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ACTUALITÉ - La revue de presse

Par Lepetitjournal.com Varsovie | Publié le 08/01/2018 à 00:00 | Mis à jour le 08/01/2018 à 00:00
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Lepetitjournal.com/Varsovie reprend du service en ce lundi 8 janvier et vous propose de faire un point sur l’actualité de ces derniers jours !

Calendrier politique de l’année 2018

Rzeczpospolita informe que le début de l’année 2018 sera dense en événements politiques, avec le remaniement du gouvernement et le début du marathon électoral, qui commencera avec les élections municipales et régionales. Le journal évoque également la visite du Premier ministre Morawiecki en Hongrie (voir ci-dessous : Déplacement du Premier ministre à Budapest le 3 janvier) ainsi que l’entretien de M. Morawiecki le 9 janvier avec le président de la Communauté européenne, Jean-Claude Juncker.

Le journal prévoit une importante crise dans le secteur de la santé qui sera la conséquence des revendications non satisfaites des jeunes médecins qui ont entrepris en octobre 2017 une longue action de grève de la faim pour demander aux autorités une augmentation des dépenses pour la santé publique et des salaires.

Au cours des premières sessions de la Diète, c’est le sujet controversé de l’avortement et le projet de loi déposé par le Comité « Sauvons les femmes » prévoyant une libéralisation de la législation qui fera l’objet des débats parlementaires.

Polska The Times souligne lui aussi l’important enjeu des élections régionales et municipales qui ouvrent un cycle électoral (les législatives et les européennes en 2019 et les présidentielles en 2020) et constate que les élections de 2018 seront un premier vrai test pour le PiS qui, selon les sondages, peut compter sur un bon résultat et obtenir la majorité des mandats dans presque toutes les diétines (conseils régionaux). Le parti est bien consolidé et avec un nouveau Premier ministre a des chances de conquérir un nouvel électorat plus modéré, d’habitude plus enclin à choisir la PO ou Nowoczesna. Néanmoins, le PiS ne compte pas assez d’élus locaux suffisamment connus pour remporter les élections dans les grandes villes… Le même journal dénonce la faiblesse de l’opposition qui reste divisée et fragilisée sans aucun programme à proposer, à part celui de vouloir « écarter le PiS du pouvoir ».

Un autre sujet qui continuera à alimenter les débats en 2018 sera la réforme de la justice et les actions qui la suivront, telles que la nomination du nouveau Conseil national de la magistrature (KRS) et les changements à la Cour suprême (SN).

Enfin, au niveau international, le grand défi pour le gouvernement polonais sera de gérer le conflit avec l’Union Européenne et de trouver des partenaires pour bloquer la procédure européenne sur l’Etat de droit, déclenchée contre la Pologne. Un défi de taille car lié à un autre enjeu, celui des fonds dont bénéficiera la Pologne dans le prochain cadre financier pluriannuel.

29 décembre

 

Déplacement du Premier ministre à Budapest le 3 janvier

Les journaux rendent compte largement de la première visite du Premier ministre polonais à l’étranger, qui s’est rendu le 3 janvier à Budapest. Dziennik-Gazeta Prawna remarque que contrairement à ses prédécesseurs, M. Morawiecki marque son début à l’étranger non pas par une visite dans les plus influentes capitales européennes mais en se rendant en Hongrie, qui n’est que onzième sur la liste des partenaires commerciaux de la Pologne.

« Orban sauvera la Pologne à Bruxelles » écrit Rzeczpospolita en soulignant que la Hongrie reste l’allié clé de la Pologne dans le conflit avec Bruxelles sur l’Etat de droit. Même si cette question n’a pas été évoquée par les deux hommes politiques lors de la conférence de presse, le Premier ministre Orban, dans une interview exclusive pour TVP, a réaffirmé son soutien pour la Pologne : « La Hongrie est avec la Pologne. L’actuelle procédure de la Commission européenne est injustifiée et incorrecte ».

Cependant Dziennik Gazeta Prawna, dans son commentaire, relève que la partie polonaise a essayé de minimiser l’importance du sujet de l’article 7 au profit de la coopération économique et l’importance de l’Europe Centrale au sein de l’UE. Selon Mateusz Morawiecki, ce groupe « assure une croissance économique forte à l’UE, la sécurité, la stabilité politique et une approche très pro-européenne ». Le Premier ministre Orban a vanté le succès économique de la région « qui existe entre le monde russe et allemand » en soulignant que le groupe de Visegrad a des échanges commerciaux plus importants avec l’Allemagne que ceux entre l’Allemagne et la France.

