat français. Sur les 15 personnes, 6 ou 7 sont venues nous parler d´emploi et chercher une porte de sortie pour partir d´Espagne. C´est ça la réalité. On essaye de donner une information la plus complète possible, d´expliquer les possibilités qu´il y a en France, mais il y a une limite. Beaucoup de services sont limités aux personnes résidentes en France et on a du mal à développer ça au-delà des frontières. Pas par manque de volonté, mais ce serait se mettre en dehors des clous européens". Quand on lui fait part des difficultés administratives rencontrées à Valence faute de consulat, le député répond avec pédagogie : "Beaucoup de circonscriptions aimeraient disposer d´une antenne consulaire avec un consul honoraire et deux personnes à temps plein payées par l´Etat français. Un programme a été mis en place au niveau du ministère des Affaires étrangères 'ITINERA', avec la possibilité d´avoir un équipement mobile pour la délivrance des passeports avec la prise des empreintes. Donc en théorie ça existe, mais en pratique, c´est une arlésienne... Lire la suite sur notre édition de Valence

