

Écrit par Parler Darija
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012
L'université populaire de Caen est à Casablanca durant trois jours pour échanger avec la population sur le thème "Nations, religions et relations internationales : savoirs partagés". Créée en 2002 dans la capitale bas-normande par le philosophe Michel Onfray, l'université populaire a pour objectif de diffuser la connaissance au plus grand nombre. Un beau pari sur l'intelligence du public
Les partenaires ont présenté l'évènement à la nouvelle cafétéria de l'institut français (photo LPJ Casa).
Ce jeudi, vendredi et samedi, des conférences et des ateliers seront animés par des universitaires français et marocains lors de la venue de l'université populaire de Caen (Basse-Normandie) à Casablanca. Ils rencontreront la population pour échanger sur le thème "Nations, religions et relations internationales : savoirs partagés", dans le cadre de séminaires philosophique, bioéthique, politique et socio-économique.
Les trois journées programmées par l'Institut Français de Casablanca, sont coordonnées par Jean Zaganiaris, enseignant à Com'Sup, chercheur associé au CURAPP et au centre Jacques Berque. Le philosophe bas-normand Michel Onfray, fondateur de l'université populaire de Caen, sera hélas absent pour des raisons personnelles...
Eclairer et instruire
La délégation du secrétariat d'état marocain à la Jeunesse de Casa-Anfa est partenaire de l'événement avec la faculté des lettres et des sciences humaines Ben M'Sik de Casablanca et l'école supérieure de communication et de publicité Com'Sup. Le complexe Moulay Rachid, la faculté de Ben M'Sik, Com Sup Studio et la salle Abdessamad Kenfaoui (parc de la ligue arabe) sont déjà prêts à accueillir durant trois jours des universitaires français et marocains. La population pourra écouter et "interroger les savoirs politiques, religieux, économiques et philosophiques et scientifiques pour penser ce que peut être le pluralisme dans un contexte de globalisation".
L'université populaire née en France au 19ème siècle dans le climat délétère de l'affaire Dreyfus, avait pour louable intention de faire reculer l'antisémitisme et les préjugés, en faisant partager le savoir de l'élite intellectuelle avec la classe ouvrière sensible aux sirènes populistes. Le thème "Nations, religions et relations internationales : savoirs partagés"est d'une acuité contemporaine dans "un contexte post 11 septembre"qui concerne tous les pays, Maroc compris.
"On ne peut demander son avis au peuple si on ne l'a pas auparavant éclairé, instruit"clame Michel Onfray pour justifier la renaissance des universités populaires au lendemain de la présence de Jean-Marie le Pen, au second tour de l'élection présidentielle française d'avril 2002. "Démocratiser la culture", est l'objectif de ces rencontres de haute qualité ouvertes à tous. Il ne s'agit pas de rendez-vous élitistes, bien au contraire, martelle Jean-Jacques Beucler, le directeur de l'Institut français : "chacun comprendra à son niveau", viendra pour appréhender le savoir, le partager, et se construire. Et peut-être guérir les hommes des maux qui les accablent disait Epicure...
Didier BOUVILLE (www.lepetitjournal.com - Casablanca) mercredi 16 mai 2007
De 15 h 30 à 17 h 30
Com'Sup Studio : "Ecrire une contre histoire ou comment avoir un esprit critique".
Faculté de Ben M'Sik : "L'éthique dans les sciences sociales".
Présence du dessinateur de presse Tignous (Mariane, Charlie hebdo...).
Vendredi 18 mai (Complexe Moulay Rachid)
De 9 h à midi : séminaires philosophique et bioéthique.
A partir de 15 h : Séminaire idées politiques.
Samedi 19 mai (Salle Abdessamad Kenfaoui (parc de la ligue arabe)
A 9 h : séminaire socio-économique.
A 19 h : à la nouvelle cafétéria de l'institut français de Casa, clôture de l'université populaire lors d'un café philo et festif, avec la complicité du Boulevard des jeunes musiciens, sur le thème : "Etre libre, est-ce faire ce que l'on veut ?".

Publié le 16 mai 2007, mis à jour le 13 novembre 2012
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