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POLOGNE-JAPON (0-1) - La Pologne retrouve la victoire, pas l’honneur

Par Hervé Lemeunier | Publié le 29/06/2018 à 00:00 | Mis à jour le 29/06/2018 à 11:15
POLOGNE-JAPON

Dans un match où seul l’honneur importait du côté polonais, les hommes d’Adam Nawałka ont voulu assurer l’essentiel en s’imposant face au Japon. De ce côté-là, mission accomplie pour les Polonais, grâce à l’unique but du match signé Jan Bednarek. Pour ce qu’il est d’honneur, on peut encore le chercher longtemps, mais certainement pas à la Volgograd Arena où se déroulait le dernier – et triste – match de la Pologne dans ce mondial russe.

 

La Pologne petit bras, le Japon petit joueur

 

Du passé, faisons table rase. Les onze bonshommes sur le pré face à la Colombie ont échoué lamentablement ? Ceux qui les ont précédé face au Sénégal n’avait guère fait mieux ? Laissons les joies du Mondial à d’autres. Łukasz Fabiański remplace Szczesny dans les cages, et le martyr Kamil Glik revient consolider l’arrière-garde polonaise aux côtés d’un Rafał Kurzawa qui ne joue pas au PSG. Plus étonnant, le Japon décide également de se passer de ses stars, quand bien même sa place pour les huitièmes de finale n’était pas encore garantie. Passée la surprise des équipes-types couchées avant le match, le soufflé pouvait retomber. Sous la chaleur continentale de Volgograd, les nouveaux venus comme les ténors ont eu bien du mal à se montrer inspirés offensivement. Ça commence à être une habitude : le jeu polonais est stéréotypé, statique et fait de possession stérile. On a le droit à un quota d’une occasion par demi-heure : dommage qu’un match ne dure pas 3h30. Il n’y a guère que Kamil Grosicki et ses canes inépuisables pour égayer l’attaque polonaise. C’est d’ailleurs l’ancien Rennais qui s’offrira la meilleure opportunité de la première période, avec une tête surpuissante à la réception d’un centre de Piotr Zieliński, qui vient buter sur le gardien japonais Kawashima.

 

Une victoire mais beaucoup d’interrogations

 

Le reste ? Plus rien, si ce n’est le magnifique but de Jan Bednarek, à l’heure de jeu. Idéalement servi par Kurzawa, jusque là en panne sèche d’idées, le défenseur polonais place une reprise du plat du pied imparable. Le Japon virtuellement éliminé, l’espoir de voir le match s’emballer germait enfin dans les têtes d’un public engourdi par la chaleur et l’ennui mortel. Las : dans l’autre match du groupe, la Colombie ouvre le score quelques minutes plus tard et retient par la manche le Japon dans le wagon des qualifiés. Il n’en fallait pas plus pour que les Samouraï Blue cadenassent le dernier quart d’heure à base de passes honteuses dans leur moitié de terrain, afin de défendre une défaite salvatrice. Le tout sous les yeux d’Aigles bien passifs et de sifflets descendant des travées du stade. Voilà les derniers instants de la Pologne dans ce Mondial. On a déjà vu plus belles fins.

 

Il y a bien eu la sérénité de Łukasz Fabiański, qui a dû s’imposer face à Usami en première période, ou encore une certaine complicité offensive entre Grosicki et Zieliński. Pour le reste, on ne gardera pas grand souvenir de cette campagne russe du côté de la Pologne, qui n’arrive plus à s’extirper des poules d’un Mondial depuis désormais 32 ans. Qu’il est loin, le temps où la Pologne faisait trembler le monde du football. Celui du grand ménage de printemps, lui, est enfin arrivé. Et il a deux ans pour redorer le blason polonais, avant l’Euro 2020.

 

 

 

 

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