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L'innovation en Amérique Latine

Par Vincent Villemer | Publié le 13/11/2017 à 14:35 | Mis à jour le 19/05/2018 à 01:33
innovation en Amérique Latine

L’Atelier BNP Paribas a affrété deux étudiants dans le cadre du projet Smart Valleys pour présenter et débattre au sujet du modèle sud-américain en terme d’innovation. La conférence a eu lieu ce jeudi dans un restaurant parisien et pour l’occasion lepetitjournal.com était présent sur place.

 

Smart Valleys, c’est quoi ?

Créée il y a deux ans, Smart Valleys est une association qui a pour but d’étudier les écosystèmes entrepreneuriaux des économies émergentes. La base du projet part du principe que l’innovation ne vient pas uniquement de la Silicon Valley ou des pays développés, mais qu’elle prend une ampleur de plus en plus importante dans les pays émergents, ce qui n’est pas toujours médiatisé en France.

Pour étudier ces écosystèmes entrepreneuriaux, l’association affrète des équipes de 3 étudiants sur place,  qui vont rencontrer les acteurs majeurs de ces écosystèmes entrepreneuriaux : entrepreneurs, incubateurs / accélérateurs / espace de co-working, fonds d’investissement / business angels, agences gouvernementales et universités. Grâce à ces interviews, l’idée est de créer du contenu : des vidéos en partenariat avecl’Atelier BNP (qui soutient Smart Valleys depuis le début), et des articles. Ce contenu a pour objectif d’éclairer la manière de fonctionner des écosystèmes entrepreneuriaux dans les zones émergentes.

Le modèle sud-américain en pleine expansion

Pendant près d’une heure, les trois étudiants, dont deux membres de l’édition sud-américaine de Smart Valleys et un responsable des contenus à l’Atelier BNP Paribas, ont passé en revue les questions au sujet de l’innovation en Amérique du Sud et des raisons pour lesquelles cette région est devenue une véritable pépinière de start-ups.

Parmi les différentes régions du monde, l’Amérique Latine est l’un des territoires où il est le plus intéressant d’investir et de s’installer pour les nouvelles start-ups. Niveau de croissance en hausse, faible coût fiscal, impôts sensiblement plus bas qu’en Europe, main d’œuvre moins chère et taux de digitalisation en hausse. Bref, les raisons sont nombreuses et on comprend l’intérêt des petites entreprises à venir s’implanter dans le sous-continent. La spécificité de la région est que le système fiscal est beaucoup moins contraignant ici alors que le potentiel démographique est très important, une occasion en or pour les start-ups en terme de productivité.

De plus, l’intérêt entre les start-ups étrangères et le gouvernement local est réciproque. Les deux parties comprennent le fort potentiel de la région et une haute augmentation du nombre de start-ups voulant s’implanter ici serait bénéfique pour les deux. C’est pourquoi les gouvernants de chaque État d’Amérique du Sud vont dans ce sens et font leur maximum pour attirer les nouvelles entreprises. Méthode de financement assouplie, mise à disposition de structures, bureaucratie allégée, bref, tous les moyens sont bons pour assurer un bon accueil aux start-ups. Le gouvernement a tout intérêt d’agir ainsi car il en profitera à l’avenir. Un bon chiffre d’affaires d’une start-up implantée en Amérique du Sud, sera également bénéfique pour le pays en question car l’entreprise devra verser un impôt régulier.

Parmi les secteurs ciblés en masse par les nouvelles start-ups, on retrouve principalement l’agriculture, l’éducation et l’alimentation. Pour le premier domaine cité, l’activité était en grande baisse ces dernières années. C’est un fléau mondial, les agriculteurs particuliers souffrent de plus en plus face aux grandes chaînes agro-industrielles qui rasent tout sur leur passage. Mais l’arrivée de nouvelles start-ups dans ce secteur a ravivé la flamme, nombreux sont les agriculteurs à avoir retrouvé du travail. La main d’œuvre, de qualité, est peu chère et la concurrence très faible, donc nombreuses sont les start-ups à avoir profité de l’occasion. Concernant l’éducation et l’alimentation, les nouvelles entreprises ont au contraire profité de la forte concurrence pour se faire une place. Avec une qualité de services différente et des prix plus compétitifs, les start-ups ont su trouver leur place au sein de ces deux domaines.

vincent villemer

Vincent Villemer

Journaliste sportif radio/web. Passionné par le ballon rond, la culture urbaine et sa musique.
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