CINEMA - Le film de la semaine : X-Men Apocalypse

Par Lepetitjournal Sydney | Publié le 25/05/2016 à 14:04 | Mis à jour le 06/01/2018 à 22:25

 

Après Deadpool, Batman vs Superman et récemment Captain America Civil War et avant la sortie de Doctor Strange et Suicide Squad, nous avons été voir la dernière production Fox/Marvel : le troisième volet de la deuxième trilogie X-MEN : Apocalypse.  

Après avoir réalisé les deux premiers X-Men en 2000 et 2003 ainsi que le précédent volet: Days of Future Past en 2014, Bryan Singer est de retour derrière la caméra pour clôturer la deuxième trilogie X-Men qui nous faisait vivre la jeunesse des X-Men: Magnéto, Professeur X, Mystique ainsi que Jean et Cyclope dans ce dernier volet. Si le film n'est pas une catastrophe, après avoir les précédents épisodes de la saga, nous étions en droit de nous attendre à mieux. Ce qu'il manque au film, la touche de Bryan Singer comme si ce dernier n'avait pas su exploiter son talent et ce qui a fait le succès de ces précédents films. 

Dans Days of Future Past et même dans Le Commencement, les X-Men étaient confrontés à la politique et à l'histoire : la crise de Cuba dans Le Commencement et les hommes politiques qui essayent de contrôler les X-Men dans Days Of Future Past. Les personnages paraissaient alors plus humains, quelques fois « bêtes de foires » que les autres essayent de contrôler et moins super-héros au-dessus de tout. Dans Apocalypse, l'aspect politique a été complètement occulté créant ainsi un film plutôt manichéen : les gentils X-Men contre le méchant Apocalypse. 

Le méchant, parlons-en. Il se prénomme Apocalypse. Il est le premier mutant originaire d'Egypte antique et est plutôt décevant. Peter Dinklage ayant mis la barre haute dans le précédent X-Men, faire mieux était compliqué. Outre les heures de maquillages et d'effets spéciaux qu'il a dû nécessiter, le personnage est plat. Son ambition : détruire le monde car les hommes ont arrêté de croire en lui. Hormis ce léger complexe de supériorité, il n'y a rien à dire sur lui, pas de personnalité complexe ou tourmentée, aucun point faible, juste sa couleur bleue qui aurait pu en faire un personnage d'Avatar. 

Si le méchant n'a rien d'exceptionnel, les autres personnages sont eux plus complexes et en proie à de véritables questionnement. On retrouve Magneto, interprété par le génial Michael Fassbender qui a réussi à se reconstruire et à se construire une vie de famille dans l'anonymat en Pologne. La spectaculaire scène se déroulant à Auschwitz mettant en scène Magnéto est assez dérangeante et n'apporte rien à l'histoire. Autant dans les films précédents, utiliser Auschwitz avait un sens : comprendre le parcours de Magnéto et sa personnalité, autant ici, Auschiwtz n'est qu'un prétexte à la destruction et n'apporte rien au personnage déjà complexe de Magneto.  

Comme cela a l'air d'être la mode, un nouvel acteur de Game of Thrones rejoint l'écurie X-Men, après Peter Dinklage alias Tyrion Lannister c'est au tour de Sophie Turner alias Sansa Stark de faire partie du casting pour interpréter Jean Grey, personnage clé du film. Pour son premier film d'envergure, elle s'en sort bien et réussi à faire la transition avec les premiers X-Men des années 2000. 

Le film est somme toute un bon divertissant de plus de deux heures, mais ne restera pas dans l'histoire comme le film X-Men majeur, comme avait pu être le précédent. 

La note de la rédaction : 7/10 

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Simon Arrestat, lepetitjournal.com/sydney, jeudi 26 mai 2016

 

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