Édition internationale

EXPLOIT – Un Marocain en haut de l'Everest

Écrit par Parler Darija
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 31 mai 2013

 

Depuis le 19 mai, le Maroc est très fier ! Nacer Ibn Abdeljalil, 33 ans, vient de réussir l'exploit de gravir l'Everest, faisant de lui le premier marocain a planter le drapeau du royaume au sommet de ce mont mythique !
Il revient sur son incroyable expédition.


La préparation
D'un point de vue physique : Ayant réalisé auparavant plusieurs semi-marathons, marathons et iron man, Nacer se connait et apprécie les efforts sur la longueur. Par ailleurs, il s'est préparé de façon très structurée, tout en réussissant à combiner sa carrière professionnelle et son entrainement. Il a même pu partir plusieurs semaines en Ecosse pour s'entrainer sur un terrain technique puis dans les Alpes françaises pour se préparer à l'altitude. Parallèllement, il a poursuivi le vélo et la course à pieds.

Nacer n'a pas fait de préparation mentale particulière sachant qu'il avait une grande propension à supporter la douleur compte tenu des nombreuses compétitions qu'il a réalisées. Cependant, il avoue avoir trouvé l'expédition beaucoup plus difficile que prévue, avec quelques moments de découragement.
La préparation comptait également une phase importante de recherche de sponsors pour financer le projet qui a couté entre 800 et 900.000 dirhams, ainsi que le choix du groupe d'encadrement, et du sherpa qu'il a trouvé en la personne de  Dawa Gyalje.(Crédit photo: L.P)

                                                      (crédits photos : Maroc Everest)
L'expédition
Elle a  débuté le 31 mars à Katmandou. Il s'agissait tout d'abord d'atteindre le camp de base situé à 5.000m d'altitude puis de s'acclimater au manque d'oxygène en faisant des sorties à partir du camp afin de "monter haut" puis redescendre pour "dormir bas". Les sorties se faisaient souvent de nuit pour avoir une neige plus ferme et plus compacte et pour éviter les avalanches, plus fréquentes le jour.
Nacer Ibn Abdeljalil a eu sans cesse froid aux pieds et aux mains et a eu peur. "C'était très dangereux, je ne m'y attendais pas. C'est la première fois que je prenais autant de risques dans ma vie". Face à la difficulté et aux moments de découragements, le soutien de sa famille, amis et réseaux sociaux lui ont été d'une grande aide. Ainsi que le drapeau marocain qu'il avait dans son sac et sa foi : "J'ai une relation mystique et spirituelle avec cet environnement. J'adore prier dans ces lieux si beaux".

Le sommet
Une fois l'acclimatation effectuée, le groupe a du attendre une "fenêtre météo" où le vent nommé jet stream soufflait moins fort. Nacer, ayant eu un problème avec sa bouteille d'oxygène, a du faire demi-tour et attendre le lendemain pour atteindre le sommet juste avant le lever du soleil. Une fois arrivé, il a laissé éclater sa joie et a brandi le drapeau marocain avec beaucoup d'émotion. Mais pour cet athlète, "Arriver au sommet n'était que la moitié du chemin. Mon but à moi était de revenir au camp de base sain et sauf. L'Everest, c'était la cerise sur le gâteau !"


Le retour et ses prochains objectifs
Depuis son retour, les messages de félicitations ne cessent de lui parvenir. Nacer Ibn Abdeljalil a été très touché par celui du Roi Mohammed VI et déclare aux jeunes marocains que "s'ils veulent réaliser de grandes choses, il y a vraiment une reconnaissance dans ce pays".
Ayant déjà gravi le Mont Blanc (4807 m), l'Aconcagua (6959 m - Cordillère des Andes), le MacKinley (6194 m - Amérique du Nord) et le Toubkal (4167 m), l'athlète veut poursuivre l'ascension des plus hauts sommets sur chaque continent.
Il a également comme projet de se rendre aux pôles nord et sud.
Enfin, il dit vouloir "réaliser encore plein de choses dans [ma] vie et fonder une famille". Il a d'ailleurs choisi le sommet de l'Everest pour demander à sa fiancée de l'épouser !

(crédits photos: Maroc Everest)
Quelques chiffres
La première ascension de l'Everest s'est faite le 29 mai 1953 par le néo-zélandais Edmund Hillary. Depuis cette date, 4.000 personnes ont gravi l'Everest, dont 60 sans oxygène. Chaque année, les groupes qui tentent l'ascension comptent environ 10% de femmes.

 
Lorraine Pincemail (www.lepetitjournal.com/casablanca) Jeudi 30 mai 2013

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Publié le 29 mai 2013, mis à jour le 31 mai 2013
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