

Les crédits en devise posent question au gouvernement hongrois, qui souhaite appliquer un plan de sauvetage. Les charges de ce plan devraient reposer sur les épaules des banques mais le ministre de l'Economie nationale Mihály Varga se dit ouvert aux négociations.
Crédit photo: Nyar94/Wikimedia
Le gouvernement Orban cherche actuellement une solution pour résoudre le problème des crédits en devise dans l'optique, selon Mihály Varga, de rétablir une certaine "justice sociale".
De nombreux hongrois ont, depuis le début des années 2000, contracté des produits en devise (en euro et en franc suisse principalement). Hors, avec la crise économique de 2008, le taux du forint par rapport à ces devises a baissé. Les emrunteurs se retrouvent ainsi aujourd'hui avec une somme (en forint) à rembourser qui est plus élevée que la somme qu'ils ont empruntée et avec des taux d'intérêts qui ont aussi augmenter.
Le gouvernement souhaite résoudre le problème grâce à un plan de sauvetage, qui ne concernerait cependant que ceux qui ont pris des crédits immobiliers. Viktor Orban a affirmé que les banques qui ont prêté doivent assumer une partie des charges entraînées par le changement dans les taux de change. La position du gouvernement, basée sur les publications de l'économiste Péter Ròna, est que ces crédits sont des produits toxiques. La question qui se pose actuellement est dans quelle mesure et de quelle façon le système bancaire assumerait ces charges. Mihaly Varga, ministre de l'Economie nationale a promis des négociations aux banques mais insiste sur le fait que le plan de sauvetage sera appliqué cette automne, que ces négociations aient abouti ou non.
Roxane Hirtzberger (lepetitjournal.com/Budapest) Lundi 29 juillet 2013






