

"Dans le monde plus de 400 millions de malades, en France presque deux-tiers des foyers utilisent des produits homéopathiques qui ont l'avantage d'être efficaces et non-toxiques"- a affirmé avec force Michèle Boiron lors de sa conférence de presse à Budapest
Une des dirigeantes de l'entreprise familiale de Lyon, Michèle (photo: www.boiron.hu) parcourt le monde pour expliquer aux professionnels et au public les bénéfices de l'homéopathie, préciser son cadre d'utilisation et promouvoir son intégration dans le système de soins. Ses conférences semblent très utiles et appréciés dans la mesure ou dans un certain nombre de pays y compris la Hongrie, des campagnes hostiles à l'homéopathie trouvent un écho dans les médias. Pourtant elle ne cesse de répéter que cette méthode, souvent complémentaire à d'autres thérapies, représente une chance pour les patients.
Les médicaments homéopathiques sont préparés à partir de substances végétales, animales, minérales ou chimiques, fortement diluées. Ils n'induisent pas d'effets toxiques et ne présentent pas de risque d'accoutumance.
Les historiens de la médecine ont noté que déjà dans l'Antiquité, Hippocrate a relevé un des axes thérapeutiques qu'il a résumé ainsi: les semblables peuvent guérir les semblables.
Vers la fin du 18e siècle, le médecin allemand Samuel Hahnemann a commencé à mettre en pratique médicale les principes de similitude et d'infinitésimalité sur lesquels se fonde l'homéopathie. Chercheur et praticien, en rupture avec la médecine de son temps, il commence ses expériences sur lui-même et découvre que pour guérir une maladie, il est possible d'administrer au malade un remède qui lui donnerait, s'il était bien portant, la maladie dont il souffre. Pour éviter les aggravations médicamenteuses, Hahnemann s'attaque au dosage et explore les dilutions dans son livre fondateur L'Organon. Mort à Paris et enterré au Père-Lachaise, Hahnemann a beaucoup contribué à la connaissance de l'homéopathie en France où 200 ans plus tard, des pharmaciens jumeaux Jean et Henri Boiron ont fondé leur premier laboratoire à Lyon. En 1932, une nouvelle étape commence dans l'histoire de l'homéopathie avec la naissance de l'entreprise familiale dotée d'une philosophie professionnelle très spéciale qui consiste à mettre à la disposition de tous des médicaments efficaces et sans effets indésirables. En 1965, les produits homéopathiques sont acceptés dans la Pharmacopée en France et de ce fait, remboursés par la Sécurité sociale. Dès 1992, une directive de l'Union européenne recommande l'utilisation de ces produits.
Les résultats de Boiron suivent ces développements: premier producteur mondial des médicaments homéopathiques avec 4000 employés, 5 sites de production et 32 autres unités en France, 18 filiales et 60 représentations dans le monde, un résultat de 520 millions d'euros...et une philosophie des affaires particulière.
Le patriotisme économique joue un rôle important dans la philosophie et dans la pratique de Boiron. "Nous délocalisons en France et tant que nos moyens le permettent, nos laboratoires et sites de production resteront en France" - a déclaré Michèle Boiron.
La recherche occupe une place importante dans l'entreprise dirigée par Christian, Thierry et Michèle Boiron. Les projets scientifiques, renforcés après la fusion avec Dolisos, se font à l'extérieur des laboratoires de la compagnie. Les 80 projets se divisent en recherche fondamentale, chimique, pharmacéutique et vétérinaire. Mme Boiron a souligné que les médicaments homéopathiques sont de plus en plus utilisés comme complémentaires aux médicaments allopathes, notamment par les femmes enceintes, les bébés, les enfants et les personnes agées. Fait intéressant, 40% des malades atteints d'un cancer prennent les médicaments homéopathiques pour supporter mieux la chimiothérapie. Des malades souffrant du diabète et de l'hypertension ont souvent recours à l'homéopathie. Les sportifs ont aussi pris conscience des effets bénéfiques de la "médecine douce" grâce à laquelle le danger du dopage n'existe plus.
Mme Boiron regrette que malgré l'efficacité scientifiquement démontrée de l'homéopathie, celle-ci n'est pas enseigné aux facultés de médecine, notamment en France. Par contre, les étudiants en pharmacie doivent étudier le sujet et certains d'entre eux peuvent même obtenir un diplôme en pharmacie homéopathique.
La conférencière a fait part de ses impressions de Hongrie. "Les Hongrois sont accueillants et sympathiques. Dans ce pays, l'homéopathie constitue une niche qui s'agrandit tous les jours et je m'en félicite. " Ces propos avaient été soulignés par la courte introduction du directeur du Boiron Hungaria. Yves Groult a rappelé que la société est arrivée dans le pays il y a 15 ans et a réussi renforcer la culture de l'homéopathie. Pour preuve, il a mentionné la tenue d'un grand congrès scientifique avec la participation de 250 médecins y compris le ministre de la santé. L'oratrice principale de cette réunion n'était autre que Michèle Boiron.
A la fin de sa présentation, cette dernière, après avoir répété le rôle primordiale du médecin et du pharmacien, a résumé ainsi son message: "Nous ne voulons jamais convaincre personne des bienfaits de nos produits. Ceux qui en ont besoin vont les essayer de toutes les façons. Nous, on avance et on rend service à qui le veulent. Nous croyons fermement que l'homéopathie appartient à la médecine d'avenir."






