

"Les voyages forment la jeunesse", aurait écrit Montaigne? Pas seulement, pourrait-on ajouter. C'est une aventure qui tout au long de la vie nourrit et fait grandir celui ou celle qui relève le défi de la multi-culturalité. C'est au Liban puis aux Emirats Arabes Unis que François, 26 ans, fait ses premiers pas dans le monde de l'expatriation et de l'entreprise. Heureux et épanoui, il décrit un monde plein de promesses pour celui qui ose croire à son succès
Saisir les opportunités : être prêt
François garde de son adolescence à Paris le souvenir d'un monde gris, d'une rue agressive, de relations compétitives, d'un avenir mou où les obstacles rendent difficilement accessible l'espace du rêve. Puis soudain tout s'éclaircit avec l'expatriation professionnelle de son père au Liban. Découverte d'un rapport chaleureux à l'autre, d'un regard sur une réalité à vivre intensément et immédiatement. Renforcer son anglais et apprendre l'arabe prennent du sens : communiquer pour échanger et s'épanouir. Il s'investit. Un master en management international en poche, il saisit l'opportunité qui s'offre à lui de travailler pour une entreprise qui commercialise au Moyen-Orient des produits français de "Fine Dining"[1].
Le choix de la réussite : l'acculturation
Le jeune-homme devient ambitieux par acculturation[2]. Il se trouve dans un espace culturel où l'argent et la réussite ne sont pas tabous mais plutôt des marqueurs importants de l'investissement personnel. A Dubaï, il apprécie la sécurité qu'offre la ville mais surtout son incroyable multi-culturalité : les étrangers sont majoritaires (plus de 80 % de la population et plus de 200 nationalités différentes). Les codes de conduite s'inventent au croisement de cette fantastique diversité. Les maîtres mots : communiquer, partager les expériences, être ouvert et flexible.
Qualités personnelles et qualités professionnelles : ouverture et réseau
Quand les populations connaissent un brassage important, l'humain dans sa plus simple expression redevient le facteur commun et essentiel : la place accordée à la relation est déterminante. Pour
Avoir une vision professionnelle
François considère son expérience à l'expatriation comme une richesse 3D (humaine, professionnelle, financière). Elle a radicalement changé son regard sur le monde professionnel. "Ici, tout le monde se motive pour réussir" dit-il. Cette expérience d'une dynamique bienveillante de réussite (on se stimule ensemble ? on gagne de l'argent ensemble ? on partage informations et moments de convivialité !) le porte à acquérir sans cesse de nouvelles compétences, à s'investir pour son entreprise, à accepter de bouger une nouvelle fois au Moyen-Orient pour continuer à grandir. Il est cependant conscient que l'expatriation ne durera qu'un temps, quelques années encore? Son projet est d'intégrer une multinationale pour préparer son retour en France.Vivre dans un pays étranger c'est visiter d'autres modèles culturels, d'autres valeurs, découvrir une partie inconnue de nous-mêmes, cachée par l'ombre de notre culture et révélée par l'éclat de la nouveauté. Il s'agira par la suite de continuer à la faire briller sans aveugler ceux qui la regardent?
[1] gastronomie
[2] modification du modèle culturel national au contact continu et direct d'autres nationalités
[3] A prendre ou à laisser? C'est la petite phrase qui met fin à toute tentative de critique? Littéralement, "tu aimes ou tu t'en vas".
Nathalie Vogelsinger-Martinez / Coach de carrière et coach de vie - (www.lepetitjournal.com) -
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Nathalie Vogelsinger-Martinez connaît les défis du changement et de l'expatriation ; elle est femme d'officier : partir, reconstruire, développer ses compétences linguistiques, techniques, comportementales tout en préservant sa famille? Coach de carrière et de vie, elle accompagne les expatriés dans leur projets personnels et professionnels. Consultez sa présentation complète et retrouvez l'ensemble de ses articles Retrouvez plus d'informations sur son site internet www.parlerdesoi.com |

