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DIDIER VACHER – "Au départ, personne ne croyait à mon tour du monde en Vespa"

Par Lepetitjournal Rio de Janeiro | Publié le 30/01/2014 à 23:05 | Mis à jour le 31/01/2014 à 10:13

La semaine dernière, Lepetitjournal.com est allé à la rencontre d'un globe-trotter originaire de Saint-Émilion (Gironde) qui a entrepris un tour du monde en Vespa, après trois autres en bateau. Après deux mois dans le nord du Brésil, en provenance de Scandinavie via la Guyane, Didier Vacher a fait escale à Rio avant de repartir pour São Paulo puis le reste de l'Amérique du Sud (Uruguay, Paraguay, Argentine, Chili, Panama).

Lepetitjournal.com : Comment avez-vous eu l'idée de faire ce voyage ?
Didier Vacher : Je regardais la télévision et il y avait le directeur du Canal du Midi qui faisait un appel aux dons pour financer la plantation d'arbres, ce qui m'a intéressé. L'idée est de faire un bouquin dont la recette des ventes financerait ce projet local. Je suis à la recherche de sponsors. Ibis, Pullman, Sofitel m'ont notamment invité. A mon retour, je me déplacerai au siège de ces chaînes pour les démarcher afin qu'ils financent mon bouquin. Car une fois le voyage fini, j'aimerais me consacrer au livre et j'ai besoin de nombreux sponsors. Il retracera les destinations que j'ai parcourues et contiendra beaucoup de photos avec un peu de texte. Il faudra qu'il fasse rêver les gens, je pense aussi faire des cartes qui retracent mes étapes, une sorte de livre électronique avec des infos pratiques adressées aux voyageurs.

Comment vous financez votre voyage ?
Pour l'instant c'est moi, j'essaye de trouver des sponsors pour ne pas perdre trop d'argent. Je pense que ça va fonctionner, au départ personne n'y croyait. Il faut croire que je n'ai pas le look "baba cool" qu'il faut,  du coup les gens ne me prenaient pas au sérieux. Ils disaient qu'en scooter ça n'allait pas le faire. Pourtant ce n'est pas mon premier gros voyage, j'en avais déjà fait un d'Asie jusqu'en France, en taxi. Je l'ai acheté à Bangkok (Didier Vacher a vécu sept ans en Thaïlande, ndr) et je suis rentré avec. Pour l'Amérique du Sud, il faut 8.000 euros en cash. Ma moto m'a déjà coûté 10.000 euros en réparations, transports, cautions du carnet de passage.

Et maintenant quelques questions techniques, c'est donc un Vespa que vous pilotez ?
Oui, à l'origine c'est un Vespa qui a ensuite été monté avec un moteur différent.

Expliquez-moi un peu comment il fonctionne ?
Le Vespa, tu mets normalement de l'huile dans de l'essence, mais celui-là est un moteur 4 temps donc on y met que de l'huile pour que ça pollue moins. C'est un peu comme les bateaux.

Est-ce que vous avez fait des rencontres étonnantes ?
Oui, dans l'ensemble j'ai rencontré pleins de gens sympas, des Brésiliens, des Français. Les gens sont toujours très curieux et étonnés dès que je leur parle. J'ai été invité à Rio au Sofitel Copacabana et au Caesar Park. Depuis que je suis parti, j'ai été invité par une quarantaine d'hôtels. Ce que je fais c'est que je leur envoie des e-mails en présentant mon projet. Si ça leur plaît, je leur fais de la promotion en échange, et en général ça marche.

Pouvez-vous nous citer des endroits qui vous ont séduit au Brésil ?
Canavieiras (Bahia) : 17 km de plage de sable blanc, c'est hyper sympa. Bon après, il n'y a pas grand-chose à faire, mais si tu y plantes ta tente, t'es tranquille. C'est une ancienne ville coloniale portugaise, tout le monde n'a d'yeux que pour Pipa (Rio Grande do Norte), mais Canavieiras, ça pourrait être beaucoup mieux s'il y avait plus d'investisseurs. Il n'y a que des Brésiliens, très peu de touristes et je dirais trois «resorts» seulement. Le soir, il ne s'y passe pas grand-chose.

Qu'est-ce que vous avez vu à Rio ou aux alentours ?
Je suis allé à Petropolis pour rencontrer mon ami Carlos, on a fait la route ensemble jusqu'à Rio. C'est hyper joli comme ville, je ne m'y attendais pas du tout. Il habite dans les hauteurs de la ville, c'est très sympa. Son frère a une entreprise de customisation de scooter, il fait des Harley, des châssis spéciaux, il s'amuse. Au final, j'ai surtout profité de cette escale pour faire réparer ma moto chez un concessionnaire spécialisé à Barra et puis j'ai aussi fait un tour au Salon de la moto.

Est-ce que la France vous manque ?
Non, pas trop à vrai dire. Je terminerai mon voyage par la Russie et la Mongolie, ensuite je rentrerai en Thaïlande, la vie n'y est pas chère.

Propos recueillis par Neïth ASSOGBAVI (www.lepetitjournal.com - Brésil) vendredi 31 janvier 2014

- Voir le site de Didier Vacher

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