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L’univers de l’énigmatique De Chirico au Palazzo Reale

Par Marie-Astrid Roy | Publié le 26/09/2019 à 00:03 | Mis à jour le 26/09/2019 à 10:35
Photo : Giorgio de Chirico Canal Grande a Venezia, 1952 Olio su tela, 83 x 121 cm Milano, Collezione privata Courtesy Farsettiarte, Prato © Giorgio de Chirico by SIAE 2019
de chirico expo

Après 50 ans, une grande rétrospective consacrée à l’artiste De Chirico revient au Palazzo Reale de Milan, avec 100 œuvres exposées, prêtées par Londres, Paris et New York. A voir jusqu’au 19 janvier 2020.

Le Palazzo Reale a été le siège de sa première grande exposition personnelle en 1970. 50 ans plus tard, Milan offre de nouveau la possibilité de parcourir l’époustouflante vie d’artiste du Pictor optimus à travers une centaine de ses œuvres. La rétrospective a notamment pu voir le jour grâce aux nombreuses contributions de la Tate Modern de Londres, le Metropolitan de New York, le Centre Pompidou et le Musée d’Art Moderne de Paris, la Galerie d’Art Moderne et contemporaine de Rome, le Guggenheim de Venise mais aussi de plusieurs musées milanais de Brera au Musée du Novecento ou encore les Maisons-Musées Boschi Di Stefano et la Villa Necchi Campiglio.

Né à Volos en Grèce en 1888 d’un père sicilien et d’une mère génoise, De Chirico a vécu à Athènes où il a étudié, Ferrare en Italie, New York, Milan, Florence (où il a peint les fameuses Places métaphysiques). C’est à Paris qu’il se confronte à l’avant-guarde, qu’il fréquente Max Jacob, Picasso et Apollinaire qu’il admire. Le peintre italien meurt à 90 ans (1978) à Rome.
 

De Chirico expo
Giorgio de Chirico Il trovatore, 1917 Olio su tela, 91 x 57 cm Collezione privata © Giorgio de Chirico by SIAE 2019

 

Au cours de la plus complète des rétrospectives, le visiteur est invité à parcourir huit salles pour rentrer de l’univers de De Chirico, non pas de manière chronologique, mais par thèmes et selon des combinaisons inédites : entre métaphysique, le classicisme nostalgique de son enfance grecque, son attrait pour l’ironie du néobaroque mais aussi la somptuosité picturale des années 20 et 30.

On passe ainsi du fameux Il Trovatore (1917) aux mystérieuses Places d’Italie (œuvres dites « métaphysiques ») - où il dresse des monuments équestres et des statues, des portiques ombragés, des successions d'arcades laissant entrevoir des horizons lointains -, en passant par les thèmes classiques comme les Combats de Gladiateurs (habituellement hébergé par le musée du Novecento) ou l’Ariadne (1913) du Met.

chirico expo
Giorgio de Chirico Combattimento (Gladiatori),  1928-29 Olio su tela, 89 x 115,8 cm Milano, Museo del Novecento © Giorgio de Chirico by SIAE 2019

 

On découvre aussi plusieurs autoportraits qui montrent le parcours du peintre énigmatique, qui en 1959, se peint en gentilhomme du 17ème siècle, nu ou encore en torero triste.
A voir aussi, une maquette documentée des Bagni Misteriosi (Fontaine des Bains Mystérieux), réalisés en 1973 pour les jardins de la Triennale de Milan, dans le parco Sempione.

 

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