Édition internationale

EXPO - Sved, un photographe hongrois en Egypte

Écrit par Lepetitjournal Budapest
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 janvier 2018

Depuis hier, l'Institut hongrois de Paris rend hommage au grand photographe que fut Etienne Sved décédé en 1996. Bien qu'ayant travaillé aux côtés de Cocteau, de Marais ou de Giono, Sved reste un photographe d'origine hongroise encore méconnu. Portrait

Des sourires d'enfants dans les rues du Caire (photo Institut hongrois)

Né Itsvan Süsz à Székesfehérvár dans l'Ouest de la Hongrie le 14 septembre 1914, Etienne Sved a étudié à l'école des Arts graphiques de Budapest, travaillé dans la publicité et a quitté la Hongrie en 1938. Sved est  alors parti pour l'Egypte où il y est resté jusqu'en 1946.  Artiste graphique au Caire il s'est ensuite  perfectionné dans la photo. Etienne Drioton, conservateur des antiquités égyptiennes et directeur du musée de la capitale lui a accordé les autorisations nécessaires pour se rendre sur les sites archéologiques, il en résultera Art égyptien en 1951 et L'Egypte face à face en 1954 avec un texte de Tristan Tzara.
Une passion pour l'Egypte?
Il est conquis par Maalesh, Journal d'une tournée de théâtre, où Cocteau racontait en 1949 la partie égyptienne de sa tournée théâtrale au Moyen-Orient avec Jean Marais. Sved et Cocteau pensaient que les photos illustreraient parfaitement le texte, mais le projet n'a pas abouti. Ces dernières années, le musée Nicéphore Niepce de Chalon-sur-Saône a acquis plus de 3 000 négatifs réalisés en Egypte et de nombreux tirages, ce qui a permis la réédition de l'ouvrage.
C'est une promenade dans l'Egypte éternelle, de magnifiques photos, quelques statues mais surtout des scènes de la vie quotidienne, des vieillards s'adonnant aux joies de la sieste, des porteuses d'eau, de nombreux enfants dans la rue.
? et pour la Provence
Revenu en France, Sved a travaillé à Paris dans la publicité, comme graphiste indépendant. Après avoir créé sa société d'édition, il s'est installé près de Manosque, conquis par le paysage. "La Provence des Campaniles est né de ce coup de foudre. J'ai vu le paysage, le soleil. Mon seul désir fut de m'établir ici". Lors de la première édition de cet ouvrage en 1969, Giono s'est enthousiasmé : "C'est la plus belle chose que j'aie vue sur la Provence". Il aurait souhaité que Sved illustre son propre travail.
CD (LPJ) 26 octobre 2005

Maalesh Un asile photographique au Moyen-orient 1938-1946
Institut hongrois de Paris
92, rue Bonaparte 75006 Paris
Du 26 octobre au 22 novembre 2005
Lundi à jeudi de 9 à 13h et de 15 à 20h
Vendredi de 9 à 13h et de 15 à 18h

 

Publié le 26 octobre 2005, mis à jour le 9 janvier 2018
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