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David Solimena : "Faire le pont entre deux cultures fiscales"

Par Le Petit Journal Melbourne | Publié le 29/10/2019 à 23:51 | Mis à jour le 29/10/2019 à 20:01
david Solemina DS Partners

Le cabinet en expertise comptable et fiscale DS Partners International propose un service unique, créant des passerelles entre les cultures fiscales française et australienne. Quels sont les leviers permettant une optimisation fiscale dans les deux pays? Est-il intéressant de garder du patrimoine en France dans le cas d'une résidence en Australie? La rédaction s'est entretenue avec David Solimena, président du groupe.

 

Le Petit Journal Melbourne : Bonjour David, formé en France et en Australie, vous avez créé en 2016 DS Partners International afin de répondre à une demande grandissante de conseils en expertise comptable et fiscale pour les particuliers entrepreneurs et les entreprises souhaitant réaliser leurs projets en Australie.

David Solimena : En effet, la plupart de nos clients actuel sont des français installés en Australie, souhaitant créer leur structure ici. Le fait d’avoir une connaissance pointue sur la fiscalité locale et d'être accrédité comme Tax Agent et Chartered Accountant (ICAA), nous permet de les aider avec crédibilité et compétence. Nous offrons ainsi un service à la fois transversal et spécialisé de manière francophone ce qui est unique.

Nous accompagnons aussi des filiales françaises étrangères de grands groupes en offrant une solution complète d'externalisation de direction financière en locale. Cependant, nous souhaitons aussi proposer un service qui soit accessible pour les petites et moyennes entreprises ou les entrepreneurs français sans avoir à passer par des grands cabinets avec des couts onéreux.

 

David Solimena

 

LP-Melbourne : Offrez-vous un service aux particuliers?

David Solimena : Tout à fait, nous accompagnons les particuliers dans leurs obligations déclaratives, en Australie.

Nous offrons des services d'optimisation fiscale pour se constituer un patrimoine dans l’immobilier. L’idée est de comprendre comment optimiser fiscalement sa position personnelle grâce aux leviers disponibles en Australie. Notre cabinet fait le pont entre deux systèmes fiscaux mais aussi deux cultures. 

Nous pouvons aussi aller plus loin avec des montages permettant de garantir l'optimisation fiscale et protection légale au niveau familial. Nous traitons de plus en plus avec des clients vivant en Australie et qui possèdent des sociétés pour lesquelles ils ont des besoins de restructuration.  

 

LPJ-Melbourne : Est-il interessant de garder  un patrimoine en France, en Australie dans les deux pays?

David Solimena : La fiscalité rejoint parfois des décisions de vie. Il faut faire un choix. D'un point de vue fiscal, il est toujours délicat d’avoir du patrimoine sur les deux pays. Les propriétaires de biens immobiliers en France ne sont pas forcément avantagés s’ils sont considérés comme non-résident.

Les non-résidents fiscaux sont imposés sur leurs seuls revenus de source française imposables en France au regard de la convention fiscale internationale.  Malgré la mobilisation de certains parlementaires contre la hausse du taux minimum d’imposition souhaitée par le gouvernement, celui-ci passe de 20 à 30 pour cent, à l’exception des plus faibles revenus. Pour les Français de l’étranger dont le revenu français imposable est inférieur ou égal à 27.519 euros par an, le taux d’imposition minimum est maintenu à 20 pour cent. 

Un australien qui a un bien en France paye la sécurité sociale française (CSG et CRDS) alors qu’il ne bénéficie pas du régime de sécurité sociale. On ne gagne pas forcement en multipliant son portefeuille sur plusieurs pays mais des montages sont possible.

 

LPJ-Melbourne : Vous vous êtes d’abord formé en France?

David Solimena : Je suis originaire de Lyon où j'ai suivi un cursus universitaire type classe préparatoire, spécialisé dans la voie de l'expertise comptable. J’ai accompli les différents diplômes qui s’appelaient à l’époque DPECF, DECF et DSCG. Je faisais mon stage d’expertise de fin d'étude lorsque je me suis dit que j’avais envie d’améliorer mon anglais sans forcement avoir une volonté de rester sur le long terme dans un pays étranger. Nous avions l’option de faire un an à l’étranger en accord avec l'ordre des experts comptables. J’ai ainsi saisi cette opportunité. Je suis arrivé sur Brisbane pour améliorer mon anglais à l’Université du Queensland. Entre temps j’ai rencontré ma future femme, au sein de ce module d’apprentissage. C’était vraiment inattendu et c’est en partie une des raisons qui m’ont motivées à rester ici.

 

LPJ-Melbourne : Quelle est votre expérience en matière de fiscalité locale australienne?

David Solimena : Avec ma femme, nous nous sommes ensuite installés à Melbourne. A Brisbane, je ne trouvais pas d’emploi dans le secteur de la comptabilité. Je voulais vraiment continuer à exercer mon métier, qui est pour moi essentiel. Apres avoir envoyé 500 candidatures à Melbourne, j’ai enfin décroché un entretien et un emploi. J’ai travaillé dans un cabinet d’expertise comptable. J’étais le comptable interne du cabinet. Cela m’a permis de former sur les logiciels qui sont vraiment tres spécifiques à l’Australie.

Apres cette expérience, j’ai réussi à décrocher un poste sur Sydney, dans une compagnie qui gérait de nombreux dossiers avec des sociétés françaises. Je suis resté cinq ans, durant lesquelles j’ai refait le cursus d’études australien en expertise comptable car il n ‘y a pas d’équivalence entre les diplômes dans ce domaine. Diplomé au bout de quatre ans, j’ai souhaité me lancer à mon compte.

David Solimena DS Partners

 

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Je suis une élève à l’école primaire de Camberwell. Camberwell Primary School. j’ai décidé d’explorer les avantages et les désavantages d’une éducation bilingue. Je partage mes réflexions avec vous.