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ONF- La forêt qui cache l'arbre

Par Lepetitjournal Santiago | Publié le 13/04/2011 à 00:00 | Mis à jour le 14/11/2012 à 12:37

L'ONF (Office National des Forêts) quand il sort des frontières hexagonales, s'occupe autant d'érosion que d'écotourisme ou de réduction des gaz à effet de serre. C'est précisément ce dernier point qu'est venu exposer Pierre Lenne, directeur d'ONF conosur lors d'une rencontre organisée par la Chambre de Commerce franco-chilienne, le 5 avril dernier au Novotel de Santiago, avec l'entreprise française Heco, passerelle entre la France et le Chili dans les domaines de l'agro-alimentaires et des énergies renouvelables. Alliés dans ce domaine, ils ont évoqué l'intérêt pour les entreprises d'avoir une stratégie de mesure et de réduction d'émissions de gaz à effet de serre, autrement dit de se faire le moins gourmand possible en énergie, et de le faire savoir

(photo ONFI)

En matière d'empreinte carbone, le Chili se met peu à peu à la page, d'un mouvement impulsé au Royaume-Uni et en France, visant à mesurer l'impact des activités d'une entreprise sur l'environnement. Ces derniers mois, nous vous avons présentés deux nouveaux adhérents de la Chambre de commerce franco-chilienne et certificateur carbone: la chilienne "Green solutions" et la nouvelle zélandaise "CarbonZero". Cette fois, c'est un duo français qui est venu exposer aux membres de la Chambre de Commerce, le 5 avril dernier à l'hôtel Novotel de Santiago "Pourquoi la stratégie carbone peut donner une valeur ajoutée à son entreprise". Une rencontre matinale qui nous permet de présenter deux acteurs et membres de la Chambre, dont les activités dépassent largement le cadre de l'empreinte carbone:
Heco, entreprise créée en 2005 par Hervé Collin (ex HC consulting) spécialisée dans  le sourcing et le développement de projets dans les secteurs agroalimentaires et les énergies renouvelables, au Chili et l'ONF international , filiale de l'Office National des Forêts (voir page 2) habilitée à proposer des "bilans carbone", nom de la méthode française, ainsi que des stratégies de réduction, via sa marque "Climate synergie".

Initiative volontaire

Leur présentation visait à sensibiliser un public d'entrepreneurs, à une initiative volontaire dont les retombées en terme économique ou d'image sont souvent avantageuses. En effet, mesurer son empreinte carbone, autrement dit l'impact de son activité sur le réchauffement climatique a un coût, celui de l'entreprise qui fait l'étude et certifie. Viennent ensuite les stratégies pour réduire ces dépenses énergétiques (ex: changer les ampoules, recycler, mieux organiser le transport des employés...). Puis quand les émissions semblent avoir été réduites au minimum, l'entreprise peut compenser ses émissions résiduelles de gaz à effet de serre en acquérant des bons carbones ou en finançant des projets environnementaux, par exemple un reboisement en Patagonie. L'idéal étant en compensant d'avoir un bilan carbone neutre. Autrement dit d'avoir fait autant "Pour" l'environnement que l'on a fait "Contre". Reste ensuite pour l'entreprise à communiquer sur son initiative, qui pour être volontaire n'en n'est pas pour autant gratuite !

 

En France, où l'environnement est la deuxième préoccupation, après l'emploi, la marque Casino, depuis 2006 propose 400 produits affichant leur bilan carbone. A partir du 1er juillet, si la date n'est plus repoussée cet indice devrait apparaître obligatoirement sur un certain nombre de produits agro-alimentaires, y compris ceux importés, ce qui doit forcément interpeller le Chili.

S.R (www.lepetitjournal.com Santiago) mercredi 13 avril 2011

 



L'ONF International de la coopération à la prestation de services
L'ONF International, filiale de droit privé de l'ONF (Office national des forêts, qui gère en France les forêts de l'Etat et près de 40 % des forêts communales et emploi 11.000 personnes) travaille dans 50 pays dans le monde.
C'est au Chili, en 1997 que l'ONF est sorti pour la première fois de ses frontières, à l'occasion d'un projet de collaboration avec la CONAF (son équivalent chilien qui lui, préserve, aménage mais délègue l'exploitation à des entreprises privées, contrairement à l'ONF), dans le parc Malleco (IXème région). Puis en 2003-2009, suite à un conflit avec les communautés mapuches locale, une nouvelle coopération a débuté avec la CONAF dans la réserve nationale  de Villarica (région de l'Auraucanie). L'expertise de l'ONF a été sollicitée pour intégrer les habitants aux décisions prises, à l'image des parcs régionaux français. Un travail de médiation, pour renouer le dialogue, et être à l'écoute de leurs besoins. Ce qui a par exemple débouché sur des aides ponctuelles pour les aider à développer des projets d'écotourisme. De 2005 à 2010, un projet de développement a été mis en place à l'Ile de Pâques pour lutter contre l'érosion, favoriser la biodiversité et améliorer l'accueil du public. Depuis 2010, le secteur privé a pris le relais (Airbus) des fonds publics, comme c'est de plus en plus souvent le cas, mais l'ONFI est toujours présente sur l'Ile. En dehors de ces grands projets, l'ONFI Conosur qui compte 5 permanents et un réseau de 12 experts, mène ses activités de conseils en prévention de risques, études d'impact environnemental, développement de projets agro touristiques et, comme on l'a vu, évaluation et compensation d'émission de carbone.


(photo ONFI)

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