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Election Présidentielle à Singapour, les clefs pour comprendre

Par Clémentine de Beaupuy | Publié le 04/09/2017 à 11:07 | Mis à jour le 04/09/2017 à 15:14
Photo : Istana, palais présidentiel, Singapour 
Istana-Singapore

Depuis  le 31 août 17, Singapour est rentrée dans une période d'intérim présidentielle en attendant les élections du 23 septembre. Particularité de cette élection : elle est réservée aux candidats issus de la communauté malaise, suite à un vote du Parlement de novembre dernier.

L'intérim est assuré par le Chairman of the Council of Presidential Advisers (CPA), une position occupée actuellement par M JY Pillay.

A partir du 13 septembre et ce pendant 10 jours, jusqu'à la veille du vote, le 23 septembre les candidats pourront faire campagne, cependant strictement encadrée. Pour cette élection, de nouvelles règles ont été mises en place. Le Premier Ministre Lee avait déclaré devant le Parlement en novembre dernier : « s'il n'y a pas de président d'une communauté particulière pendant cinq termes consécutifs, le prochain terme sera réservé à un président de cette communauté. Cela signifie qu'au bout de six termes, il devrait y avoir au moins un président des communautés chinoises, malaises, indiennes et autres communautés minoritaires, à condition que les candidats qualifiés apparaissent ». Pour cette élection ci, les candidats ne peuvent être que d'origine malaise. Par ailleurs, 2 « débats » télévisés, le 16 septembre  et  le 19 septembre, seront organisés et l'obligation de faire une déclaration d'intention pour les candidats. Les meetings, même s'ils ne sont pas interdits, sont déconseillés par les autorités. Un communiqué de presse du Département des Elections  (ELD) en date du 29 Août a rappelé aux candidats le sens que devrait prendre leur campagne électorale qui «  devrait convenir à la dignité et au rôle du Président" et a ajouté que « le Président de la cité-Etat devrait rester au-dessus de la lutte politique, et ce n'est pas son rôle de soutenir ou de s'opposer au gouvernement ou de faire avancer son propre programme ou ses politiques ». Ces changements ont été apportés pour éviter la campagnes combative et politisée de 2011 qui avait abouti à l'élection du Dr  Tony Tan. 

L'ELD a également prévenu que la publication des sondages de sortie de vote ou des sondages électoraux est illégale à partir du 29 Août jusqu'au lendemain du jour du scrutin. Par ailleurs, les partis politiques ne peuvent pas participer à la campagne en utilisant leurs noms de partis et logos pour l'appui d'un candidat. Et il est précisé que les résidents non singapouriens sont interdits de participer à toute activité électorale.

Trois candidats se sont déclarés auprès des autorités  singapouriennes même si qu'un seul candidat, en l'occurrence une candidate serait automatiquement qualifiée. En effet, Madame Halimah Jacob est la seule parmi les trois candidats aspirants qui se qualifie automatiquement, après avoir été présidente du Parlement depuis plus de trois ans. Deux autres candidats se sont également déclarés : M. Mohamed Salleh Marican, 67 ans, directeur général de Second Chance Properties et M. Farid Khan Khan, âgé de 62 ans, président du prestataire de services maritimes Bourbon Offshore Asie-Pacifique. 

L'admissibilité des deux autres candidats dépendra de la décision du Comité des élections présidentielles qui évalue leur possible éligibilité. 

Avant 1993, le Président singapourien était désigné par le Parlement. Depuis cette date, il est élu. Ces pouvoirs sont purement représentatifs. Comme dans le système anglais, c'est le Premier Ministre qui définie la politique et dirige le gouvernement. Il est garant de la Constitution, de l'harmonie religieuse et raciale 

 

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Clémentine de Beaupuy

Diplômée de Sciences-Po, entrepreneuse et hyperconnectée, Clémentine est spécialiste de tout ce qui touche à la culture, la société, la religion et l'innovation urbaine.
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