Édition internationale

ECONOMIE - Une société française soutient les producteurs laitiers

Écrit par Lepetitjournal Tunis
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 18 juin 2013

Les producteurs laitiers tunisiens bénéficient rarement d'un appui technique pour améliorer leurs rendements. Depuis un an, l'entreprise française Sanders, spécialiste de l'alimentation animale, a mis un place un programme pour « tirer les petits éleveurs vers le haut »


Installée en Tunisie depuis trois ans, la société Sanders vend des sacs de nourriture pour bétail, qu'elle expédie par camion aux quatre coins du pays. Depuis un an, elle offre aussi son expertise aux éleveurs qui le lui demandent, en mettant à leur disposition des outils d'analyse et de suivis précis.

De l'herbe verte, de la paille, du foin de luzerne? la qualité de l'alimentation qu'un éleveur peut offrir à ses bêtes varie en fonction des saisons. En été, l'herbe devient plus rare et moins riche. Le concentré livré peut alors représenter jusqu'à 50% de l'apport en nourriture des animaux.

Embauche des jeunes diplômés

Depuis quelques mois, en lieu et place de représentants commerciaux, Sanders recrute de jeunes ingénieurs agronomes. L'entreprise les envoie quelques mois en France pour se perfectionner avant de les lâcher sur le terrain.

A l'initiative du programme, François Bloc ne tarit pas d'éloge sur les ces jeunes diplômés « curieux et sans à priori », qu'il accompagne régulièrement dans leurs tournées : « Je veille à ce qu'ils discutent directement avec les producteurs, qu'ils voient vraiment les vaches, c'est cette proximité qui fait que ca marche. Les éleveurs n'ont besoin ni des businessmen ni de donneurs de leçon ».

Pour Sanders, ce service offert gratuitement aux éleveurs s'inscrit aussi dans une stratégie bien précise. « C'est un moyen de fidéliser notre clientèle, un programme ?gagnant ? gagnant' » explique François Bloc, qui reprend sa casquette de commercial. « Au final, ces outils d'analyse permettent à l'éleveur d'avoir une production de lait quasi constante toute l'année et donc de sécuriser ses revenus. Ca lui permet de grandir, et nous avec lui ».


Avec les représentants de Sanders

Entre les petits exploitants, le bouche à oreille fonctionne et Sanders gagne peu à peu des parts de marchés.

Souvent, en fin de visite, éleveur, technicien et commercial échangent sur ce qu'il faudrait améliorer dans la filière. Cette année, une concertation nationale entre syndicats agricoles, administrations et entreprises laitières doit mettre sur la table certains problèmes rencontrés par les petits producteurs, une démarche dont se félicite François Bloc « L'idéal est de raisonner verticalement, en terme de filière, car tout le monde est interdépendant. La chaine va du fournisseur d'aliments, comme nous, jusqu'aux gros industriels, comme Danone. Si l'on tire les petites structures vers le haut, c'est tout le secteur qui va aller de l'avant ». Été comme hiver.

La rédaction (www.lepetitjournal.com/tunis) mardi 18 juin 2013

logofbtunisie
Publié le 17 juin 2013, mis à jour le 18 juin 2013
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