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Hélène Rodari, nous parle des récents changements de visas

Par Laetitia BLONDEL | Publié le 20/11/2017 à 20:00 | Mis à jour le 23/11/2017 à 02:19
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            Lorsque nous avons interrogé Hélène Rodari sur les raisons qui l'ont poussé à exercer cette profession, elle confie avoir fait appel aux services d'un agent d'immigration avant son installation en Australie. Cette aide dans ses démarches lui ayant semblé souhaitable, elle a à son tour décidé de se lancer dans cette carrière. En 2010, Hélène Rodari commence son Graduate Certificate in Migration Law and Practice, un diplôme qui permet d'être agent d'immigration en Australie. Elle passe un test d'anglais, l’IELTS Academic, garantissant son aptitude à étudier à l’université pour ce diplôme, puis à exercer sa profession. Suite à l'obtention de son diplôme elle s'inscrit auprès de l’Office of the Migration Agents Registration Authority, l’OMARA, “émanation du Département de l'Immigration” qui contrôle si les personnes délivrant des conseils et une assistance en matière d'immigration sont habilitées à le faire.

 

            En effet, les agents d'immigration peuvent servir d’intermédiaire entre le Département de l'Immigration et des personnes souhaitant s'installer en Australie de manière temporaire ou permanente. Il n'est pas toujours évident d'entamer ces démarches sans l'aide d'un professionnel au fait de cette législation bien particulière. De fait, les agents d'immigration sont des experts qualifiés capables de gérer les procédures mises en œuvre par le Département de l'Immigration. Les deux principales missions de ces professionnels sont de conseiller mais aussi de représenter leurs clients lors d’une demande de visa. Dans ce dernier cas, les agents d’immigration disposent d'une procuration pour communiquer directement avec le Département de l’Immigration au nom de leurs clients.

 

            De nombreux critères peuvent rentrer en compte dans l’obtention d'un visa. Pour les visas de travail, les qualifications et l’expérience professionnelle, ainsi que le niveau d’anglais, revêtent une importance considérable.

 

            Cette année 2017 est marquée par de vastes changements en matière d'immigration. Les principaux visas demandés par les Français, les visas de travail, sont spécifiquement concernés par les décisions du gouvernement. En avril 2017, une première vague de modifications a touché les candidats à l'immigration en Australie. Elle a été suivie par de nouveaux changements en juillet 2017. La nouvelle législation se met en place par étapes avec une finalisation prévue pour mars 2018.

 

            Les réformes en cours affectent particulièrement la migration sponsorisée par les entreprises.

En ce qui concerne le visa 457, visa de travail temporaire qui permettait jusqu’ici de pouvoir déboucher sur un visa permanent, les changements sont nombreux.

 

1- Certaines professions ont disparu des listes de métiers « sponsorisables », tandis que d’autres sont touchées par des restrictions qui limitent les possibilités de sponsorship. C’est le cas par exemple pour tous les métiers de l’hôtellerie-restauration, qui permettaient à de nombreux Français de s'installer en Australie, où le savoir-faire français en matière de service et de restauration est particulièrement recherché.

 

2- Deux listes sont désormais mises en place qui distinguent les professions pouvant permettre d'aboutir sur une installation à long terme, et celles ne permettant qu’un sponsorship de court terme.

 

Les professions inscrites sur la « liste 1 » appelée Medium and Long-term Strategic Skills List peuvent permettre d’obtenir un sponsorship pour 4 années, renouvelable sans limitation et permettant l’accès à une procédure simplifiée pour l’obtention d’un visa de travail permanent.

 

Les professions inscrites sur la « liste 2 » appelée Short-term Skilled Occupation List permettent d’obtenir un visa 457 à court terme, à savoir pour deux années au maximum, renouvelable une fois seulement pour deux années supplémentaires depuis le territoire australien. Ces professions ne permettent pas l’accès à un visa de travail permanent.

