Édouard Le Goff : « Cette 4ème édition du French Festival est un pari risqué »

Par Nicolas Roger | Publié le 06/06/2022 à 23:38 | Mis à jour le 07/06/2022 à 01:27
Photo : Édouard Le Goff, propriétaire du restaurant Le Chef et organisateur du French Festival.
Ed Le Goff

Après 3 éditions réussies en 2017, 2018 et 2019, puis 2 très longues années de pandémie, le French Festival est de retour avec une mission : ramener de la vie à Auckland !  À quelques jours de cette nouvelle édition, qui se tiendra les 11 et 12 juin 2022 au Shed 10 (Queens Wharf), Le Petit Journal Auckland à pu rencontrer son organisateur, Édouard Le Goff.

Le French festival a été suspendu pendant 2 ans à cause de la pandémie, comment te sens-tu à l'idée d'être l'un des premiers évènements majeurs post Covid ?

Super excité ! Et forcément un peu stressé face aux incertitudes que le covid continue de générer. Cette 4ème édition est un pari risqué, on a réduit le scope cette année pour réduire les risques mais ça représente toujours beaucoup de travail et tout autant d'investissement. Le fait d'avoir tous ces business français cette année encore qui me suivent et me font confiance, me donne la motivation suffisante pour oublier le covid !

Peux-tu nous parler de cette édition 2022 ? En quoi diffère-t-elle - ou non - des autres années ?

En tant qu'organisateurs et professionnels de "l'hospo" (la restauration), on voulait se concentrer sur ce qu'on sait faire de mieux... Food & Entertainment. On veut vraiment mettre l'accent sur l'art culinaire à la française et ainsi faire la part belle aux businesses issus de la restauration qui ont particulièrement souffert ces dernières années. Si le festival est plus petit en taille (Shed 10 uniquement et "seulement" 2 jours), il en sera d'autant plus intense. 

 

Visiteurs au French Festival
French Festival 2019

 

Comment organise-t-on un évènement post covid ? Quels ont été les principaux challenges ?

Le principal challenge c'est l'incertitude et les risques face au Covid... Si on a pu commencer l'organisation en début d'année, ce n'est qu'en avril, lorsqu'on est passé en traffic light Orange, qu'on a enfin pu confirmer que le French Festival aurait bel et bien lieu. Cette organisation de dernière minute imposée par le calendrier Covid a eu un impact majeur sur le sponsoring de l'événement. Les principaux sponsors qu'on avait eu la chance d'avoir les années précédentes avaient déjà prévu leur budget pour l'année bien avant qu'on leur présente le projet 2022.C'était donc trop tard pour certaines entreprises, et pour d'autres, que le Covid a impactées, ces budgets ont été sacrifiés.

Nos ressources liées au sponsoring ont donc diminué de 70% par rapport aux éditions précédentes. C'est considérable comme vous pouvez l'imaginer, surtout pour un événement qui ne repose que sur un petit restaurant (Le Chef), qui sort tout juste de 2 ans de pandémie.  L'autre challenge auquel on a dû faire face cette année, c'est le manque de staff dans le secteur de l'hospitality. Ça a été bien plus difficile de trouver suffisamment de personnel pour faire tourner le festival pendant le week-end, et pour cuisiner et servir nos 700 invités lors du dîner One Night in France.

Quel impact le covid a-t-il eu sur ton business d'ailleurs ?

Ça a été pénible, comme pour beaucoup de businesses. Ça l'est encore, par manque de staff et de touristes, mais on commence à apercevoir le bout du tunnel... Je m'estime vraiment chanceux, on est encore ouvert, on a pu garder et payer le staff pendant tout ce temps, et aujourd'hui on bénéficie d'une clientèle fidèle qui continue de nous supporter. On a réussi à s'affranchir de notre dépendance au tourisme et grâce aux aides financières Covid, à un propriétaire supportive et à une équipe de choc, on est encore debout aujourd'hui et plus busy que jamais !

 

Nicolas Roger en plein discours

Nicolas Roger

Responsable des éditions Australie et Nouvelle-Zélande @ lepetitjournal.com I Co-fondateur @ KIWIFRENCH.co.nz
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Nicolas Roger

Rédacteur en chef de l'éditon Auckland.

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