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En Amazonie, les FARC passent au vert

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Écrit par Selma Djebbar
Publié le 28 août 2019, mis à jour le 29 août 2019

Après des décennies de conflit, les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, FARC , ont signé un accord avec le gouvernement colombien il y a trois ans. Depuis peu, d'anciens guérilleros ont décidé de se mobiliser afin de sauver la forêt amazonienne, où ils vivent.

L'un d'eux, Albeiro Suarez, "camarade" de lutte depuis trente ans, explique que la jungle avait déjà une importance capitale à l'époque où il combattait le gouvernement colombien : "D’abord parce que cet environnement nous donne nourriture et protection. Il nous a donné un foyer. Il nous a tout donné."

Il espère rétablir les règles écologiques qui prévalaient selon lui dans l’Amazonie colombienne avant l’accord de paix signé entre les FARC et le gouvernement, en 2016. La forêt tropicale était alors une zone interdite car trop dangereuse.

Depuis la signature de l'accord de paix, l'exploitation forestière illégale a explosé en Colombie. La déforestation a augmenté de 60 % entre 2015 et 2018 d’après le gouvernement. Ses principales causes sont l’élevage et les cultures, notamment celle du coca. 

La Colombie se protège

Cette mobilisation fait écho à la catastrophe qui touche actuellement l'Amazonie du côté brésilien. Depuis plusieurs semaines, de nombreux incendies ravagent la forêt. On dénombre pas moins de 2500 nouveaux départs de feu ces derniers jours, selon l'Institut National de Recherche Spatiale (INPE).

Si l'Amazonie traverse plusieurs territoires, dont la Colombie, tous les pays ne sont pas exposés aux incendies avec la même intensité. Le président colombien a par ailleurs déclaré : « Actuellement nous n'avons pas de situation d'incendies comparable à celle du Brésil, mais nous devons nous prémunir ».

Après s'être entretenu par téléphone avec le président brésilien Jair Bolsonaro, Ivan Duque avait précisé que des fonds seraient également utilisés pour lutter contre la criminalité transnationale liée au trafic d'espèces dans le "poumon de la planète".

Outre la Colombie et le Brésil, la forêt amazonienne s'étend sur le Pérou, la Bolivie, le Venezuela, le Guyana, la Guyane française, le Surinam et l’Équateur. 

Selma Djebbar Journaliste
Publié le 28 août 2019, mis à jour le 29 août 2019

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