Dimanche 29 novembre 2020
Édition Internationale
Édition Internationale

Candidat

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Saikal
Canberra
Australie
Education, Autre domaine
Je suis fière d’avoir encouragé mes apprenants à :
1- Réaliser le journal de leur classe en français ou en bilingue.
2- Participer activement à la semaine de la francophonie en travaillant autour de : Dis-moi dix mots et gagner le premier prix de L’Alliance française de Canberra.
3- Mettre en place des expositions à l’occasion de la semaine de la francophonie.
4- Présenter des sketchs en bilingue ( français et anglais ) devant l’assemblé de l’école.

A Kaboul

En 1969, quand j’étais élève en dernière année au lycée francophone de Kaboul ( Lycée Estéqlal ), j’avais déjà en tête l’idée de faire un journal des élèves de mon école et pour la première fois, j’ai réussi à publier sous ma responsabilité le premier numéro du journal en bilingue ( français – farsi ).Ce journal qui portait comme titre : Lycée Estéqlal a été publié en plusieurs exemplaires grâce à une machine du Gestetner qui se trouvait à l’époque dans la salle des professeurs français.
Je me souviens très bien que dans le premier numéro de ce journal, j’avais mis l’histoire du lycée en français et farsi. Le principal quotidien national de Kaboul (Anisse ) a recopié et rediffusé cette histoire en félicitant le lycée Esteqlal.
Plus tard après avoir terminé mes études en France, je suis devenu professeur de français au lycée Estéqlal où j’étais élève et ensuite à l’universté de Kaboul et au centre pédagogique franco-afghan.

En France

Entre 1983 et 2001, j’ai travaillé en tant que formateur/professeur au centre des réfugiés (Forum réfugiés ) à Villeurbanne, à la société d’enseignement professionnelle du Rhône (la SEPR ) et au Greta. Lorsque j’enseignais le français et la vie sociale aux réfugiés de quatre coins du monde, j’ai senti qu’ils avaient besoins de réaliser un journal interne. Après avoir discuté avec eux, ils ont choisi le mot RENCONTRE comme titre pour leur journal. Cela leur permettait d’écrire des textes en français sur les sujets qu’ils préféraient. Cette idée a été accueillie non seulement par l’ensemble des réfugiés mais aussi par la direction et l’équipe des salariés qui aidaient les réfugiés dans leurs démarches concernant la santé, le travail, le logement, etc…

En Australie

J’ai enseigné le français pour plusieurs années en Australie dans différents établissements où le projet de la réalisation du journal de classe a été bien accueillie. En 2006 et 2008, mes étudiants de l’Alliance française de Canberra étaient fières d’avoir réalisé leurs magazines de classe, intitulés : Samedi matin et Bonjour Canberra. Plus tard, en 2016, une grande partie de mes élèves de l’école secondaire d’Alfred Deakin à Canberra a réalisé un magazine multiculturel ( Bonjour le perroquet ) avec des articles culturels, sportifs, scientifiques, linguistiques, etc…
Ce magazine interne expliquait à quel point les élèves étaient fières d’écrire en français sur le sujet qu’ils aimaient. Beaucoup d’entre eux ont montré leurs talents en français en présentant des sketchs devant l’assemblé des élèves à l’école. Par exemple, ils ont joué les Misérables de Victor Hugo en bilingue ( français-anglais ) avec beaucoup de succès. Mes élèves en Australie ont participé aussi activement à la semaine de la francophonie en travaillant autour de Dix-moi dix mots et ils ont gagné trois ou quatre fois le premier prix de L’Alliance française de Canberra et à cette occasion, ils ont mis en place des expositions à l’intérieur de l’école.