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TRADITION - Le nouvel an Amazigh

Par Lepetitjournal Tunis | Publié le 09/01/2018 à 00:00 | Mis à jour le 09/01/2018 à 00:00
AMAZIGH

Longtemps marginalisés par l'ancien régime acquis à l'idéologie arabo-musulmane, les Imazighen en Tunisie tentent aujourd'hui de redonner corps à leur histoire et leur identité au sein de la société tunisienne


Le 12 janvier sera fêté le début de la nouvelle année amazigh Yennayer 2968.

Dans certaines régions, elles se prolongeront une semaine.

C'est la culture la plus ancienne du Maghreb. Leur langue est le Tamazight, également appelée "berbère". En Tunisie, elle se transmet encore dans certaines familles, mais de plus en plus rarement. Le berbère ou tamazight possède son propre système d'écriture, celui que les Touareg ont conservé : le tifinagh.

Les Imazighen sont environ 45 millions répartis entre l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, le Mali, l'Egypte, le Niger et les Iles Canaries. Les Berbères sont estimés à 3% de la population en Tunisie, contre 25 à 30% en Algérie et 40 à 50% au Maroc

Ils forment un groupe d'ethnies autochtones d'Afrique du Nord. Ils occupaient jadis un large territoire depuis l'Ouest de la vallée du Nil jusqu'à l'Atlantique et l'ensemble du Sahara et y fondèrent de puissants royaumes. Connus dans l'Antiquité sous les noms de Libyens, Maures, Gétules, Garamantes ou Numides.

Sur le plan des croyances religieuses, les Amazighs ont successivement connu l'animisme, le paganisme, le judaïsme, le christianisme et l'islam. Mais quelle que soit la religion adoptée, celle-ci est toujours adaptée aux valeurs de liberté, de tolérance et de non-violence qui caractérisent ce peuple. Aujourd'hui, même si la religion musulmane est dominante, elle ne constitue pas l'unique référence. La société et la culture amazighes sont fondamentalement laïques car l'organisation sociale, le pouvoir, l'autorité, le droit amazigh (azref) et la gestion des affaires publiques ne sont pas liés à la religion.

En Tunisie, pays arabophone à 98 %, le chelha est parlé dans les villages semi-berbérophones du sud : Chenini, Douiret, Matmata, Tamezrett, Ghomrassen, ainsi que dans quelques villages de l'île de Djerba (surtout Guellala/Iqellalen, Ajim, Sedouikech/Azdyuch, Ouirsighen/At et beni maaguel/Ursighen), et les régions de montagnes a Gafsa ou Sbeïtla.

Le Maroc a reconnu la culture amazigh et la langue Tamazight est reconnue dans la Constitution comme langue officielle. La culture amazigh est reconnue comme composante la culture marocaine. Le terme "Maghreb Arabe" a été refusé par le Maroc à ce propos, et  le terme "Union Maghrébine" a été requis, afin d'inclure tous les peuples maghrébins.

L'«Association tunisienne de culture amazigh» ATCA, a obtenu son visa le 30 juillet 2011 et oeuvre à préserver le cachet architectural de villages amazighs tunisiens pour qu'ils soient inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, à sauvegarder les us et coutumes authentiques et à combattre l'image stéréotypée ainsi que les préjugés concernant les Amazighs tout en contribuant à la construction d'une culture tunisienne cohérente, basée sur la diversité, la différence et la participation, sans exclusion ni marginalisation.

L'Association a plusieurs objectifs dont celui de mettre en valeur le patrimoine amazigh de la Tunisie, de le développer et de le faire connaître à l'intérieur du pays et à l'étranger, de le valoriser et de l'exploiter au service du développement intégral, notamment dans les régions amazighophones, d'encourager les recherches, les études et la production se rapportant à la culture amazigh, d'organiser des évènements dans ce domaine, de relancer l'usage de l'écriture "Tifinagh" en tant qu'outil d'expression et de transcription graphique de la langue Amazighe.

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