

A l'occasion de la Journée de la Poésie, nous publions un poème d'Attila József
Le coeur pur
Je n'ai ni père ni mère,
Rien que je rêve ou j'espère,
Je n'ai ni Dieu ni patrie,
Berceau, cercueil, tendre amie.
De trois jours, pas un repas :
Oui, ce qui s'appelle pas.
Ma puissance, c'est vingt ans :
Ma puissance, je la vends.
Et pour peu que nul n'en veuille,
Que le diable, lui, l'accueille !
Je volerai, l'âme pure,
Et tuerai, je vous assure.
Mais qu'on m'arrête et me pende
Et qu'à la terre on me rende,
Maléfique et sûre, une herbe
Sourdra de mon c?ur superbe.
(traduction de Georges Kassai)
Tiszta szívvel
Nincsen apám, se anyám,
se istenem, se hazám,
se bölcsõm, se szemfedõm,
se csókom, se szeretõm.
Harmadnapja nem eszek,
se sokat, se keveset.
Húsz esztendõm hatalom,
húsz esztendõm eladom.
Hogyha nem kell senkinek,
hát az ördög veszi meg.
Tiszta szívvel betörök,
ha kell, embert is ölök.
Elfognak és felkötnek,
áldott földdel elfödnek
s halált hozó fû terem
gyönyör?szép szívemen.
1925
lepetitjournal.com/budapest/html, lundi 11 avril 2011
Photo: www.litera.hu






