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ELECTIONS USA - Pourquoi l’homme de gauche américain Michael Moore croit que Trump a gagné le débat contre Hillary et gagnera les élections ?

Par Lepetitjournal République Dominicaine | Publié le 29/09/2016 à 00:38 | Mis à jour le 30/09/2016 à 14:02

 

Les partisans d'Hillary sont déjà en train de célébrer sa victoire, alors  qu'elle ne se trouve que dans la ligne de départ et il lui reste encore les trois quarts du terrain à parcourir.   Ils devraient plutôt se mettre en tête que Donald Trump va gagner et agir en conséquence.

 

Mais pourquoi Moore croit que Trump a gagné le débat et gagnera les élections ? Au mois de juillet dernier, le cinéaste publia une analyse dans sa page web ou

il fit des prédictions électorales et présenta des arguments qui, selon lui, démontrent que le magnat de l'immobilier sortira vainqueur en novembre prochain.

 

Quand Hillary Clinton, vota en 2002 au Senat des États-Unis en faveur de la résolution qui permit au gouvernement de George W. Bush d'envahir l'Irak, le cinéaste américain Michael Moore fit la promesse qu'il ne voterait jamais pour elle.

Maintenant Moore,  producteur de films à succès comme « Farenheit  9/11 » ou « Bowling for Columbine »,  veut tellement que Clinton s'impose aux élections présidentielles de novembre, qu'il est disposé à casser sa promesse.

Cependant, il ne croit pas que l'aspirante démocrate à la Maison Blanche va gagner les comices et, de fait contre l'opinion de plus d'un, il ne croit même pas qu'elle a gagné le débat qu'elle a eu cette semaine contre le républicain, Donald Trump.

 

Donald Trump

 

Donald Trump

« C'est terminé,  Trump, l'égoïste, le raciste, le narcissiste, le menteur a gagné. Nous avons tous perdu. Sa popularité augmentera. Elle a dit des vérités. Et alors quoi ? » écrit Moore dans son compte  Twitter après la fin du débat, qui s'est converti dans le plus suivi de l'histoire entre deux candidats présidentiels aux Etats-Unis.

Dans le réseau social le cinéaste a montré sa préoccupation pour l'apparente euphorie des partisans de Clinton après ce face à face. En comparant la situation a une partie de football américain il écrit :

Les partisans d'Hillary sont déjà en train de célébrer sa victoire quand elle ne se trouve que dans la ligne de départ et il lui reste encore les trois quarts du terrain à parcourir.  Ils devraient plutôt se mettre en tête que Donald Trump va gagner et agir en conséquence. « Si tu vois la victoire dans ta boule de cristal, il est probable que tu n'as aucune idée de ce qui se passe dans les salons et les cuisines des américains moyens ».

Mais pourquoi Moore croit que Trump a gagné le débat et gagnera les élections ? Au mois de juillet dernier, le cinéaste publia une analyse dans sa page web ou il fit des prédictions électorales et présenta des arguments qui, selon lui, démontrent que le magnat de l'immobilier sortira vainqueur en novembre prochain.

Les chiffres du Midwest américain

 

Trump ha prometido recuperar el empleo en los estados del antiguo cinturón industrial de Estados Unidos.

Moore croit que Trump concentrera ses efforts dans quatre états : le Michigan, l'Ohio, la Pennsylvanie et  le Wisconsin, qui font partie de l'ancienne ceinture industrielle des États-Unis et qui dans les dernières décennies se virent totalement amoindris économiquement.

Il s'agit de quatre états qui ont traditionnellement voté pour  les démocrates, mais qui  dès 2010 ont élu des gouverneurs républicains et qu'ensemble ils totalisent 64 grands électeurs : exactement le nombre de votes qui firent perdre  le candidat républicain Mitt Romney aux élections de 2012 devant Barack Obama.

« Tout ce que Trump doit faire pour gagner est, comme on s'y attend, emporter les suffrages de tous les états qui votent traditionnellement pour les républicains, de l'Idaho à la Géorgie (ces états ne voteraient jamais pour Hillary Clinton) et seulement il doit ajouter les quatre états déjà cités » a écrit Moore dans son analyse.

Le cinéaste a rappelé comment durant les primaires, Trump s'est présenté dans une fabrique de véhicules Ford au Michigan et il menaca la compagnie de lui faire payer de lourdes impôts si elle maintenait ses plans de fermer la fabrique et de s'installer au Mexique. « C'était de la musique douce pour les oreilles de la classe laborieuse du Michigan ».

 

El malestar de los hombres blancos

 

Ohio es uno de los cuatro estados que, según Michael Moore, puede hacer la diferencia para Trump.

Moore croit qu'il y a un secteur de votants, les blancs de sexe masculin (qu'ils soient démocrates ou républicains), qui sont en colère et se rendent compte que le pouvoir politique était en train de leur échapper et que les choses ne se font plus comme avant. Il s'agit d'hommes qui ont perçu l'avance des femmes et des minorités comme une perte pour eux et une menace, et probablement ils se mobiliseront en faveur de Trump.

