Vendredi 25 juin 2021
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Les maisons néo-zélandaises coûtent trop cher

Par Lepetitjournal.com Auckland | Publié le 15/05/2013 à 08:11 | Mis à jour le 22/07/2018 à 18:02
FMI

La hausse des prix de l'immobilier est une question primordiale pour la Nouvelle-Zélande. Dans son rapport datant du mois de mai 2013, le Fonds Monétaire International indique que l'immobilier néo-zélandais est surévalué d'environ 25%.  

Le phénomène de surévaluation des prix de l'immobilier explique en grande partie pourquoi de plus en plus de résidents préfèrent louer leur logement plutôt que de les acheter. Avec la hausse de la demande de logements, les ratios d'endettement ont augmenté et plus d'un tiers des ménages néo-zélandais sont des hypothèques. Chose qui laisse cependant la Banque Centrale de Nouvelle-Zélande mal à l'aise. Elle se dit prête "à utiliser les outils macro prudentiels pour limiter les prêts à faibles capitaux propres s'ils posent un risque important à la stabilité financière du pays". La propriété est moins accessible en Nouvelle-Zélande depuis quelques décennies. Pour acheter une maison aujourd'hui, un travailleur néo-zélandais au salaire moyen doit investir plus de quatre fois et demi ses revenus annuels. Soit 20% de plus qu'il y a trente ans. Peter Lyons est professeur d'économie à Auckland. Il explique : "En 1973, une maison de quatre chambres à coucher sur le flanc nord de Mt Albert, coûtait 41.000 dollars. Mais l'économie néo-zélandaise a subi des transformations remarquables. Il y a eu une embardée vers les marchés libres grâce à la suppression des obstacles au commerce international. Dans le même temps, le gouvernement néo-zélandais réduisait son intervention dans l'économie du pays. Résultat : aujourd'hui le prix demandé pour une maison de trois chambres en moyenne dans le quartier d'Avondale, est de 550.000 dollars". C'est surtout à Auckland et à Christchurch que le marché immobilier est en plein essor et où l'offre limitée, ne parvient pas à satisfaire la demande croissante. Ces deux villes enregistraient traditionnellement la moitié des ventes d'immobilier en Nouvelle-Zélande. Pourtant, ces dernières années, elles sont à la tête du marché enregistrant 92% de gains liés à l'immobilier.

Ici, le rapport du FMI : http://media.nzherald.co.nz/webcontent/document/pdf/201320/IMF.pdf

Mathilde Malnis (www.lepetitjournal.com/auckland) mercredi 15 mai 2013 

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