Vendredi 21 janvier 2022
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DIPLOMATIE – Antoine Pouillieute : interview avant départ (1/2)

Par Lepetitjournal Sao Paulo | Publié le 16/11/2009 à 01:04 | Mis à jour le 13/11/2012 à 14:06


En poste depuis 2006, à Brasilia, l´Ambassadeur de France au Brésil rejoint dans quelques jours le Conseil d´Etat à Paris. Lepetitjournal.com évoque avec Antoine Pouillieute quelques-uns des faits majeurs de sa mission. (Première partie*)

Lepetitjournal.com : Pensez-vous que l´année de La France au Brésil ait mieux fait connaître la France hors de São Paulo et Rio de Janeiro ?

Antoine Pouillieute : Bien entendu. Cette année a fait connaître ici une France différente. [Nous sommes] sortis des sentiers battus de l'éternel triangle Brasilia/Rio/São Paulo en organisant des manifestations dans chacune des 14 villes brésiliennes de plus de 1 million d'habitants?[...] Entre le 12 mai et le 28 octobre 2009, nous avons recensé 4.766 références dans les médias brésiliens dont 1.415 articles de presse écrite, tous très largement positifs. [...] En tout, plus de 500 manifestations auront été organisées partout à travers le Brésil : ce n'est pas rien.

Antoine Pouillieute, Ambassadeur de france au Brésil

LPJ : Le volet économique de l´Année de la France a été très important : y a-t-il des moyens mis en ?uvre pour pérenniser cette dynamique ?

A.P : [...] Il faut pérenniser l'action chaque fois que cela est possible.[...] La France est le 4ème investisseur étranger au Brésil. Savez-vous qu'aujourd'hui, le stock d'investissements français est 2,5 fois plus important au Brésil qu'en Chine ?.[...] Dans le cadre du partenariat stratégique signé entre les deux chefs d'Etat en décembre 2008, presque une quinzaine d'accords ont été signés dans les domaines les plus divers [...] Tout cela, ce n'est pas de « l'art pour l'art », mais bien des pistes ouvertes pour mener vers des partenariats, des échanges, des réalisations concrètes et mutuellement profitables.

LPJ :Concernant la tragédie d´Air France, des familles de victimes brésiliennes pensent être tenues à l´écart de l´enquête. Y a-t-il un vrai travail de coopération entre les deux pays ? Pourquoi d´après-vous ce sentiment ?

A.P : Dans cette tragédie il n'y a eu que des familles frappées, qui [...] réclament tous nos efforts pour connaître la vérité. [...] Cela étant, [...] les enquêtes sont longues et difficiles. Or, les familles, touchées par un traumatisme insupportable, peuvent difficilement comprendre ces délais et ces précautions qui, le plus souvent, sont interprétés comme une man?uvre pour cacher la réalité des faits. Mais, il faut le savoir, le Brésil et la France ont travaillé la main dans la main pour faire progresser les enquêtes judiciaire et technique;leur tâche est difficile malgré des moyens sans précédent mis en ?uvre. Leur volonté a été et reste la même : connaître la vérité, toute la vérité. Il n'y a aucun doute là-dessus.

Propos recueillis par Joseph Sivieri (www.lepetitjournal.com ? Brésil) Lundi 16 novembre 2009

* Lire la seconde partie

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