

Installé à Shanghai depuis près de sept ans, Alexis Huille est aujourd'hui à la tête d'une entreprise de fabrication de caleçons, de chaussettes et d'accessoires pour homme baptisée Dagobear. Avec beaucoup d'entrain, l'homme partage son temps entre la France où sont commercialisés les produits et la Chine où ils sont créés. Il nous raconte son expérience.
L'idée première d'Alexis et d'Adrien était de fabriquer des caleçons et des chaussettes. Depuis, la société a étoffé sa gamme avec des accessoires comme des n?uds papillon ou des ceintures (photo PB)
La création d'entreprise, Alexis semble avoir ça dans le sang. Et c'est d'ailleurs avec un enthousiasme non dissimulé qu'il nous raconte ses concours de jeunes entrepreneurs, ses projets commencés aux Etats-Unis et ses recherches de financement. Quand il pose son unique valise à Shanghai, en janvier 2009, il n'a que 23 ans et un vague projet de création d'entreprise. Les différentes structures créées par le jeune diplômé d'école de commerce ne rencontrent alors pas la rentabilité escomptée. Mais il en faut plus pour décourager Alexis Huille qui planche en octobre 2010 avec son ami Adrien Lemaire sur une nouvelle idée de société : ce sera la naissance de Dagobear. "Les femmes aiment porter de la lingerie et la choisissent avec soin, alors que pour 53 % des hommes, ce sont leur mère ou leur femme qui achète leurs caleçons, le plus souvent par lot et en supermarché", nous raconte-t-il. "Nous voulions proposer des produits colorés pour les mecs qui osent tout en conservant un style décontracté."
Créer en Chine, c'est pas si facile...
La société est alors déclarée en France. "Nous pouvions ainsi bénéficier de nombreux avantages. Nous avons trouvé des investisseurs et obtenus des financements", explique-t-il. "Nous chercherons des investisseurs chinois plus tard, lorsque nous nous lancerons vraiment sur le marché local". Car aujourd'hui, les produits de la marque Dagobear sont fabriqués en Chine, mais vendus essentiellement sur le marché français. "Nous avons commencé par la France pour créer l'image de marque", explique Alexis. Lire ->la suite sur notre édition de Shanghai

