Samedi 4 juillet 2020

SANTE - Régime militaire pour les accros au net

Par Lepetitjournal Pékin | Publié le 26/11/2008 à 01:00 | Mis à jour le 25/11/2008 à 03:40
La chine est en passe d'officialiser une nouvelle pathologie mentale : la dépendance à l'Internet. Cette maladie connue en occident sous le nom de « IAD » (trouble de la dépendance à Internet) est un véritable fléau dans l'empire du milieu. Une cure de désintoxication y est organisée par l'armée

Les jeunes Chinois accros à l'Internet serait deux fois plus nombreux qu'aux Etats-unis. Afin de contrer ce phénomène un groupe de psychothérapeutes chinois s'apprête à classer l'IAD comme maladie clinique, ce qui serait une première mondiale. D'après l'hôpital militaire de Pékin, l'IAD se soigne. Le directeur de cette institution affirme avoir guéri 80% des cyberdépendants qui lui ont été envoyés depuis 2005. Le secret du traitement ? Un sevrage forcé couplé à une rééducation de type militaire le tout sous la supervision d'un psychologue.

De la discipline pour guérir
Au garde à vous dans la cour de la base de l'hopital militaire de Pékin, ce ne sont pas de jeunes recrues de l'armée populaire de Chine, mais des patients en cure de désintoxication. Ils ont été envoyés là par leurs parents pour soigner leur addiction aux jeux vidéos sur Internet. Ran Tao, Directeur du centre juvénile de la base militaire de Pékin nous explique le fonctionnement de l'institution :« À travers nos entraînements militaires, nous les obligeons à se discipliner. On leur donne de bonnes habitudes pour leur vie de tous les jours. Ils peuvent aussi apprendre l'esprit d'équipe et améliorer leur communication avec les autres »

Une menace pour la nation
Sur le millier de patients âgé de 12 et 24 ans, on retrouve une grande majorité de garçons. Li Shi Qi, un jeune homme de 16 ans, témoigne : « Les jeux vidéos c'était comme un refuge pour moi. Je fuyais mes responsabilités, c'est pour ça que j'allais au cybercafé. J'ai appris que ça ne servait à rien de fuir et qu'il faut faire face à la réalité».
Les médias officiels présentent le problème comme une menace pour la nation,14% des jeunes du pays seraient concernés par cette addiction. À Pékin, un tiers des cas de délinquance juvénile y serait lié. Cette clinique se vante d'un taux de guérison de 70%. Elle doit faire face à une hausse constante de la demande même si à 1000 euros par mois, le coût d'une admission ici représente un an de salaire pour beaucoup de Chinois.

Antoine Lopez (www.lepetitjournal.com - Pékin/Shanghai) Mercredi 26 novembre 2008
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