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TRADITIONS - Savoir-faire ancestral, métiers disparus

Par Lepetitjournal Tunis | Publié le 04/04/2017 à 00:00 | Mis à jour le 04/04/2017 à 08:05


Lorsqu'on commence à visiter la Tunisie, on est surpris de découvrir, au détour d'une rue de la médina ou d'un quartier populaire, des petits métiers qu'on pensait disparus ou des marchands insolites qu'on ne trouve pas ailleurs

Le tigeur

Il découpe le cuir selon la forme de la chaussure et grâce à une forme de la taille désirée. Puis il assemble toutes les parties à la semelle, cousues à la main. Autrefois, les étapes se divisaient en 3 métiers distincts. On trouve encore des tigeurs dans la Medina qui fabriquent principalement des sandales ou des ballerines.

Le cordonnier ambulant

Il travaille à même le sol ou avec une installation et des outils sommaires. Pour une somme modique, il remplace ou répare talons ou semelles. Autrefois, il assemblait les pièces du tigeur.

Le cireur de chaussures

Courant dans le quartier de Lafayette ou du Passage à Tunis et près des grands hôtels, munis de leurs petites pierres multicolores pour camoufler les éraflures et de leur savoir faire inimitable !

Le rémouleur


Il vous interpelle depuis la rue pour aiguiser vos ciseaux, couteaux, outils.

Le mouleur

Vous lui apportez café, maïs, blé, orge ... il moud tout ce que vous désirez.



Le ferblantier

Dans les quartiers populaires, le ferblantier répare casseroles, couscoussiers, cuisinières, faitouts ....

Le ciseleur

Bien connu des touristes dont il accompagne la balade dans les souks au son de son petit marteau, le ciseleur grave inlassablement des assiettes et plateaux de cuivre, mais aussi de véritables tableaux.

Le Roubavikia, issu de l'italien "robba vecchia" est un ambulant qui muni de sa charrette récolte des objets anciens, couvertures, vêtements, petits meubles, réchauds, et les revends dans la rue. Il s'annonce donc au cri de "roubavikia, roubavikia"

Le vitrier

Comme le rémouleur, il utilise un cri très spécial pour vous prévenir de son passage.
On en voit encore, mais très rarement dans certaines villes de France, dont Paris ... mais si, mais si !

Bon appétit !


Le marchand de bambaloni

Incontournable à Sidi Bou Said et Hammamet, le marchand vous rassasie en un tournemain, d'un énorme beignet soufflé, le fameux "bambaloni" bien sucré. A essayer absolument !

Le pâtissier ambulant

Typique de la Medina, il promène sa charrette-vitrine en bois, chargée de petites boules à base de sésame grillé, zgougou, et d'autres étrangetés, difficiles à trouver ailleurs ... à goûter

Les variantes sont bien sûr le nougat et les pralines ...

Dans les souks et près de friperies, on trouve de nombreux marchands ambulants spécialisés dans les coupe-faim insolites !


les coeurs de fenouil au citron
les quartiers de noix de coco
le maïs grillé
les figues de barbarie épluchées
les macarons
les mlaouis nature ou harissa
la citronnade
le thé à la menthe

montreur d'ours - crédit photo : captunisie.org

Les métiers disparus :

Le vendeur de jaune d'oeuf. Les pâtissiers n'utilisant pas toujours le jaune, un "casseur" vendait le jaune tout frais aux passants sur le bord de la route et récoltait le blanc pour l'usage commercial

Le berger qui se promenait avec ses chèvres dans les ruelles et vendait le lait servi directement du pis !

et bien sûr ... le montreur d'ours !

Isabelle Enault (www.lepetitjournal.com/tunis) mardi 4 avril 2017

 

 

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