Samedi 31 octobre 2020

THÉÂTRE - Garcia Lorca, Rosita et les marionnettes d’Antoine Chalard

Par Lepetitjournal Mexico | Publié le 11/02/2015 à 02:25 | Mis à jour le 11/02/2015 à 04:51

La Fédération des Alliances Françaises de Mexico, l'UNAM et la Compagnie du Midi présentent Las Bodas de Rosita, une adaptation d'une pièce de théâtre de Federico García Lorca, ce jeudi 12 février dans la capitale mexicaine. On y croise des amoureux transis, des masques et des marionnettes.

Les c?urs s'emmêlent dans Las Bodas de Rosita,une comédie enfantine tout à fait représentative de l'?uvre de Federico García Lorca. Rosita est amoureuse de Cocoliche, qui l'aime en retour, mais elle est promise à l'infâme Don Cristobal (infâme, mais riche). Et puis, il y a aussi Currito, l'amour de jeunesse de Rosita, qui réapparaît bientôt pour tenter de la reconquérir. Un imbroglio joyeusement incarné par la Compagnie du Midi et ses marionnettes. Le metteur en scène Antoine Chalard, qui a également traduit et adapté la pièce du grand auteur espagnol Doña Rosita la Soltera, a répondu aux questions du Petit Journal de Mexico.

Le Petit Journal de Mexico : Qu'est-ce qui vous a plu dans cette ?uvre de García Lorca ? 

Antoine Chalard : J'ai choisi cette pièce pour sa poésie, sa joie, cette fraîcheur particulière, un côté très drôle et plein de quiproquos que j'aime beaucoup. C'est un texte vraiment à part dans le répertoire de García Lorca. Il a écrit très peu de farces, mais celles qu'il a faites, comme celle-ci - qui était d'abord un spectacle de marionnettes - étaient pensées pour pouvoir être jouées dans les villages. C'est une dimension importante à mes yeux car cela montre bien qu'il s'agit d'un spectacle ouvert à tous, qui s'adresse aux enfants comme aux parents.

Vous mêlez d'ailleurs comédiens et marionnettes...
A la fin, on découvre que le méchant n'est qu'une espèce de marionnette horrible, qui explose, et meurt, tandis que les autres, ceux qui ont un c?ur, continuent de vivre. Je trouvais ce jeu entre acteurs et marionnettes plus amusant. Il nous a permis d'étendre le jeu, nous autorisant par exemple à faire incarner un même personnage par un acteur et une marionnette.

Vous avez joué Les Noces de Rosita à plusieurs reprises en France. Pourquoi l'avoir finalement traduite ?
En réalité, nous l'avons jouée plusieurs fois, en français et en France il y a quelques années, puis dans une version bilingue en Espagne, et enfin complètement dans la langue de Lorca. Jouer cette pièce en espagnol était important pour moi. En France, j'avais gardé toutes les chansons et les poèmes en espagnol, cela permettait de laisser entendre la langue originale. Ces chants ont un son divin.
Il faut aussi savoir que c'est un spectacle particulier. Son texte est en espagnol, son directeur est français, l'équipe de comédiens est franco-mexicaine, la scénographie est gérée par des Espagnoles, les masques et les marionnettes par une équipe russe? C'est ce qui m'intéressait, de chercher les spécificités et les savoir-faire de chacun, de tous les pays. C'est plus amusant aussi.

Pourquoi avoir choisi de présenter Las Bodas de Rosita au Mexique ?
C'est une question d'histoire personnelle. J'ai animé plusieurs master class au centre théâtral de la UNAM et dans d'autres formations théâtrales. J'y ai fait la rencontre d'acteurs formidables avec qui j'ai voulu monter cette pièce de nouveau. Nous sommes donc en tournée dans la ville de Mexico avec cette pièce, ainsi qu'une autre qui mobilise une équipe beaucoup plus importante, Grandeur et misères du troisième Reich de Bertolt Brecht.

Alliance française de Polanco
Socrates 156, Col. Los Morales, Polanco, Mexico DF
Jeudi 12 février, à 20 h

Entrée libre

Mathilde Saliou (www.lepetitjournal.com/mexico) Mercredi 11 février 2015

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