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JEUX OLYMPIQUES - Un accord de partenariat sur l’utilisation et la promotion de la langue française signé à Rio

Par Lepetitjournal Rio de Janeiro | Publié le 23/11/2015 à 23:04 | Mis à jour le 24/11/2015 à 01:11

Tous les quatre ans, pour les Jeux Olympiques et Paralympiques d'été comme d'hiver, un accord de partenariat sur l'utilisation et la promotion de la langue française est signé entre le comité organisateur local et l'Organisation internationale de la francophonie. Pour les Olympiades de Rio, la signature a été conclue lundi au siège du Comité Rio 2016. Lepetitjournal.com était sur place.

"Rendre plus humain l'humanité". Faisant écho aux récents événements tragiques de Paris, Bamako et tous les autres lieux visés par le terrorisme, c'est ainsi que le célèbre musicien camerounais Manu Dibango a présenté le but commun poursuivi par l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), qui l'a choisi comme Grand Témoin de la francophonie pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Rio, et le comité organisateur local des Olympiades.

Le français est déjà l'une des deux langues officielles avec l'anglais du Comité international olympique et donc de tous les JO, mais cet accord de partenariat sur l'utilisation et la promotion de la langue française va au-delà. Il s'agit, selon Manu Dibango, d'amener "l'expérience olympique dans la diversité linguistique et culturelle" et de développer la synergie des objectifs poursuivis autant par les JO que par l'OIF, à savoir "l'universalité des différences et l'union des peuples dans la diversité et dans le respect de celle-ci".

"Un projet d'une édifiante modernité"
Cela se traduira notamment la présence de volontaires francophones lors des JO, mais aussi d'outils francophones de communication et d'animations culturelles et sportives francophones, sans oublier le développement de projets linguistiques et d'éducation dans les écoles de Rio. "C'est un projet d'une édifiante modernité", a salué Manu Dibango, heureux et fier d'être le premier Grand Témoin de la francophonie issu d'Afrique, "le continent de tous les possibles et de toutes les origines".

Un choix qui s'est imposé de lui-même à la secrétaire générale de l'OIF depuis 2014, la Canadienne d'origine haïtienne Michaëlle Jean, en raison des liens forts qui lient aussi l'Afrique au Brésil. Nommé le 8 septembre dernier, le musicien camerounais de 81 ans succède à ce rôle, mis en place depuis les JO d'Athènes en 2004, à la secrétaire perpétuelle de l'Académie française Hélène Carrère d'Encausse (Sotchi 2014), à Michaëlle Jean elle-même (Londres 2012), à l'ancien président de la Confédération suisse Pascal Couchepin (Vancouver 2010), à l'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin (Pékin 2008), à la Québécoise Lise Bissonnette (Turin 2006) et à Hervé Bourges (Athènes 2004).

L'OIF, "une vision de société pour le monde"
Ce Grand Témoin est ainsi le représentant de l'OIF au sein des JO, ayant notamment pour rôle de veiller à ce que les services linguistiques (protocole, signalétique, terminologie, traducteurs, volontaires, etc.) offerts aux athlètes, aux officiels, aux journalistes et au grand public le soient effectivement en français. "Ce n'est pas une logique de gendarme, mais de service", expliquait en août auprès de quelques médias dont Lepetitjournal.com Audrey Delacroix, commissaire pour la langue française dans les Jeux Olympiques, lors d'une réunion informelle. En effet, plus de 30% des athlètes participant aux JO sont francophones ? l'OIF compte 57 Etats et gouvernements membres ainsi que 23 Etats observateurs.

Mais il ne s'agit pas non plus pour l'OIF d'aller "contre les autres langues", nuançait Audrey Delacroix. Celle-ci a "une vision de société pour le monde" avec la mission de "promouvoir la diversité culturelle et linguistique". Et cette mission s'accomplit ainsi par divers moyens et événements propres comme la Journée internationale de la francophonie (le 20 mars) et les Jeux de la francophonie (les prochains auront lieu à Abidjan en 2017) ou extérieurs comme les JO donc, "une caisse de résonance" évidente. D'autant plus au Brésil, où "il y a beaucoup de locuteurs francophones, c'est un terreau fertile pour l'apprentissage du français", selon Audrey Delacroix.

Après cette première mission à Rio qui lui a permis de signer cet accord et rencontrer notamment les membres du Comité Rio 2016, Manu Dibango terminera son séjour brésilien ce mardi et mercredi à Brasilia où il s'entretiendra avec les ministres brésiliens de la Culture et du Sport ainsi que les ambassadeurs francophones. Il sera de retour à Rio en mars pour la Journée internationale de la francophonie. 

Corentin CHAUVEL (www.lepetitjournal.com - Brésil) mardi 24 novembre 2015

- Lire l'entretien avec Manu Dibango, Grand Témoin de la francophonie pour les JO 2016

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