TOURISME – Un secteur rentable pour les investissements étrangers

Par Lepetitjournal Téhéran | Publié le 03/10/2016 à 22:30 | Mis à jour le 15/01/2018 à 12:00

 

Suite à l'engouement que suscite actuellement l'Iran dans le secteur du tourisme, il était prévisible que le gouvernement du Président Hassan Rouhani, présente une série de mesures visant à attirer les investisseurs étrangers dans le domaine et notamment celui de l'hôtellerie qui est en pleine expansion afin de faire face à l'afflux massif de visiteurs. Des mesures phares qui montre bien la détermination de l'Iran afin de se positionner en tant que leader régional du tourisme.

Nous ne reviendrons pas sur l'énorme potentiel de l'Iran autant sur le tourisme traditionnel que le tourisme d'affaires, mais il est clair qu'avec des prévisions estimées à plus de 20 millions de visiteurs par an d'ici  2025, le pays expose clairement son ambition de stabilité dans ses relations internationales.

Le Président Rouhani a affirmé cette semaine à plusieurs reprises, l'ambition de son gouvernement sur le sujet en exhortant la communauté internationale à faire preuve de plus d'ouverture en laissant de coté une « Iranophobie » totalement inappropriée à l'heure d'une ouverture raisonnée avec ses partenaires étrangers.

De plus, de nombreux projets privés sont en attente de financement et bénéficient le plus souvent, de l'appui de professionnels de l'architecture ou de l'urbanisme, qui ont certes des idées novatrices mais pas forcément les moyens financiers de les mettre en application.

Des exemptions fiscales attractives et une législation favorable aux investissements :

Mohammad Khazaei, vice ministre iranien de l'Economie a annoncé cette semaine lors d'une conférence sur l'investissement hôtelier à Téhéran,  que toutes les activités liées au tourisme, seraient à 100% exemptées d'impôts sur une durée de 5 à 13 ans. Certes, les détails de ces investissements restent à être fixées au minimum par décret afin de garantir la sérénité des investisseurs, mais avec des déclarations du vice-président iranien Ehsaq Jahangiri qui affirme que les investisseurs étrangers seront traités, je cite « sans discrimination » vis à vis des investisseurs iraniens, on peut espérer une normalisation et une uniformisation rapide dans le secteur.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'Iran dispose d'un arsenal de mesures favorable aux investissements étrangers.  Les clichés actuels résultent en grande partie des sanctions imposées durant la dernière décennie. De nombreuses marques étaient déjà présentes et étaient représentées de façon totalement légales vis à vis des  sanctions mises en place par l'administration américaine.

Un objectif  affiché de 300 nouveaux hôtels dans les 5 années à venir, de nombreux projets privés à l'étude :

L'ouverture internationale a été un point très important du mandat du Président Rouhani, le défi actuel étant de booster l'économie intérieure en créant de nouveaux emplois et en faisant profiter directement une industrie locale. Il faut en effet une répercussion significative de la réouverture afin d'appuyer le programme qui a été mené.  En l'état actuel, le secteur du tourisme est celui qui peut  répondre le plus favorablement à ces attentes afin de permettre une répercussion sociale significative de la levée des sanctions internationales.

La construction rapide de nouveaux établissements hôteliers contribuera à la création d'emplois, non pas uniquement dans le domaine du tourisme, mais dans ceux de l'urbanisme, du bâtiment et des ressources humaines.

De nombreux interlocuteurs locaux et étrangers ont montré leur intérêt pour la filière, des appels de fonds publics et privés ont été lancé et de nombreux projets sont déjà en cours de réalisation. Le potentiel n'est plus à démontrer tant il apparaît clair aux professionnels du domaine.

L'Iran a montré contre toute attente, sa capacité d'adaptation et est actuellement un challenger sérieux du tourisme dans la région. Il semble évident que la frilosité compréhensible des investisseurs, semble s'estomper tellement l'enjeu prend des proportions stratégiques indiscutables.

Le problème bancaire étant le dernier rempart à une expansion  massive dans ce secteur, mais les annonces quotidiennes nous laisse penser que des accords sérieux vont permettre une ouverture permanente pour les investisseurs étrangers.

 Mikael SETTI - (www.lepetitjournal.com/teheran) - mardi 4 octobre 2016

 

 

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