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CINÉMA – VISOR, le mois du film documentaire français au Mexique

Par Lepetitjournal Mexico | Publié le 05/11/2015 à 19:14 | Mis à jour le 06/01/2018 à 17:51

Né en 2014, le festival «VISOR : mois du Cinéma Documentaire Français» fait écho au «Festival VISEUR : Semaine du Cinéma Documentaire Mexicain» qui a lieu chaque année à Paris. D'un côté de l'Atlantique comme de l'autre, il s'agit de créer un échange interculturel entre la France et le Mexique à travers la diffusion et la promotion de documentaires nationaux.

Cette année encore, donc, tout au long du mois de novembre, des documentaires français sélectionnés pour leur qualité, leur originalité et leur diversité, envahiront les salles de cinéma mexicaines pour proposer à leur public une programmation riche évoquant, avec un regard nouveau, des problématiques universelles contemporaines.

Une sélection de documentaire basée sur la qualité et l'avant-gardisme
Pour cette seconde édition, le festival «VISOR : mois du Cinéma Documentaire Français» proposera au public mexicain une sélection de 12 documentaires français sélectionnés pour leur qualité, leur diversité, leur richesse et leur originalité. Loin de se limiter à la projection de documentaires français connus, VISOR tente en effet de mettre en avant des documentaires, sinon inconnus, du moins peu diffusés au Mexique, pour faire découvrir au public mexicain de nouveaux talents cinématographiques, de nouveaux univers et de nouveaux regards sur des problématiques universelles actuelles.

Démocratiser la culture à travers une manifestation d'ampleur nationale
Soucieux de décentraliser l'offre culturelle au Mexique, les organisateurs du festival VISOR ont eu à c?ur de programmer des projections en dehors de la capitale, dans différents états de la République mexicaine pour proposer à tous les mexicains un panorama du cinéma documentaire français et initier ce public à la cinématographie documentaire française, considérée comme l'un des plus riche au monde. Les lieux de projection seront donc multiples : du « Cine Morelos » ou du « Palacio de Cortés » de Cuernavaca, à la « Biblioteca Henestrosa » de Oaxaca en passant par la « Casa del Cine » et « Le Cinéma » à México DF, la « Cineteca Nuevo Leon » de Monterrey ou encore « La 68 » à Mérida, il y en aura forcément une prévue près de chez vous.

Une programmation riche, autour de problématiques universelles
La programmation choisie pour cette seconde édition du festival « VISOR : mois du Cinéma Documentaire Français » sera structurée autour des trois thématiques universelles contemporaines et passionnantes que sont « Altérités », « Jeunesses » et « Crises ». Au travers des souvenirs d'un transgenre, des expériences d'un groupe d'hommes séropositifs, des nuits de sans-abri à Paris ou des défis d'un artiste, la thématique « Altérités » invitera le public mexicain à partir à la découverte des autres pour mieux s'accepter soi-même. De son côté, la thématique « jeunesses », loin de vouloir uniformiser les jeunesses du monde entier, tentera toutefois de rendre compte des préoccupations et désirs communs aux adolescents de tous les pays. Une manière de montrer que, ce qui unie cette jeunesse, par delà les frontières, c'est d'être confrontée à une surenchère de défis dont les relations humaines, la définition de l'orientation professionnelle et le premier emploi ne sont que des exemples parmi tant d'autres. Enfin, sous la thématique « crises », une sélection de quatre documentaires rendra compte des tentatives faîtes dans le monde pour établir de nouvelles formes d'organisation de la vie en société et montrera que, malgré les espoirs soulevées par ces révolutions, comme dans toutes sociétés, maintenir l'équilibre social n'est jamais facile et les possibilités de dérives sont multiples.


PROGRAMMATION

« ALTERITES »

? « Bambi » (Sébastien Lifshitz, France, 2012, 58 min)

Dès son plus jeune âge, Jean-Pierre ne veut s'habiller qu'en robe et se fait appeler Marie-Pierre. Cependant, ce n'est qu'à 17 ans que la vie de Marie-Pierre bascule, lorsqu'elle découvre « Le Carrousel de Paris », la revue d'un cabaret de travestis en tournée. En quelques années, Marie-Pierre, devient alors « Bambi », une des premières femmes à se revendiquer transexuelle en France et une figure mythique des spectacles des cabarets parisiens des années 1950-1960.

? « Vivant ! » (Vincent Boujon, France, 2015, 80 min)

Cinq jeunes garçons homosexuels séropositifs font le pari de sauter en parachute et d'affronter cet univers sportif bien loin de leurs personnalités. Un plongeon dans l'inconnu qui va renforcer leur goût pour la vie. Progressivement, des liens se nouent entre les cinq jeunes hommes et ils se surprennent à parler d'amour et d'avenir. Cependant, malgré sa relative ancienneté, les idées reçues sur le virus du sida perdurent...

Bande annonce

? « Le complexe de la salamandre » (Stéphane Manchematin et Serge Steyer, France, 2014, 80 min)

Dans les Vosges, où il vit en retrait de l'agitation urbaine et du monde de l'art, un artiste façonne une ?uvre énigmatique et singulière, à la fois contemporaine et intemporelle. Au fil des mois, entre travail concret et ?uvres rêvées, entre précision du geste et économie des mots, entre promenade en forêt et allers-retours à la capitale, Patrick Neu parvient à lier l'art de maîtres anciens à la création contemporaine.

