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DOSSIER - Marion, Itinéraire d’une ViE passionnée à Singapour

Par Lepetitjournal Singapour | Publié le 16/04/2010 à 00:00 | Mis à jour le 13/11/2012 à 15:16

 

Lorsqu'elle termine ses études, en 2007, Marion a déjà un long parcours international et rêve de repartir en Chine. Mais c'est à Singapour,  qu'elle décrochera finalement un VIE, une opportunité en or : ouvrir le premier bureau de Prelytis, une start up française, en Asie Pacifique

Lorsque Marion, enthousiasmée par une première expérience à Shanghai voit disparaître la possibilité d'y retourner une fois ses études terminées, elle se tourne vers Ubifrance , (Agence Française pour le développement international, qui gère en France les VIE- Volontariat International Entreprise) et scrute avec une certaine impatience les offres disponibles. En affinant son projet , elle se rend compte qu'elle aimerait, dans l'idéal, ouvrir la filiale d'une petite société à l'étranger. L'idéal frappe à sa porte sous les traits de Prelytis, une petite société éditrice de logiciel, créée en 2002 par 3 anciens de la société SEMA, pour développer des solutions de tableaux de bord de pilotage de la performance accessibles sur ordinateurs et appareils mobiles. Entre la jeune professionnelle nomade à la fibre d'entrepreneur et cette équipe de jeunes dirigeants, le courant passe immédiatement.

Marion a 25 ans et n'a pas la moindre culture technique.
Qu'à cela ne tienne, elle est embauchée en VIE avec la charge d'ouvrir à Singapour, le premier bureau de la start up en dehors de l'Europe, avec une couverture sur l'ensemble de la région Asie Pacifique.
Entre le début de son VIE et le départ effectif à Singapour, Marion va se former pendant plusieurs semaines sur le produit, participer à la mise au point des webinars et autres moyens de supports commerciaux mis en ligne sur le site internet de la société, et organiser un événement de lancement de Prelitys en Asie, avec le support de l'Ambassade de France.

Elle arrive finalement à Singapour en Novembre 2008, supportée par le CEO de l'entreprise qui passera d'abord plusieurs semaines sur place puis reviendra de manière régulière, notamment pour accompagner sa jeune responsable commerciale lors des échanges avec les plus gros clients.
Marion commence par exploiter les liens générés par la plateforme internet et l'événement organisé avec le support de l'Ambassade de France. Très vite, des grands comptes s'intéressent au produit: "d'une manière générale, je constate que les échanges sont assez ouverts et que les responsables d'entreprise, à Singapour, sont volontiers curieux des nouvelles technologies. Pour autant, les choses prennent du temps et les relations, que ce soit avec les clients ou avec les partenaires potentiels, doivent être tissées dans la durée."

A-t-elle eu du mal à prendre la mesure de sa mission sur place?
Marion semble ne pas vouloir s'attarder sur les obstacles: "vendre du software, c'est difficile, parce que c'est un produit vivant qui s'adapte et évolue de manière régulière. L'une de mes grandes inquiétudes au départ, c'était mon manque de connaissances techniques, surtout lorsqu'il s'agit d'intervenir dans des réunions dans lesquelles il peut y avoir plusieurs experts techniques autour de la table. C'est parfois dur aussi d'être seule, même s'il y a, à distance, un vrai travail d'équipe. En dehors des outils de communication que nous utilisons de manière extensive (Skype,?), je pense que le choix d'installer nos bureaux dans un business centre a été déterminant. Je n'ai pas de problème pour me réveiller le matin et ne manque pas, en général, de motivation, mais c'est quand même sympathique de retrouver d'autres entrepreneurs au début de la journée pour prendre un café, voire pour échanger des idées ou trouver du support."

Pense-t-elle au retour ?

"Pas vraiment, répond l'intéressée, rien n'est jamais exclu mais je ne me vois pas travailler en France pour l'instant. J'aimerais pouvoir continuer le travail engagé au sein de Prelitys au delà de mon VIE. Et si les choses ne pouvaient se faire ainsi, de toute façon, je chercherais à continuer à travailler à Singapour."

Bertrand Fouquoire (Dualexpat-) (www.lepetitjournal.com/Singapour.html) lundi 19 avril 2010

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