Dimanche 29 novembre 2020
Édition Internationale
Édition Internationale

Candidat

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Pettigrew-Leydier
Makati
Philippines
Education, Entrepreneur, Innovation, Autre domaine
Une succession d’expériences qui mènent à la réussite

En 2012, lorsque Eugénie a quitté le Québec, elle savait qu’elle partait pour de nouvelles aventures, en laissant de côté son projet d'ouvrir une entreprise en orthopédagogie avec son amie Marie-Eve. Elle était prête à travailler ailleurs, en découvrant d'autres cultures et en partageant ses approches pédagogiques. Elle était curieuse de découvrir le fonctionnement du système scolaire français, probablement dû à ses origines.

Elle a commencé en tant qu’auxiliaire de vie scolaire, à Toulouse. Elle a pris en charge deux élèves avec un profil d’apprentissage particulier. Elle s’investissait avec les enseignantes pour apporter un soutien de qualité. L’année scolaire suivante, elle a enseigné à deux élèves, à la maison, en Australie. Le lien était très fort et les progrès, très émouvants. Elle a développé son intérêt envers à la communauté française à l’étranger et elle a décidé de postuler pour travailler dans un lycée français à l’étranger. Elle a obtenu le poste d’enseignante à la maternelle dans l’un des Lycées Français du Paraguay, où elle a pu découvrir le bulletin officiel. Elle en a profité pour voyager en Amérique du Sud et pour apprendre l’espagnol ! Ensuite, elle a voulu découvrir l’Asie, un continent qui lui était inconnu. Elle est arrivée à Manille, aux Philippines, où elle a continué à être enseignante avec les petits, mais dans un établissement beaucoup plus grand.

Aux Philippines, elle a fait sa place ; du poste d’enseignante, à la création d’un poste dans son domaine de compétence, en orthopédagogie, et d’une prise en charge à mi-temps est devenue un temps complet. Les besoins étaient nombreux et la ressource se disait précieuse. Les élèves démontraient des progrès énormes et les enseignants ont appris à aimer l’aide apportée pour mettre en place les adaptations pour les élèves qui ont des besoins éducatifs particuliers. Ce n’était pas rose et facile tous les jours, mais elle a été positive et persévérante. Il est question d’une belle victoire pour les élèves du LFM.

En voyant le succès se développer à Manille et en parlant avec d’autres enseignants, lors d’un stage de deux semaines, organisé par l’AEFE, à Amiens, elle a décidé de retourner aux sources, tout en poursuivant son avancée : créer une entreprise pour venir en aide aux élèves expatriés qui vivent des difficultés d’apprentissage, afin qu’ils puissent bénéficier d’une ressource stable et professionnelle, peu importe le pays dans lequel ils habitent.


Le numérique : un argument pour une prise en charge optimale des élèves à l’étranger !

Eugénie est très fière d’avoir créé AIDEOR, en utilisant la technologie numérique pour proposer des séances en ligne. Elle y voit plusieurs avantages : la routine du quotidien et le confort de la maison sont favorisés, la fatigue et la perte de temps liée aux déplacements sont évitées, les séances lors des vacances et des maladies bénignes sont maintenues, l’attirance du numérique favorise et facilite l’utilisation de logiciels d’aide en lecture et en écriture.

Il est question d’une entreprise très récente, avec un grand potentiel de développement, qui a beaucoup d’ambitions et qui transmet l’espoir de la réussite dans les études. Actuellement, les membres recrutés montrent une personnalité de qualité. Ils ont un diplôme universitaire pertinent et sont professionnels. Ils interviennent en tant que consultants et sont guidés pour respecter la vision d’AIDEOR. Ils sont Français ou Canadiens francophones du Québec, et résident à Paris, à Québec, à Ho Chi Minh et à Manille.

Le concept est d’utiliser les compétences et le temps de chacun en fonction de son lieu de résidence. Par exemple, une orthopédagogue résidant en France interviendrait en avant-midi, lorsque les enfants sont à l’école, avec un élève qui a des besoins éducatifs particuliers, en Asie, en après-midi.

Les élèves, quant à eux, sont de nationalités différentes : Français, Philippins, Indiens, Chinois, etc. et sont scolarisés dans un Lycée Français (Singapour, Manille, Valence, etc.), dans une école internationale (ISM, BSM, JIS, etc.) ou dans un établissement local lors d’un retour dans le pays d’origine (collège en France). Ce qui les unit est le fait que les services d’AIDEOR les amènent à une situation scolaire allant vers la réussite.

Durant ce mois de janvier, le site Internet est refait à neuf, avec l’aide de deux professionnels : un « web developer » et une « web designer ». Une plateforme interne nommée « learnspeed » est en train d’être programmée pour la gestion des élèves, des parents et des professionnels. Une compagne de levée de fonds pour un organisme soutenant les troubles déficitaires de l’attention a été organisée. Des thématiques de conférences sont notées et une idée d’application se dessine, mais l’entreprise doit être patiente, pour avoir suffisamment de financement pour continuer d’aller de l’avant. Bref, les idées foisonnent !

Les expériences vécues mènent à la création de cette entreprise exceptionnelle, pour réponde aux besoins des enfants expatriés qui vivent des difficultés scolaires, en étendant la pratique en orthopédagogie à l’étranger. Eugénie souhaite que l’entreprise devienne la référence d'aide pour toutes ces familles qui s'expatrient et pour toutes ces écoles qui se demandent comment apporter un accompagnement de qualité aux élèves qui en ont besoin. Comme je le dis souvent aux élèves : « Avec patience et persévérance, nous atteignons la réussite ! »