

Face à la baisse de la natalité, tombée à 1, 8 enfant par femme, le gouvernement lance des mesures palliatives: comme la création d'une prime de 100 000 pesos à la naissance du troisième enfant ou une année de "maternelle" avant l'école obligatoire, des mesures qui font suite au congé maternité de 6 mois mis en place au début du gouvernement.
La baisse vertigineuse du taux de fécondité de 2,6 à 1,8 en 23 ans a poussé le gouvernement de Sebastián Piñera à se pencher sur la natalité. Par comparaison, la France est à 2,01 enfants par femme en 2012 : ce qui fait d'elle le deuxième pays de l'Union européenne ayant le taux de natalité le plus élevé (Insee 2012 après l'Irlande). Au moment où l'Hexagone, par économie, envisage de tailler dans l'attribution des allocations familiales, distribuées sans conditions de ressources dès le deuxième enfant, le Chili songe fièrement à accorder une prime (et non pas une allocation mensuelle) de 100.000 pesos (167 euros) pour la naissance d'un troisième enfant (150 000 pesos/250 euros pour le quatrième, et de 200 000 pesos/333 euros pour le cinquième). Dans le panier censé booster la natalité, le gouvernement envisage aussi de tripler le nombre de traitement contre l'infertilité d'ici fin 2013. Après la réforme du congé de maternité, passé à 6 mois en septembre 2011, l'école maternelle devrait devenir "un droit et une obligation", c'est à dire que la scolarité comporterait 13 ans et non plus 12. Enfin, un système de garderie, de 4 à 7 heures devrait permettre de mieux concilier vie, professionnelle et familiale.
La rédaction (www.lepetitjournal.com Santiago) lundi 10 juin 2013