Bande annonce

? « Au bord du monde » (Claus Drexel, France, 2013, 98 min)

Lorsque la nuit tombe sur Paris, la «carte postale» connue de tous s'évanouie lentement et laisse place à un tout autre Paris, sombre et obscure. Ses protagonistes ? Jeni, Wenceslas, Christine, Pascal et tant d'autres... Des sans-abris marginalisés qui hantent trottoirs, ponts et ruelles de ce théâtre à ciel ouvert. Dans « Au bord du monde », Claus Drexel fait leur portrait et donne ainsi la parole à ces hommes et ces femmes trop souvent oubliés.

 

« JEUNESSES »

? « Les règles du jeu » (Claudine Bories et Patrice Chagnard, France, 2014, 106 minutes)

Quatre jeunes d'une vingtaine d'années sortis du système scolaire sans diplôme cherchent du travail. Le problème ? Lolita n'aime pas sourire, Kevin ne sait pas se vendre, Hamid ne supporte par l'autorité et Thierry parle « wesh ». Avec l'aide du bureau de l'insertion professionnelle, ils vont toutefois devoir apprendre à comment se comporter pour décrocher un emploi. A travers cet apprentissage, le film révèle l'absurdité de ces nouvelles règles du jeu.

Bande annonce

? « Chante ton Bac d'abord » (David André, France, 2014, 82 min)

« Chante ton bac d'abord » raconte l'histoire tumultueuse et poétique d'une bande de copains de 17 ans qui vivent à Boulogne-sur-mer, une petite ville très affectée par la désindustrialisation et se donnent à connaître à travers des chansons. Un documentaire musical dans lequel les chanteurs échappent au réalisateur et le réel bascule dans la poésie, le rire et l'émotion.

Bande annonce

? « La Cour de Babel » (Julie Bertucelli, France, 2013, 89 min)

« La Cour de Babel » raconte les échanges, conflits et joies de collégiens réunis dans une classe d'accueil pour apprendre le français. Irlandais, serbes, brésiliens, tunisiens, chinois ou sénégalais, ils sont tous confrontés à l'apprentissage du français et à l'intégration dans une nouvelle société. Dans ce documentaire s'exprime les contradictions de ces adolescents qui, animés par le même désir de changer de vie et l'espoir d'un futur meilleur, remettent en cause beaucoup d'idées reçues sur la jeunesse et l'immigration et nous font ainsi espérer en l'avenir.

Bande annonce

? « La Mort du Dieu serpent » (Damien Froidevaux, France-Sénégal, 2014, 91 min)

Arrivé en France à l'âge de deux ans, Koumba a oublié de demander la nationalité française à sa majorité. Une négligence qu'elle va payer cher puisque, suite à une bagarre qui tourne mal, à 20 ans, elle est expulsée au Sénégal, son pays d'origine, où elle doit pourtant faire face à une communauté qui lui est étrangère, loin de sa famille et de sa vie parisienne.

Bande annonce

« CRISES »

? « Sangre de mi sangre » (Jérémie Reichenbagh, France-Argentine, 2014, 77 min)

En Argentine, Tato vit entouré de sa mère, sa grand-mère, ses oncles et Dieu. A 20 ans, il entre dans la vie active et découvre le travail à l'abattoir avec les hommes de sa famille. Sans patron et géré par les travailleurs eux-mêmes, le lieu raisonne des cris des bêtes et des discussions houleuses des ouvriers, pas toujours d'accord sur la conduite du lieu ou la répartition des bénéfices.

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? « Hautes-Terres » (Marie Pierre Brêtas, France-Brésil, 2014, 87 minutes)

Au nord-est du Brésil, après avoir passé quatre années à se battre avec le soutien du syndicats des « sans terre », plusieurs familles paysannes obtiennent enfin une propriété. Ils entreprennent alors la construction d'une communauté agricole mais, outre la sécheresse, ils doivent faire face aux difficultés de la gestion collective et de la construction d'un système de représentation, une tâche qui s'avère être encore plus difficile que la conquête des terres qui la précédait.

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? « Je suis le peuple » (Anna Roussilon, France-Egypte, 2014, 111 min)

En janvier 2011, en Egypte, des manifestations anti-gouvernementales explosent. Alors que des milliers de personnes se regroupent dans les rues du Caire, d'autres suivent la révolte depuis leurs écrans de télévision. Depuis le départ du président Moubarak jusqu'à l'élection et la chute de Mohamed Morsi, le film suit ces bouleversements du point de vue de Farraj, un paysan de la vallée de Louxor, qui, entre espoir et déception, attend désespérément le changement.

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? « Les âmes dormantes », Alexander Abaturov, France, 2013, 52 minutes

Dans un abri de la région de Moscou , des habitants se croisent dans l'escalier mais sont réticents à parler de la campagne présidentielle actuelle. Dehors, la radio fait écho aux manifestations anti-gouvernementales de la capitale tandis que les militants pro-Poutine ne sont pas en reste.

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Informations pratiques : Les dates, horaires et lieux de projections sont encore inconnues mais dès qu'elles seront disponibles, Le Petit Journal de Mexico vous en fera bien sur part dans son agenda culturel.

Margot Cariou (Lepetitjournal.com/mexico) Jeudi 05 novembre 2015

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