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DIPLÔME D’INFIRMIER AU QUÉBEC - Ça bouge !

Écrit par Lepetitjournal.com International
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 8 février 2018


Les infirmiers français émigrant au Québec réclament un statut de cliniciens. Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l'étranger, réunit le Comité bilatéral de suivi de l'Entente entre le Québec et la France en matière de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles

photo AFP

Le 30 juin 2010, la France et le Québec signaient un arrangement de reconnaissance mutuelle (ARM) pour les infirmiers diplômés d'Etat français et les infirmiers cliniciens québécois. Cet ARM est entré en vigueur en juillet 2011. Il s'inscrit dans l'Entente France/Québec sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles, signé par nos deux gouvernements en 2008. Depuis l'Entente, 63 professions et métiers en France correspondant à 81 professions, métiers et  fonctions au Québec ont fait l'objet d'ARM signés.

En 2013, 1.200 infirmiers français étaient présents au Québec, où la pénurie est forte et le salaire plus élevé qu'en France. Seule ombre au tableau : les soignants français doivent se contenter d'un statut d'infirmier technicien. L'infirmier technicien, dans la Belle Province, n'a qu'un diplôme d'études collégiales (DEC) en soins infirmiers, formation en trois ans de niveau bac+1. Tout ce qui concerne la prévention, l'éducation thérapeutique, la santé au travail ou encore la périnatalité est de la responsabilité des infirmiers cliniciens, titulaires d'un baccalauréat en sciences infirmières (niveau bac+3).

La (non)reconnaissance que les infirmiers français connaissaient sur le territoire québécois a entrainé plusieurs actions individuelles pour tenter de comprendre comment, malgré un ARM dont deux des principes directeurs sont l'équité, la transparence et  la réciprocité  et l'effectivité de la reconnaissance mutuelle des qualifications, ils se trouvaient en position d'infériorité de traitement par apport à leurs homologues québécoises. Cela a abouti à la création  de l'association du RIFQ (Regroupement des Infirmiers Français au Québec) qui a pour but la reconnaissance des compétences des infirmiers diplômées d'Etat français.

Un groupe de travail créé
Consciente du problème, la ministre déléguée aux Français de l'étranger, Hélène Conway-Mouret, a réuni le Comité bilatéral de suivi de l'Entente entre le Québec et la France en matière de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles.A sa demande, un groupe de travail franco-québécois a été constitué avec mission de trouver  dans les meilleurs délais des voies de règlement de cette situation. Il est par ailleurs souhaité que les négociations relatives aux professions de psychologue et de vétérinaire puissent aboutir avant la fin 2013.
Le ministère de la santé québécois serait disposé à accorder le statut de clinicien, et une rémunération supérieure, aux diplômés du programme français de 2012, reconnu de grade licence.

Mais, quid des diplômés avant 2012 ? Les programmes de 1992 et de 2012 ouvrent aux mêmes postes en France, sans compter que les anciens diplômés ont une expérience que les plus jeunes n'ont pas. Reste donc à convaincre les autorités québécoises.

MPP (www.lepetitjournal.com) mercredi 26 juin 2013

logofbinter
Publié le 26 juin 2013, mis à jour le 8 février 2018
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