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CINEMA - Cinq films québécois de réputation internationale

Par Lepetitjournal Montreal | Publié le 15/10/2014 à 22:00 | Mis à jour le 16/10/2014 à 03:22

Le cinéma québécois est le reflet de la société où il est produit. C'est à la fois une industrie influencée par sa culture francophone distincte, son histoire, son attitude nord-américaine, par les courants internationaux et la diversité de ses nouveaux arrivants. Lepetitjournal.com vous propose 5 films québécois qui ont été acclamé par la critique étrangère.

J'ai tué ma mère (2009) de Xavier Dolan – film semi-autobiographique
 
Dolan avait tout juste vingt ans quand il a réalisé son premier film avec l'aide de ses amis et de ses économies. L'aventure a mené le jeune réalisateur directement au Festival de Cannes où il a reçu 3 prix sur 4 dans la 41e Quinzaine des réalisateurs.
   Ce film d'auteur semi-autobiographique se base sur la relation difficile entre un adolescent homosexuel et sa mère. Ce film crée chez l'auditeur une ribambelle d'émotions en utilisant des tons de temps à autre dramatiques, caustiques et même mélodramatiques.
  Le succès international repose non seulement sur les faits qu'il est bien réalisé et que la cinématographie est époustouflante mais aussi parce que l'histoire racontée aurait pu se passer aussi bien en Europe qu'aux États-Unis. Les personnages s'expriment avec un fort argot québécois et la toile de fond est une banlieue montréalaise mais les thèmes sont universels.
   Dans les années qui ont suivi la parution de J'ai tué ma mère, Dolan a renoué avec le succès critique avec les films Lawrence Anyways (2012), Tom à la ferme (2013) et Mommy (2014). D'ailleurs lepetitjournal.com a réalisé la critique de ce dernier.
 
Monsieur Lazhar (2011) de Philippe Falardeau - drame
 


Philippe Falardeau est un réalisateur québécois d'expérience dont plusieurs films comme Congorama (2006) et  C'est pas moi, je le jure! (2008) ont connu du succès tant auprès de la critique, du public et des cérémonies de prix. Les thèmes prisés par Falardeau sont divers et font références à l'enfance, la société, l'histoire québécoise, l'international et les nouveaux québécois venus d'ailleurs.
  Monsieur Lazhar est l'adaptation de la pièce de théâtre Bashir Lazhar d'Évelyne de la Chenelière. Lazhar est un immigrant algérien bien articulé qui décide de trouver du travail comme enseignant dans une école primaire montréalaise. Tout au long du récit, Lazhar est terrassé par des souvenirs traumatiques qui l'ont amené à demander le statut de réfugié au Canada et le choc culturel qu'il a ressenti au contact avec les Québécois.
   En 2012, ce film qui a été acclamé par la critique a été nominé pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.
 
Incendies (2010) de Denis Villeneuve – drame, mystère
 
Incendies aura été le passeport de Denis Villeneuve pour accéder au club sélect des réalisateurs dont le travail a reçu une nomination aux Oscars. Suite à ce film, Villeneuve a vu les portes d'Hollywood s'ouvrir devant lui et a réalisé les films Prisoners (2013) et Enemy (2013) qui ont reçu des prix prestigieux remis par l'industrie du cinéma.
  Le scénario se passe à la fois au Québec et dans un pays du Moyen-Orient non identifié..
   Il retrace l'histoire de Jeanne et Simon qui veulent retracer leurs origines, suite au décès de leur mère. Ils se rendent dans le pays natal de cette dernière qui fut autrefois ravagé par une guerre civile. À mesure que l'intrigue progresse, ils mettent ensemble une à une les pièces du casse-tête du troublant passé de leur mère.
   Les scènes cinématographiques sont tout simplement à couper le souffle et le scénario captive l'auditeur du début à la fin.
 
C.R.A.Z.Y. (2005) de Jean-Marc Vallée - comédie dramatique
 
Aux dires de son réalisateur, C.R.A.Z.Y. est l'oeuvre la plus personnelle qu'il n'a jamais réalisée. Bien que ce ne soit une fiction et non une biographie, elle retrace l'époque où Vallée a grandi soit en pleine révolution tranquille (1960-1980), une période phare qui a façonné l'identité moderne du Québec. Cette tranche d'histoire trace l'évolution du Québec qui passe d'une société traditionnelle dominée par le clergé catholique à une collectivité moderne et laïque.
   Ce film raconte l'histoire de Zachary, le 4ième fils de la famille Beaulieu qui naît au tout début de la révolution tranquille. En grandissant, Zachary s'aperçoit qu'il est très différent de ses frères. Contrairement à eux, il adore passer du temps avec sa mère pour faire des activités traditionnellement féminines. Tout le long de cette comédie dramatique, il veut nier sa nature profonde et être à l'image de son héro, son père qu'il considère comme un vrai homme et avec lequel il entretient une relation amour-haine.
  Cette œuvre pourrait être décrite comme une façon ludique de se familiariser avec l'histoire contemporaine de la belle province. De plus, la trame sonore offre un choix très intéressant de pistes musicales d'artistes comme David Bowie, Charles Aznavour, les Rolling Stones ou Pink Floyd.

Vallée a aussi réalisé Dallas Buyers Club (2014) qui a valu au Québécois des distinctions prestigieuses, dont une nomination aux Oscars.


Les invasions barbares (2003) de Denys Arcand – comédie dramatique
 
Les invasions barbares aura valu au réalisateur québécois de renom, Denys Arcand, des prix prestigieux à l'international tels que 3 prix César et un Oscar.
  Le scénario se définit comme une séquence au film Le déclin de l'empire américain (1986) qui raconte les péripéties d'un groupe d'amis intellectuels égoïstes dont l'atteinte de leur propre bonheur les mène à vivre des existences dissolues et hypocrites. Les invasions barbares réunit les mêmes personnages, mais 17 ans plus tard.
   Si en 1986, ils étaient tous épanouis, en 2003, la plupart d'entre eux sont dorénavant seuls, amères et cyniques. L'action se passe autour de Rémi, un indomptable coureur de jupons qui est atteint d'un cancer de la prostate en phase terminale. Avant de mourir, il exprime la volonté d'être réuni pour une dernière fois auprès de ses amis. Avec introspection, il se rend compte du mal qu'il a fait tant à son ex-épouse, à ses enfants et à toutes ses maîtresses.
 

 

Emilie Collin, (Lepetitjournal.com/Montréal) Jeudi 16 octobre 2014

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