Gazeta Wyborcza adopte un ton plus négatif en s’interrogeant sur l’objectif de cette visite. Le Premier ministre polonais est allé chercher un partenaire qui constituerait un contrepoids à la dominance économique allemande et énergétique russe alors que Budapest « est le modèle clair de dépendance à l’égard de ces deux pays ».

En revanche, le quotidien catholique Nasz Dziennik se félicite de cette visite qui montre que « les Hongrois voit en la Pologne le leader régional » et souligne la coopération stratégique qui s’y profile, notamment dans le cadre du projet « Trois Mers ». Le quotidien note que la Pologne et la Hongrie s’inquiètent des tentatives de marginalisation de l’Europe centrale et orientale dans l’UE face aux nouveaux projets de réforme.

Tous les journaux soulignent la convergence de deux pays sur la crise migratoire. « Le vent tourne dans notre direction » a déclaré M. Morawiecki en ajoutant « nous ne changeons pas notre politique en matière migratoire ». « La politique migratoire européenne ne fonctionne pas, c'est un échec spectaculaire. Il est clair que les peuples européens ne veulent pas d'immigration, même si plusieurs dirigeants continuent à promouvoir cette politique qui a échoué » a réitéré son homologue hongrois Viktor Orban.

5 janvier

Adhésion de la Pologne à la zone euro

Des économistes reconnus signent une lettre ouverte au Premier ministre en vue de l’adoption de la monnaie unique. « Il n’y aura pas d’Union européenne à deux vitesses. Le seul avenir est dans la zone euro élargie. La Pologne devrait participer à ce processus si elle veut avoir une influence réelle sur l’avenir du continent. Et encore, si elle veut s’ancrer pour de bon en Europe occidentale. De par notre position géographique, nous n’avons pas le choix : ou nous allons être à l’avenir dans la zone euro, ou bien dans la zone d’influence de la Russie », écrivent les signataires de la lettre parmi lesquels se trouvent, entre autres ,Marek Belka (ancien Premier ministre), Jerzy Hausner (ancien vice-Premier ministre et ministre de l’Economie), Marek Goliszewski (président de Business Center Club), Andrzej Malinowsk (président des « Employeurs de la République de Pologne ») ou encore Henryka Bochniarz (présidente de « Lewiatan » - la plus grande association d’entrepreneurs privés). Ils incitent le Premier ministre à créer un conseil permanent en charge de l’entrée de la Pologne dans la zone euro.

La lettre est publiée en une de Rzeczpospolita dont le rédacteur en chef observe dans son éditorial que face à la concurrence de l’économie américaine et chinoise, la chance du Vieux Continent est dans une intégration rapide et dans un marché unique construit autour de l’idée de la libre circulation des personnes et des capitaux. « Paris et Berlin le comprennent bien […] De nouveaux leaders européens, comme Emmanuel Macron, ont même fait de l’intégration approfondie leur étendard et il faut être vraiment aveugle pour ne pas s’en apercevoir », remarque M. Bogusław Chrabota. Selon lui, à part les avantages économiques, l’adhésion à la monnaie unique apporterait également des atouts politiques à Varsovie qui serait alors au « centre du projet commun » et non plus « en marge ».

2 janvier

 

« La police verte » du ministre de l’environnement

Gazeta Wyborcza informe que depuis quelques mois l’Inspection Principale de la Protection de l’Environnement (GIOS) travaille sur la formation d’une Agence de Sécurité de l’Environnement (ABE). Le journal précise que « la police verte » de Jan Szyszko, ministre de l’Environnement, pourrait utiliser une arme à feu à l’encontre des gens ou de chiens de garde des usines ou des dépôts, envoyer des drones sur les zones suspectes ou entrer à chaque moment dans une usine ou une maison privée en cas de « d’actions suspectes contre l’environnement ». Gazeta Wyborcza dénonce le fait que les agents de l’ABE pourraient avoir accès et être en possession de données sensibles sur les citoyens et entreprises mis en cause. Le journal souligne que la nouvelle agence du ministre de l’Environnement coopérera avec toutes les institutions et services publics. Selon un militant d’une institution de protection de la nature et de l'environnement cité par le journal, la création de « cette nouvelle formation paramilitaire », hormis le fait qu’elle sera très coûteuse, pourrait servir d’instrument de lutte et être une forme de pression contre les écologistes défendant la forêt de Białowieża, par exemple, ou encore « les élus locaux insoumis » et pourrait facilement conduire à la faillite des entreprises honnêtes si elle décide de bloquer leurs activités.

27 décembre

 

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