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CHRISTINE CASERIS - Portrait de la présidente de la FACCI WA

Par Lepetitjournal Perth | Publié le 16/12/2012 à 21:00 | Mis à jour le 23/12/2012 à 16:34

 

Avec sa rubrique Portrait, lepetitjournal.com vous propose de partir à la rencontre de francophones pour partager leur expérience, leur vision de l'Australie, de Perth et ses environs. Cette semaine, Christine Caseris, présidente de la French-Australian Chamber of Commerce and Industry (FACCI) qui s'est créée en mars 2012. Installée en Australie depuis maintenant 23 ans, Christine Caseris se considère comme Australienne avec une culture française. Et d'ailleurs, son parcours ici est fait de projets pour faire connaître la culture française, promouvoir la France en Australie. La présidence de la FACCI était donc une suite logique.

Lepetitjournal.com/Perth - Pourquoi l'Australie ?
Christine Caseris : Avant d'arriver en Australie, j'ai vécu pendant 6 ans et demi au Vanuatu et ai découvert Perth lors de l'America's Cup en 1987. Avec mon époux, nous avons eu alors envie de nous installer en Australie. Nous avons commencé par louer un camping-car et voyager de Brisbane à Sydney?Nous sommes rentrés six mois en France et sommes revenus en Australie à Perth. Je suis tombée sous le charme de cette ville avec son climat très agréable, son mode de vie et je trouvais que c'était l'endroit idéal pour élever des enfants.

Quels souvenirs gardez-vous de votre arrivée ? Ce que vous avez aimé? Ce qui vous avait déplu ?
Pour tout dire, mon premier souvenir est d'avoir fait une mauvaise man?uvre à un rond-point en voiture ! Autant je n'avais pas de soucis avec la langue, autant je n'avais jamais conduit à gauche. La police m'a arrêtée mais les policiers ont été compréhensifs et m'ont même escortée ! Je trouve qu'il a été facile de s'adapter car les Australiens apprécient la culture française et ils nous ont accueillis à bras ouverts.

Et maintenant ? Qu'est ce qui vous plait ? Qu'est ce qui vous dérange, vous agace, vous déplait ?
Il n'y a véritablement rien qui m'agace car j'essaie de ne garder que le meilleur des deux cultures australienne et française. Enfin je l'espère !

Avez-vous pris certaines habitudes australiennes ? Lesquelles ?
Certainement, mais ce que je constate surtout ce sont les habitudes françaises que j'ai perdues : la démonstration physique des émotions par exemple?Je crois aussi que j'ai perdu mon humour français, les jeux de mots.

Votre endroit préféré en Australie ?
J'apprécie beaucoup Sydney pour son architecture, le design arrondi des buildings, c'est moins anguleux et il est facile de s'y déplacer. Mais je préfère quand même vivre à Perth.

Si vous deviez définir l'Australie, les Australiens en deux mots, quels seraient-ils ?
Sans hésiter, "no worries".

Est-ce qu'il vous manque quelque chose de France ?
Comme je le disais l'humour, la spontanéité et aussi la culture. Je trouve que les Français s'expriment plus librement, de façon plus spontanée que les Australiens, ils n'ont pas peur d'exprimer franchement leurs points de vue, leurs opinions. Et j'ai gardé ce côté français qui est finalement parfois bien apprécié des Australiens quand il s'agit de monter au front pour défendre un projet !

Comment avez-vous été amenée à prendre la présidence de la FACCI ?
En 2008, j'ai organisé French Rendez-Vous, une exposition sur la culture et le commerce français en Australie Occidentale qui était sous l'ombrelle de l'Ambassade de France. A cette occasion, l'ambassadeur m'avait proposé de créer le chapitre de la FACCI en Australie Occidentale mais j'avais décliné sa proposition notamment parce que le besoin d'une FACCI se faisait moins ressentir que maintenant et Je me suis ensuite lancée dans le projet du Musée Baudin qui ouvrira en 2014 à Albany. En même temps, en 2011, l'ambassadeur réitère sa demande et là, il est vraiment perceptible qu'il y a à Perth un besoin de la part des entreprises françaises qui sont de plus en plus nombreuses à vouloir s'implanter. Aussi bien les grandes entreprises que les PME. Le président fédéral des FACCI d'Australie a donné son feu vert et avec trois autres bénévoles nous avons monté le chapitre de l'Australie Occidentale.

Comment fonctionne la FACCI ?
Le financement de la FACCI provient des cotisations des membres. Plus il y a de cotisations, plus nous pouvons aider notamment les PME à s'installer en Australie Occidentale, à exporter ici leurs technologies, leurs produits? Et plus il y a de membres, plus nous pouvons démontrer que la présence française en Australie Occidentale s'accroît de jour en jour.

Etes-vous satisfaite de ces 8 premiers mois ?
Je suis ravie de l'évolution de la FACCI depuis sa création. Les entreprises françaises telles que Total, GDF Suez, Technip, Air Liquide et bien d'autres encore, nous soutiennent. Nous avons mis en place des stratégies afin de développer la FACCI avec notamment la création de sous-comités comme ceux de l'école bilingue, du secteur pétrole-gaz-mines, de l'évènementiel et de la restauration-gastronomie. Avec ses sous-comités, nous couvrons la plus grande part des secteurs dans lesquels les entreprises françaises sont présentes. Nous pouvons ainsi servir aussi bien les grandes entreprises que les PME.

Perth et vous. Votre quartier préféré? Pourquoi ?
Il y a deux quartiers que j'apprécie : Claremont que je trouve européen avec un bon équilibre résidences/commerces et Fremantle qui est une ville joyeuse, éclectique.

Votre promenade favorite ? Pourquoi ?
J'aime beaucoup Kings Park, surtout au printemps avec toutes les variétés de fleurs et plantes.

Votre activité préférée à Perth ? Pourquoi ?
En 2000, j'ai été initié à la pétanque qui est maintenant mon activité préférée. J'ai aussi découvert que beaucoup d'Australiens apprécient ce sport. D'ailleurs, beaucoup de joueurs de pétanque de Perth ont participé aux championnats du monde en toutes catégories.

Votre plage préférée?
J'aime beaucoup Cottesloe mais aussi Yallingup, qui est vraiment de toute beauté.

Julia Genty-Drouin (www.lepetitjournal.com/perth.html), lundi 17 décembre 2012

Site internet de la FACCI: ici

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