Édition internationale

SANTE - Le rôle des ORL dans la détection précoce de l'infection par le VIH

Écrit par Lepetitjournal Budapest
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

En Hongrie, le SIDA touche plusieurs centaines de personnes, en France plusieurs dizaines de milliers. Une vie responsable, un bon système de dépistage et de prévention, les consultations spécialisées avec les traitements actuellement disponibles peuvent réduire la propagation de la maladie. Les spécialistes ORL peuvent aider à détecter la maladie

Aujourd'hui le SIDA est devenu une maladie chronique grâce aux traitements modernes.  En Hongrie, le premier cas a été détecté en 1985. Au cours de ces dernières décennies il y a eu des modifications au niveau de la population atteinte, du traitement  et du diagnostique.

Prévention

L'importance de la prévention, le dépistage et le diagnostique précoces est primordiale du point de vue d'un traitement adapté, l'espérance et la qualité de la vie. Les statistiques des centres nationaux d'épidémiologie sont assez fiables mais le nombre des séropositifs et les personnes atteintes du SIDA non enregistrées représentent un pourcentage considérable aussi. Le médecin ORL doit être très vigilant devant une large variété des symptômes ou association des symptômes qui peuvent être révélateurs d'une atteinte. Fin 2008 en Hongrie on a enregistré environ 1.600 séropositifs, 600 personnes atteintes du SIDA et presque 300 morts à cause de la maladie. En Hongrie, 90% des séropositifs étaient des hommes. Le risque est surtout élevé dans la population d'hommes jeunes, la tranche d'âge entre 20 et 40 ans représente 80%.  Heureusement il n'y a pas eu de nouveau cas détecté parmi les enfants et les nouveau-nés. 90% des cas étaient liés à l'activité sexuelle et 60% étaient détectés dans la phase du SIDA, donc tardivement. Chez la plupart d'entre eux il n'y a pas eu de dépistage préalable. Habiter dans la capitale, la promiscuité, des rapports non protégés, l'utilisation des drogues par voie intraveineuse, la prostitution - voilà les principales causes de la maladie. En France on effectue environ 5 millions de tests de dépistage par an. 30.000 personnes atteintes du SIDA et trois fois plus de séropositifs, ce sont les chiffres pour la France en 2008. Presque 60% des séropositifs nouvellement détectés sont des hétérosexuels, 40% d'entre eux des étrangers. La proportion des étrangers en Hongrie est nettement moins importante. Sur le plan mondial, une proportion très importante est détectée tardivement et malheureusement le traitement  adapté n'est pas accessible à tout le monde. Globalement, chez les moins de 15 ans seulement 5% des personnes atteintes ont un traitement adapté, chaque minute un enfant meurt à cause de la maladie.

L'expérience des médecins ORL
Sans traitement adapté, la présence de la pathologie devient de plus en plus évidente ce qui est bien marquée dans la classification "Center of Disease Control", la phase de latence étant suivie par une baisse de l'immunité qui progresse avec le temps. Même avant la diminution des défenses naturelles, des signes au niveau de la sphère ORL peuvent être révélateurs. L'infection peut se présenter comme une infection virale banale, pharyngite, fièvre, des douleurs des muscles des articulations et des problèmes digestifs. Plus rarement cela reste asymptomatique.

Une caractéristique typique est l'apparition de gonflements des ganglions cervicaux. Il est important de les différencier d'autres maladies virales, par exemple la mononucléose. Il n'est pas rare d'observer des manifestations au niveau de la peau et des muqueuses. Au cours de la phase symptomatique les mycoses de la muqueuse de la cavité oro-buccale, la paralysie faciale périphérique et la transformation kystique des glandes salivaires sont les indicateurs les plus fréquents. La présence des ganglions d'une façon chronique pendant plus d'un mois est surtout caractéristique au niveau du cou à sa partie postérieure. Les problèmes mycotiques peuvent se manifester au niveau de la muqueuse buccale et pharyngée ou de l'œsophage en forme de tâches blanches décollables ou bien des plaques rougeâtres, au niveau des commissures des lèvres ou bien la langue.

Au niveau de la muqueuse, les ulcérations et les aphtes peuvent être présents, représentant un stade plus avancé. Des problèmes comme la sécheresse buccale, des rhinites, des sinusites et des otites moyennes récidivantes nous font penser à cette pathologie. Les cancers ORL sont plus fréquents chez des fumeurs et des alcooliques dépendants. En conclusion : la vigilance, une vie responsable, un bon système de dépistage et de prévention, les consultations spécialisées avec les traitements actuellement disponibles peuvent réduire la propagation de la maladie.

Dr Robert Kesmarszky (www.lepetitjournal.com/budapest.html) vendredi 10 septembre 2010

 

 

Publié le 10 septembre 2010, mis à jour le 13 novembre 2012
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