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Hong Kong: la contestation ne désarme pas

Par Didier Pujol | Publié le 08/09/2019 à 14:26 | Mis à jour le 09/09/2019 à 01:52
Photo : Barricade en feu à l’entrée du métro Central ce Dimanche
Manifestions Hong Kong

Nouveaux épisodes violents ce week-end après que la Chief Executive Carrie Lam ait pourtant cédé à l’une des cinq revendications des Hongkongais.

Après l’annonce ce mercredi, par la Chief Executive Carrie Lam, de l’acceptation du retrait du projet de loi sur l’extradition, on pouvait espérer une accalmie. Le week-end écoulé montre qu’il n’en est rien, les contestataires qualifiant aussitôt cette décision de “too late, too little”, rappelant que quatre demandes ne sont toujours pas satisfaites.

Parmi les points de litiges figurent encore les modalités de l’enquête sur les violences policières, les manifestants demandant une enquête par un organisme indépendant alors que Carrie Lam propose de saisir l’IPCC, habituellement chargé des investigations internes de la police. De même, l’amnistie des personnes arrêtées et pas encore jugées n’est pas à l’ordre du jour, ni le suffrage universel, qui ne peut être discuté qu’une fois la situation stabilisée, indique-t-elle.

 

 

Métro, c’est trop!

Vendredi en particulier, c’est la lumière sur les événements du 31 août à Prince Edward qui est réclamée par plusieurs centaines de manifestants que s’en prennent aux équipements et personnels de surveillance de la station de métro, les protestataires demandant de produire les vidéos du soir de l’assaut policier. La rumeur court en effet qu’il y aurait eu des morts lors de cet épisode, les décomptes de blessés de l’hôpital présentant un écart de trois personnes avec les cas signalés sur place. Or ,les vidéos sont en principe détruites sous 28 jours, sauf bien entendu dans le cas de l’ouverture d’une enquête.

Samedi, suite à une tentative infructueuse de blocage des routes d’accès à l’aéroport, ce sont à nouveau plusieurs stations de métro qui sont saccagées dont celles de Yaumatei et de Mongkok, les premiers affrontements entre les manifestants scandant "cinq revendications, pas une de moins" et la police anti-émeute intervenant vers 21:30 jusqu’à tard dans la nuit autour de Prince Edward.

 

Manifestions Hong Kong
Manifestants devant la station Prince Edward Photo@Eric Guichaoua-Serra

 

L'appel aux Etats-Unis

Enfin ce Dimanche, la marche autorisée à Central rassemblait plusieurs milliers de personnes qui se dirigeaient en début d’après-midi vers le consulat américain afin de demander aux États-Unis de “libérer Hong Kong” en votant au Congrès une résolution sur les droits de l'Homme et la démocratie à Hong Kong. Cette résolution consisterait à surveiller le processus d’évolution vers le suffrage universel et imposer des sanctions en cas de manquement comme le retrait du statut de port franc de Hong Kong dans les échanges avec les Etats-Unis.

 

Manifestions Hong Kong
La marche devant le consulat américain

 

À partir de 16:00, c’est encore vers le métro que s’orientent certains éléments les plus déterminés, saccageant tout d’abord l’intérieur de la station Central, avant de mettre le feu vers 18:00 à une barricade devant l’une des entrées. De nouveaux affrontements sont signalés une heure plus tard à Causeway Bay où la police procède à plusieurs tirs de grenades lacrymogènes et des arrestations. Les troubles se sont poursuivis dans le secteur de Prince Edward à nouveau  quand des groupes ont fait le siège du poste de police de Mongkok, entraînant des tirs de “sacs à pois” et des arrestations. 

À suivre ...

 

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Didier Pujol

Didier Pujol

Passionné de culture chinoise et présent en Chine depuis 2011, Didier a publié de nombreux articles sur la Chine avant de reprendre la direction de l'édition Hong Kong comme directeur et rédacteur en chef.
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