 

 

3 - Par ailleurs, si auparavant le test d'anglais conditionnant l’obtention de ce visa ne concernait pas tous les demandeurs, notamment ceux bénéficiant d’un niveau de salaire élevé, le gouvernement australien a fait le choix de revenir sur cette mesure, en imposant cette évaluation à presque tous les candidats à l'immigration sponsorisée. Il s'agit de s'assurer que les professionnels étrangers employés en Australie sont en mesure d'exercer leurs métiers dans des conditions optimales. Ainsi, la plupart des demandeurs de visa 457 doivent se soumettre à l'un des tests d'anglais international. Le plus courant reste l'IELTS mais de nouveaux tests ont fait leur apparition récemment, notamment le TOEFL iBT et le PTE Academic. Des exemptions demeurent pour certains cas particuliers, notamment pour les détenteurs de passeports de pays anglophones : les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l’Irlande et la Nouvelle-Zélande.

 

            Il est prévu que la réforme du visa 457 s’achève en mars 2018 avec sa disparition au profit d’un nouveau visa temporaire de travail, le visa TSS Temporary Skill Shortage, qui sera subdivisé en Medium-Term stream pour les professions de la liste 1 et Short-Term stream pour les professions de la liste 2.

 

           Le second visa qui concerne largement les Français est le Working Holiday Visa ou Visa Vacances Travail. Nombreux sont les jeunes Français qui tentent l'aventure australienne avec ce visa. Les récents changements ont provoqué quelques inquiétudes et engendré quelques rumeurs, notamment autour du rallongement de l'âge d'éligibilité au Working Holiday Visa à 35 ans. Cette rumeur est née d’une annonce du gouvernement australien qui ne s’est toujours pas concrétisée.

Les WHV sont le fruit d'accords réciproques entre les pays participants. Si l'Australie envisage de permettre aux candidats étrangers d’obtenir ce visa jusqu’à 35 ans, les pays partenaires du programme doivent également accepter ce changement.

 

            Sur le plan de la taxation, les détenteurs d'un WHV font également face à des changements. Auparavant, lorsqu'un individu se trouvait sur le sol australien pour la majorité de l’année fiscale, il était taxé comme un résident australien. Il est important de préciser que les résidents australiens ne sont pas imposés sur les 18 200 premiers dollars de leur revenu. Au-delà de ce niveau de revenu, ils sont imposés à des taux différents suivant les tranches.

 

Depuis le 1er janvier 2017, les WHV sont taxés dès le premier dollar gagné. Un taux fixe de 15% s’applique jusqu’à 37 000 dollars de revenu. Au-delà les taux habituels en fonction des tranches de revenu s’appliquent. Il est essentiel de préciser qu'en Australie, l'impôt est prélevé à la source, les employeurs australiens le versent directement au Trésor Public australien, l’Australian Taxation Office ou ATO. Les employeurs de WHV doivent faire une déclaration à l’ATO avant de verser leur premier salaire pour que cette spécificité fiscale soit prise en compte.

 

            Le second changement fiscal concerne la « superannuation », le système de retraite par capitalisation australien. Les employeurs australiens sont tenus de procéder à un versement obligatoire de 9,5% du salaire brut de tous leurs employés, quel que soit leur statut migratoire, au fonds de pension de leur choix. Précédemment, les détenteurs du Working Holiday Visa récupéraient l'intégralité de cette somme lorsqu'ils quittaient l'Australie. Depuis le 1er juillet 2017 cette somme est taxée par l'Australian Taxation Office à hauteur de 65%.

 

 

En conclusion :

 

Certains changements sont encore à venir. Par exemple, l’un des changements majeurs annoncés pour mars 2018 sera d’exiger au minimum deux ans d’expérience professionnelle pour pouvoir obtenir le nouveau visa de travail TSS, ce qui rendrait cette option inaccessible pour les étudiants étrangers venant de terminer leur formation en Australie. Il est donc important de se tenir régulièrement informé pour pouvoir planifier son séjour en Australie et prendre les bonnes décisions.

 

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