Édition internationale

PORTRAIT - Frédéric Bout, Directeur Général de Ségécé

Écrit par Lepetitjournal Budapest
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 14 novembre 2012

Portrait du dirigeant de Ségécé, la compagnie qui développe et gère de centres commerciaux

 

1992: jeune étudiant en économie à Aix-en-Province, Frédéric Bout entreprend le voyage "obligatoire" dans les pays de l'Est fraichement libérés des régimes communistes. Avec ses copains il arrive à Budapest via Prague. Suivant une spécialisation un DESS en développement économique de l'Europe centrale, il est attiré par les potentiels grandioses de la région. Il chosit donc de passer son service civil de 16 mois en Hongrie dans une entreprise qui s'occupe entre autres de la dératisation.  C'est la grande époque des investissements étrangers, les compagnies françaises font leur apparition dans le pays.
Frédéric se plaît à Budapest, il se présente donc à Cora qui l'embauche comme adjoint au chef de caisse dans son nouvel hypermarché de Törökbálint, tout près de la capitale. Travailler avec six filles dans une coffre-fort lui offre la possibilité de peaufiner ses connaissances linguistiques... Il gravit rapidement les échelons hiérachiques et s'occupe principalement du marketing, notamment en montant la cellule marketing direct en charge de la carte de fidélité. Les dirigeants de Cora lui expriment leur confiance en l'envoyant en Roumanie pour diriger le marketing de l'enseigne.

Des centres commerciaux à visage humain
Revenant en Hongrie en 2005, le toujours jeune dirigeant cherche des nouveaux défis. Il les trouve  avec Ségécé, une compagnie française qui gère des centres commerciaux. Il peut utiliser toute son expérience locale pour le dévéloppement de son nouvel employeur. Comme ce dernier venait de racheter du géant israélien Plazacenters une douzaine de centres commerciaux en Hongrie, de nouveaux horizons s'ouvrent à Frédéric Bout. Sa chaîne s'investit dans la construction d'un nouveau plaza, de taille moyenne à laquelle il aimerait donner un visage humain avec des services sur mesure. Le centre Corvin offre donc des possibilités inédites pour les passants de se rencontrer, de discuter et même de faire du sport. La petite piste du patinage ou les cours matinaux de tai-chi servent d'exemples pour montrer que les centres commerciaux réputés insipides peuvent avoir une personnalité. On trouve même une galerie d'art à l'intérieur de Corvin...
A la question si les plazas sont en train de tuer les petits commerces, Frédéric répond que c'est le contraire qui se produit: elles offrent un espace et une infrastructure bien développés à un prix abordable. Pour l'instant on voit peu d'exemples dans ce contexte, la crise économique y est pour beaucoup. La crise a un effet néfaste aussi pour les grandes enseignes qui gèlent leurs nouveaux investissements même si elles ouvrent leurs magasins dans les nouveaux plazas. Il est à noter que même à ce niveau des grandes entreprises "l'effet mouton" marche: si une des grandes décide de s'implanter dans un pays, les autres la suivent. Évidemment, les gérants des centres doivent convaincre et influencer leurs clients au niveau européen, les perspectives locales n'étant pas toujours roses...

2011: Frédéric Bout a rencontré sa femme en Hongrie, ses enfants fréquentent le Lycée français de Budapest. Sportif accompli, il nous a reçus boiteux avec des ligaments cassés après un match de football avec des collègues...

Mihály Rózsa (www.lepetitjournal.com/budapest.html), mardi 22 février 2011

Photo: courtesy de Frédéric Bout

Publié le 22 février 2011, mis à jour le 14 novembre 2012
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos