Vendredi 20 septembre 2019
  Ne manquez plus les
dernières nouvelles
S'abonner

Mati Diop reçoit le Grand Prix du Festival de Cannes avec "Atlantique"

Par Gaëlle Picut | Publié le 27/05/2019 à 12:45 | Mis à jour le 27/05/2019 à 13:14
Photo : Mati Diop et l'équipe de son film Atlantique, au festival de Cannes
mati diop festival de cannes atlantique grand prix 2019

Lors de la soirée du clôture de la 72e édition du Festival de Cannes, samedi 25 mai 2019, la réalisatrice Mati Diop s'est vu remettre le Grand Prix pour son premier long-métrage, "Atlantique". Un couronnement pour un film à la fois politique et poétique.

mati diop festival de cannes

Très émue lors de la remise de son prix pour son film "Atlantique", Mati Diop, 36 ans, s'est dit "profondément honorée et heureuse d'être parmi vous. Je trouve cela un peu fou..." et a indiqué que son film était "une déclaration d'amour aux rues de Dakar et au Sénégal".

"Atlantique", tourné en wolof, évoque un jeune sénégalais, Souleiman (Ibrahima Traoré), ouvrier sur un chantier, qui décide de partir en pirogue dans l'espoir d'une vie meilleure et sa jeune amoureuse Ada (Mama Sané), promise à un riche prétendant dont elle n'a que faire. Inconsolable, elle commence à voir rôder dans le quartier populaire de Thiaroye, le fantôme de Souleiman. D'autres faits étranges et surnaturels se produisent. « Atlantique » est un film qui mêle dimension politique et fantastique.

Dans ce film, la réalisatrice a décidé de s'intéresser aux femmes qui restent et qui attendent. "C'est un film sur la hantise, l’envoûtement et sur l’idée que les fantômes prennent naissance en nous", a détaillé la réalisatrice, admiratrice du cinéma onirique du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul. Le film, dont les acteurs ont été trouvés par casting dans la rue, évoque aussi le mouvement de contestation pacifique sénégalais créé en janvier 2011, Y en a marre.

Née en 1982 à Paris, Mati Diop, qui a grandi en France, vient d'une famille d'artistes et de musiciens. Elle est la fille du musicien Wasis Diop et nièce du célèbre cinéaste Djibril Diop Mambety, qui avait reçu en 1973 le Prix de la critique internationale à Cannes pour Touki Bouki. Sa mère est photographe.

En 2009, Mati Diop était venu à Dakar pour renouer avec ses racines africaines et avait tourné un court-métrage de 15 minutes, "Atlantiques", qui évoquait déjà l'histoire (vraie) d'un jeune sénégalais, Serigne, candidat à l'émigration vers l'Espagne. Atlantiques racontait le drame de l’exode avec un regard très documentaire. Depuis ce tournage, la réalisatrice reconnait porter un autre regard sur l'Océan Atlantique et être marquée par la formule "Barcelone ou la mort". En 2014, elle avait réalisé un moyen métrage distribué en salles, intitulé Mille soleils, qui était un peu une suite du film de son oncle Touki Bouki.

Le film Atlantique a également retenu l’attention du géant Netflix, qui a annoncé dans un communiqué, avoir racheté les droits de distribution du film, hors Chine, Benelux, Suisse, Russie et bien sûr, la France.

0 Commentaire (s)Réagir

Expat Mag

Munich Appercu
TRADITIONS

INSOLITE - Les petits secrets de l'Oktoberfest

L'Oktoberfest est connue dans le monde entier. Certes. Mais certains chiffres et certaines anecdotes sont pourtant passés sous silence ou tombés dans l'oubli. En voici un florilège.

Sur le même sujet