Dimanche 9 août 2020

Balade dans les rues de Milan, entre histoire et curiosité

Par Lepetitjournal Milan | Publié le 08/05/2020 à 00:13 | Mis à jour le 08/05/2020 à 00:13
Photo : via Fiori Chiari à Milan, dans le coeur de Brera | Wikipedia
via Fiori Chiari Milan

Parcourons l’histoire de Milan à travers le nom de ses rues, dérivé de faits marquants ou d’images symboles.

L’histoire d’une ville perdure dans les noms attribués à ses rues. Dans le centre historique de Milan, entre Cordusio, les Cinque Vie et le Duomo, alors épicentre de l’activité politique et commerciale de la ville, on parcourt les fameuses « rues des métiers » : la via Armorari (celle des armuriers), la via Spadari (celle des fabricants épées), la via Orefici (qui concentrait les orfèvres), via Cappellari et via Speronari. Au XIIIème siècle, à Milan, qui était l’une des rares villes à avoir plus de 100.000 habitants, l’artisanat était en plein développement, surtout pour le travail des métaux et des armes.
On respire l’atmosphère médiévale sur la piazza Mercanti, pôle des échanges économiques, où se rassemblaient les commerçants.

D’autres rappellent les familles de la noblesse milanaise : via Arcimboldi, via Orombelli, Via Mapelli,  ou encore via Bigli. On comprend que piazza della Repubblica, piazza V Giornate, piazza 6 febbraio et via della Liberazione évoquent des faits historiques marquants.

Mais de nombreux noms de rues attisent la curiosité. Pourquoi s’appellent-elles ainsi ?
Dans le cœur de Brera, les ruelles fleuries, Fiori Chiari et Fiori Scuri représentent la parfaite métaphore de leur passé. La première évoque un collège pour fille qu’elle abritait, la seconde une maison close, la plus fameuse de la ville.
Direction le quartier de la via Torino et plus particulièrement la via Bagnera. La rue la plus étroite de Milan, était surtout la rue témoin de délits sanguinaires. Antonio Boggia, premier tueur en série italien y cachait les cadavres de ses victimes. Pour autant, « Bagnera » n’a rien à voir avec ces faits. Le nom évoque la présence de bains publics existants à l’époque romaine.

Via Caccialepori (littéralement chasse-lièvres), rappelle quant à elle que derrière piazza Brescia, existait un bois, idéal pour aller à la chasse au lièvre.

Via Rugabella dans le quartier de Missori tire son origine d’une dérive française. La rue n’évoque pas une « belle ride » (sens littéral), mais d’une définition utilisée par Louis XII  - « rue belle » - à l’occasion d’une visite à Milan.

Via Maggiolina, qui a donné le nom au quartier alentour, aussi surnommé le « village des journalistes », a tiré son nom d’une ancienne ferme, appelée ainsi car on y cultivait des fraises. En effet, en dialecte milanais, on parle de magiuster pour fraises.

Autre curiosité : Milan est la seule ville italienne à ne pas avoir une rue intitulée à Rome. Corso di Porta Romana est la rue qui s’en approche le plus.

 

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