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AFFAIRE ASUNTA - L'ex-consule de France en Galice, mise en examen

Par Lepetitjournal Valence | Publié le 29/09/2013 à 22:00 | Mis à jour le 30/09/2013 à 02:02

C'est le fait divers qui a choqué toute l'Espagne. Dimanche 22 septembre, le corps de la petite Asunta Porto Basterra était retrouvé sur un chemin forestier de Teo, non loin de Saint Jacques de Compostelle. Suspects principaux, les parents adoptifs de la fillette de 12 ans ont été mis en examen. La mère, Rosario Porto, a été consule de France de 1996 à 2006.

(Photo Creative Commons rivo)

Une petite fille d'origine chinoise, adoptée par un couple de l'élite de Saint Jacques de Compostelle et retrouvée assassinée : l'affaire avait de quoi faire parler d'elle. Elle a fait beaucoup couler d'encre cette semaine. Le cadavre de l'enfant a été retrouvé dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22, sur un chemin forestier de la ville de Teo. La disparition de la fillette avait été signalée par sa mère, quelques heures auparavant. L'autopsie a révélé que la fillette avait été attachée et droguée, avant d'être asphyxiée.
Au fil de la semaine, l'enquête s'est poursuivie, mais dès le 24 septembre, la mère d'Asunta, Rosario Porto, a été mise en garde à vue, les enquêteurs pointant du doigts des contradictions dans ses témoignages. Le lendemain, c'était son ex-mari, Alfonso Basterra qui était arrêté. Entendu par un juge le vendredi, les parents adoptifs d'Asunta ont été mis en examen et écroués, le soir même.

La mère, principale suspecte
Rosario Porto, avocate de profession, avait exercé pendant dix ans (de 1996 à 2006) en tant que consule honoraire de France en Galice. A ce titre, elle était en charge de la protection des ressortissants français de la région, ainsi que de leurs intérêts, et s'occupait de promouvoir les liens entre les autorités françaises et le gouvernement de Galice. Ses liens avec la France remontaient par ailleurs à plus loin, Rosario ayant fait une partie de ses études de droit de l'autre côté des Pyrénées. Lorsque son mandat s'était terminé, en 2007, elle avait été décorée de la médaille de l'ordre national du mérite par les autorités françaises, en présence du consul général de l'époque, Thierry Frayssé, basé à Bilbao. Détenue comme principale suspecte avec son ex-mari, elle risque la prison à perpétuité, si jamais elle était reconnue coupable du meurtre.

Léa SURUGUE (www.lepetitjournal.com ? Espagne) ? Lundi 30 Septembre 2013
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