Édition internationale

10e CIRCONSCRIPTION - Jean-Pierre Pont, candidat indépendant : " Ces législatives seront plus utiles pour vous que la présidentielle "

Écrit par Lepetitjournal.com International
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

Après avoir travaillé pendant plus de 30 ans en Afrique, d'abord dans le marketing puis dans l'édition, Jean-Pierre Pont se porte candidat aux législatives. Il revendique une connaissance de la circonscription et une expérience de terrain. (Photo courtoisie JPP)

Lepetitjournal.com : Pouvez-vous rappeler en quelques mots votre parcours à nos lecteurs ?

Jean-Pierre Pont : Mon parcours est ma légitimité. J'ai vécu dans de nombreux pays de cette circonscription : en Guinée, au Mali, au Sénégal, à Madagascar. J'ai travaillé et résidé également au Cameroun, au Gabon, en Côte d'ivoire, en Arabie Saoudite. Mon passé professionnel dans ces pays remonte à 1976.

Jusqu'en 1981, j'ai travaillé dans le marketing et la distribution. En 1982, je me suis tourné vers la communication. J'ai notamment animé le développement du réseau Afrique/Moyen-Orient du groupe publicitaire RSCG. A partir de 1986, j'ai travaillé comme éditeur, toujours dans ces pays. J'ai fondé la revue « Vivre à l'étranger » ainsi que d'autres publications. J'aime cette capacité à créer et promouvoir. C'est un peu ça une campagne électorale : faire connaître sa candidature, avoir une stratégie adaptée à chaque pays... Ma légitimité vient donc de cette expérience de terrain.

Quelles sont les raisons de votre campagne ?

D'une part je pensais à cette éventualité depuis 3 ans. D'autre part, quand j'ai vu les personnes investies par les formations politiques, j'ai été choqué, notamment concernant le parachutage d'Alain Marsaud, que je considère comme inadmissible. Cet homme a été cité 12 fois dans le livre "La République des mallettes" de Pierre Péan. Ce dernier n'a d'ailleurs pas été assigné en diffamation à ma connaissance? L'UMP pouvait très bien investir des candidats beaucoup plus crédibles comme l'ancien ministre de la coopération Jacques GODFRAIN ou comme un élu de l'AFE de L'océan indien Xavier Desplanques.

Je vis dans le concret. Je me suis donc jeté à l'eau car je ne peux admettre que ce personnage soit élu à l'Assemblée Nationale. Partout où il passe, il se fait des ennemis. Il se présente pour avoir un mandat de plus, pas pour sa préoccupation de résoudre les problèmes des  Français de l'étranger. Vous pouvez en savoir plus en consultant mon site et mes " carnets de rencontres " sur mon blog.

Je privilégie les contacts avec les médias nationaux  grâce au réseau de confrères que je me suis constitué dans tout ces pays depuis de nombreuses années. Par mes actions locales, je ferai monter le taux de participation. Je n'ai pas peur de dire aux électeurs : « Ces législatives seront plus utiles pour vous que la présidentielle ».

Quel est votre point de vue sur la représentation politique des Français de l'étranger ? L'AFE doit-elle évoluer ? Que pensez vous de la création d'un secrétariat d'Etat aux Français de l'étranger ?

En ce qui concerne la création des 11 sièges de députés des Français de l'étranger, je trouve que c'est une excellente idée.

Pour l'AFE, il faudrait une meilleure représentation de nos compatriotes double-nationaux. Cette assemblée devrait être plus métissée. Enfin, je pense que le collège électoral pour les sénatoriales doit être agrandi, avec plusieurs centaines de grands électeurs au minimum.

Quant au secrétariat d'Etat c'est également une très bonne chose. Mais il faut que le secrétaire d'état soit quelqu'un du sérail. Certains sénateurs étaient beaucoup plus légitimes et expérimentés. Il faut également étudier la création d'une collectivité territoriale des Français de l'étranger.

Quelles sont les thématiques de campagne que vous souhaitez mettre en avant ?

L'urgence est de pouvoir prendre en charge et améliorer nos services dans les 5 domaines suivants : la protection sociale en améliorant les dispositifs d'assurances santé, rapatriement, vieillesse, et la croissance du budget du fond d'aide sociale ; l'éducation et la formation professionnelle ; l'emploi ; la gestion des problèmes de sécurité, et l'amélioration des services consulaires.

Au consulat de Pointe Noire, par exemple, il y a 4 personnes chargées de gérer une communauté de 2 500 personnes. Elles sont absorbées par le travail lié aux actes d'état civil et n'ont donc plus le temps de résoudre tous les autres problèmes  de cette communauté.

Avez-vous un dernier mot pour nos lecteurs ?

J'ai le privilège d'être aidé par une remarquable suppléante, Mirna Khalifé, membre active de la société civile Franco-Libanaise, qui m'apporte sa compétence au Moyen Orient. Notre duo est certainement rassurant pour l'ensemble des électeurs car nous sommes très complémentaires. Enfin, allez voter. Il faut bien communiquer l'importance de cet enjeu aux binationaux qui n'y ont pas accès. Il faut provoquer du bouche à oreille pour faire monter la participation.

Propos recueillis par T.D et Luc Allain (www.lepetitjournal.com) jeudi 15 mars 2012

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logofbinter
Publié le 15 mars 2012, mis à jour le 5 janvier 2018
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