Moore essayant de reproduire la façon de penser de ce type d'électeurs, écrit : « Après qu'on ait dû subir pendant huit ans les dictats d'un noir, maintenant on devrait se tenir tranquille et accepter ceux d'une femme pendant huit autres années ? »

 

Hillary Clinton

« Faisons face à cela : notre plus grand problème, ce n'est pas Trump, c'est Hillary. Elle est immensément impopulaire, presque 70 % des votants croient qu'elle n'est pas digne de confiance et n'est pas honnête », ecrivait Moore en juillet dernier.

Le cinéaste se préoccupe du peu d'émotion qu'elle sucitent chez les électeurs démocrates et affirme que ce n'est pas comparable à ce qu'ils ressentaient pour Obama  quand ce dernier était candidat ou même, quand Bernie Sanders rivalisait avec elle lors des primaires.

« Il n'y a pas d'enthousiasme et comme les élections vont se réduire à une seule chose : qui est capable de faire sortir une plus grande quantité de gens hors de leurs maisons et les amener à voter ; en ce moment Trump est dans une position gagnante » regrette Moore dans son analyse.

Les électeurs découragés de Bernie Sanders

 

D'après Moore, los sympathisants de Bernie Sanders voteront pour Clinton, mais sans enthousiasme.

Moore considère que les démocrates  qui appuyaient  Bernie Sanders lors des primaires,  voteront pour Clinton, mais ils le feront avec dégoût.

« Il sera un votant déprimé ce que je veux dire, il ne motivera pas  cinq autres personnes a venir voter  pour elle et ne s'offrira pas à travailler comme volontaire durant le mois préalable à l'élection » a t-il encore signalé.

 L'effet Jesse Ventura

Moore croit aussi qu'un autre élément qui favorisera Trump est le dégoût et la rage des citoyens contre ce système politique.

« Des millions vont voter pour Trump non parce qu'ils sont d'accord avec lui ni parce que son fanatisme ou son ego leur plaît, mais simplement parce qu'ils le peuvent » a-t-il écrit.

Le cinéaste se réfère à cette possibilité comme l' «effet Jesse Ventura », en référence au lutteur professionnel  James George Janos (qui utilisait le surnom de Jesse Ventura quand il était lutteur) qui devint gouverneur élu du Minnesota à la fin de la décennie de 1990.

« Ils ne l'ont pas choisi parce qu'ils sont stupides ou parce qu'ils pensaient que Jesse Ventura était un homme d'État ou un intellectuel politique. Ils l'ont fait parce qu'ils le pouvaient. Le Minnesota est plein de gens qui ont un sens de l'humour noir. Voter pour Ventura a été leur forme de se moquer d'un système politique malade. Cela va arriver à nouveau avec Trump », a affirmé Moore.

Malgré le bon comportement de Clinton, la réaction de Moore sur le débat de ce lundi semble démontrer qu'il continue de penser que Trump deviendra le prochain président d'Etats-Unis.

BBC Mundo - 28 septiembre 2016

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Traduit de l'espagnol

Lepetitjournal.com/republique-dominicaine


 

Qui est Michael Moore ?

 

À dix-huit ans, il est élu au conseil d'administration de son école (Davison High School), où il devient l'un des plus jeunes Américains à accéder à une fonction publique. Il se fait le porte-parole des étudiants.

Ses premiers engagements politiques sont à l'extrême gauche américaine. Il apporte son soutien au régime de Daniel Ortega au Nicaragua et dénonce l'embargo contre le régime de Fidel Castro à Cuba. Dans les années 1980, il travaille pour « Mother Jones »  avant de se faire licencier (les motifs du licenciement demeurent controversés).

En 1989, il vend tous ses biens et parvient à réaliser le film qui le consacrera, « Roger et moi » , dans lequel il dénonce l'application des mesures de restructuration décidées par Roger Smith, président de General Motors, qui conduisent à la fermeture des usines automobiles de Flint (30 000 licenciés dans une agglomération de 150 000 habitants). C'est à l'époque le plus gros succès commercial jamais connu pour un documentaire.

En 2000, il fait campagne à l'élection présidentielle pour le candidat écologiste Ralph Nader, et critique ouvertement tant le candidat démocrate Al Gore que le républicain George W. Bush. Durant les quatre années qui suivent, il est l'inlassable détracteur de l'administration de George W. Bush.

Michael Moore est en première ligne contre la guerre d'Afghanistan à la fin de l'année 2001 puis en 2003 contre l'intervention militaire des États-Unis en Irak.

En 2007, lors de la réalisation de son documentaire, SiCKO, consacré à l'assurance-santé aux États-Unis, il est accusé par le département américain du trésor d'avoir violé l'embargo des États-Unis contre Cuba. Il voit alors derrière l'enquête dont il fait l'objet des autorités américaines, des motivations politiques qu'il impute à George W. Bush alors que le cinéaste entendait démontrer que le système de santé de Cuba était, selon lui, meilleur et plus performant que celui des États-Unis.

Lors de l'élection présidentielle américaine de 2008, il soutient Barack Obama, candidat du Parti Démocrate.

Selon le site « Celebrity net worth »,  sa fortune personnelle est estimée à 50 millions de dollars. 

(www.lepetitjournal.com/republique-dominicaine), Jeudi 29 septembre 2016

 

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