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UNIVERSITE – Beaucoup d’appelés et peu d’élus

Par Lepetitjournal Turin | Publié le 08/04/2014 à 22:45 | Mis à jour le 09/04/2014 à 01:08

L'heure du bac approche à grands pas pour les lycéens italiens. Pourtant, plus de  60.000 d'entre eux ont planché hier sur le test d'admission à la Faculté de médecine, espérant obtenir l'une des 10.000 places disponibles. En raison du nombre limité de places, ils n'ont qu'une chance sur six d'être admis. Retour sur une méthode qui est loin de faire l'unanimité.

Les lycéens italiens sont invités à oublier momentanément leur futur proche, ce baccalauréat ? en italien esame di Stato ou esame di maturità ? qui les attend dès le mois de juin, pour se projeter vers un avenir plus lointain, celui de leurs études universitaires. Il ne s'agit pas d'une simple inscription (c'est le lot commun de tous les lycéens du monde) mais des examens d'admission aux différentes facultés qui prévoient un nombre de places limitées : médecine, chirurgie dentaire, médecine vétérinaire et architecture. Pour la première fois en effet, ces tests se déroulent au mois d'avril et non après les résultats du bac, ce qui n'a pas manqué de susciter la grogne des enseignants italiens qui ont vu un certain nombre d'élèves de dernière année délaisser la préparation de leur diplôme de fin d'études secondaires pour se consacrer à ce fameux test. C'est la Faculté de médecine qui a inauguré la série le 8 avril, aujourd'hui c'est le tour des aspirants vétérinaires. Les architectes en herbe, quant à eux, passeront ce test demain, le 10 avril. Les universités privées n'ont pas été en reste, puisque la célèbre université Bocconi de Milan a organisé un premier test au mois de février et en a prévu un deuxième courant mai.

60 QCM
En quoi consiste cet examen ? Le test d'entrée aux différentes facultés est composé de soixante questions qui se présentent sous forme de questions à choix multiple (pour chaque question, il y a cinq options possibles), divisées en trois grands domaines : une série de questions de culture générale, une série de questions spécifiques à la faculté sélectionnée (exemple, la biologie pour le test de médecine) et enfin une série de questions portant sur les facultés logiques du candidat. Cette année, les questions spécifiques ont été mises à l'honneur, ce qui n'a pas empêché les étudiants de trouver particulièrement difficile la partie réservée à la culture générale. Ces dernières présentaient des questions aussi diverses que la procédure à suivre pour réviser un article de la constitution ou sur l'auteur de la notion historique de "court XXe siècle".

Une méthode de sélection critiquée
Certains, comme Alberto Zangrillo, directeur du service de réanimation et d'anesthésie à l'Institut scientifique universitaire San Raffaele de Milan, connu comme "le médecin de Berlusconi", ne mâche pas ses mots : il a en effet comparé ces tests aux jeux et aux passe-temps de l'hebdomadaire La settimana enigmistica, l'équivalent italien du magazine Télé 7 Jeux. Pour lui, ils ne permettent pas de sélectionner ceux qui pourraient devenir les bons médecins de demain. On peut en effet se demander quel est l'intérêt d'un tel test : jusqu'à l'année dernière, on ne prenait pas en compte uniquement le résultat au test d'admission ; le contrôle continu et les notes obtenues au bac permettaient d'équilibrer un résultat souvent aléatoire. Cette année, l'admission se fera uniquement en fonction des résultats au test car on a estimé que le système précédent était source d'injustice en raison de la disparité entre les lycées et les notes qu'ils attribuent. Un problème dont la ministre de l'Education Stefana Giannini est bien consciente : elle a en effet déclaré qu'elle avait l'intention de peser le pour et le contre du recours aux tests et de la période choisie, tout en essayant de réfléchir au meilleur moyen de prendre en compte le parcours scolaire de chaque élève : "le test isolé risque de mettre en jeu la vie d'une personne en un seul jour, ce qui n'est pas acceptable", a-t-elle déclaré au cours d'une interview pour Radio 24.  
Christine Correale (www.lepetitjournal.com/Turin) mercredi 9 avril 2014

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