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Pourquoi le livre est-il si cher en Nouvelle-Calédonie ?

Par Lepetitjournal Nouvelle-Calédonie | Publié le 23/10/2017 à 02:39 | Mis à jour le 23/10/2017 à 10:20
Les livres importés en Nouvelle-Calédonie sont chers

Dans son dernier numéro, le magazine Actu.nc s’interroge et interroge sur le prix des livres en Nouvelle-Calédonie. Extrait.

 

Pour la plupart, les livres importés sont vendus en moyenne 40 % plus cher qu’en métropole. Comment expliquer cette différence importante ? Les professionnels locaux répondent.

 

Plateforme d’échange sur Facebook, ou dans différents sites du territoire (opération « passe-livres »), achat d’occasions en vide-grenier, commandes sur des sites d’e-commerce… Les plans B pour lire à moindre coût sont aujourd’hui variés et les médiathèques, dont l’accès est gratuit, de plus en plus fréquentées. Pour autant, lorsqu’on veut se plonger sans attendre dans le dernier Amélie Nothomb, il n’y a pas d’autre choix que de payer le prix fort.

Avant de mettre la main au portefeuille, il convient même de visiter plusieurs échoppes car, la loi Lang sur le prix unique du livre (en vigueur en métropole et dans les Dom) ne s’appliquant pas en Nouvelle-Calédonie, les tarifs diffèrent d’un point de vente à un autre. Ainsi, Happy Potter et la chambre des secrets (format poche) est actuellement vendu 20 % à 60 % plus cher qu’en métropole, selon les magasins.

 

Taxé ou pas taxé ?

« Comparé à d’autres produits, le livre n’est pas si exorbitant, plaide Jean-Brice Peirano, directeur de la Maison du Livre de Nouvelle-Calédonie, association qui œuvre en faveur des acteurs du livre et de la lecture. C’est la vie qui est chère en Nouvelle-Calédonie ».

Pourtant, contrairement à d’autres denrées, le livre importé n’est pas taxé. Ou plutôt n’était pas taxé puisque, depuis avril, la vente de livres aux libraires comme aux particuliers est soumise à la TGC au taux réduit de 0,25 % (art.3 de l’arrêté n°2017-209 du 17/01/2017).

Ainsi, même la personne qui commande via une librairie métropolitaine sur internet doit s’acquitter de la TGC à l’arrivée du colis sur le Territoire. A l’issue de la marche à blanc, le 1er juillet 2018, ce taux devrait passer à 3 %.

« Nous sommes en train de préparer un courrier avec les libraires et les diffuseurs à l’attention des institutions pour essayer de garder la TGC à 0,25 %, précise Jean-Brice Peirano. Cela n’a pas de sens. On ne devrait pas toucher au produit culturel ».

 

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