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Joyaux parisiens sur la scène danoise : un bijou à ne pas manquer !

Vous connaissez sans doute le “Casse-Noisette” de George Balanchine (1904-1983), grand classique du Ballet royal danois qui ravit petits et grands chaque année à Noël, mais connaissez-vous son ballet “Joyaux” (“Juveler” en danois) ?


Joyaux opera de Copenhague_DanemarkJoyaux opera de Copenhague_Danemark
Photo de TOM MCKENZIE pour Kglteater
Écrit par Sophie Bachet
Publié le 19 octobre 2026

Un ballet né devant une vitrine

Selon la légende, l’histoire commence à New York. Lors de ses promenades sur la Cinquième Avenue, George Balanchine s’arrêtait souvent devant les vitrines de Van Cleef & Arpels, une maison de joaillerie parisienne, née place Vendôme et installée à New York depuis la fin des années 1930. Balanchine racontait y avoir vu une vitrine de diamants, une d’émeraudes et une de rubis, chacune ornée en son centre d’une tiare, comme à la cour du tsar. Chacune avait une tiare en son centre, comme à la cour du tsar.

L’idée d’un ballet en trois pierres précieuses était née. Créé en 1967 par le New York City Ballet, “Joyaux” est souvent présenté comme le premier grand ballet sans histoire. Les premières minutes, cela m’a déstabilisée, mais j’ai vite pris le pli de simplement profiter du spectacle. Les costumes sont divinement parés de joyaux, les danseurs flottent comme des plumes, brillent à l’image des vitrines de Vendôme. Dans ce ballet, pas de drame, avec l’arrivée de l’automne, cela réchauffe les cœurs !

 

Trois pierres, trois pays, trois époques

Chaque acte correspond à une étape de la vie de Balanchine et à une époque de la danse. Premièrement l’émeraude : romantique, douce et mélancolique. Hommage au ballet romantique français du XIXème siècle sur la musique de Gabriel Fauré (compositeur français 1845-1924). C’est aussi un clin d’œil aux années de jeunesse de Balanchine en France, aux côtés des Ballets russes de Diaghilev. Ce tableau m’a rappelé le côté mélancolique de Giselle, la tragédie en moins.

C’est ensuite au rubis de nous étonner. Coquin et joueur, en tenue courte et rouge vif, sur la musique d’Igor Stravinsky… Français d’adoption, naturalisé en 1934. Le rouge représente l’Amérique de l’ère du jazz, nerveuse et pleine d’énergie. Ce tableau de rubis m’a rappelé l’audace du ballet “Come fly away”, l’hommage de Twyla Tharp à Sinatra.

Finalement, le joyau des joyaux vient couronner le tout. Le Diamant : royal, fier, avec ses tutus et ses tableaux dignes du Lac des cygnes. Sur la musique de Tchaïkovski, c’est une déclaration d’amour au ballet impérial russe. Or le grand maître de ce ballet impérial était… un Marseillais, Marius Petipa !

 

Paris, New York, Copenhague

“Joyaux” est inscrit au répertoire du Ballet de l’Opéra de Paris depuis 2000. Pour les 50 ans du ballet, en 2017, trois grandes compagnies se sont partagé les actes à New York : l’Opéra de Paris a dansé les Émeraudes, le New York City Ballet les Rubis et le Bolchoï les Diamants.

 

Infos pratiques

Où : au Vieux Théâtre (Gamle Scene), à Kongens Nytorv
Dernières dates : jeudi 22, samedi 24 et mardi 27 octobre, à 20 h
Durée : 2 h 10 avec deux entractes
Prix : de 145 à 875 DKK
Bon plan : une introduction gratuite au spectacle a lieu (en danois) dans le foyer du balcon, 50 et 30 minutes avant le lever de rideau
Billets : kglteater.dk

 

Hâtez-vous de réserver vos places pour aller voir ce bijou !
Et si vous le manquez, “Casse- Noisette” revient sur la même scène du 20 novembre au 22 décembre, avec 50 % de réduction pour les moins de 12 ans.

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